Hé oui ! Vous n'alliez pas croire que vous alliez vous débarasser de moi comme ça... je suis une vraie carne, une teigne, plus forte que la peste, le choléra et la diphtérie réunis.... je vous
survivrai tous !
Pire que les chats, non seulement je retombe toujours sur mes pattes mais en plus, j'ai pleins de vie (là je compte plus hein, parce que ça ferait trop peur !)
Bon ok, je suis un peu faiblarde avec mes 9 de tension, mes 16 000 leucocytes qui tentent de combattre les germes du Mal et mon anémie approchant celle d'un vampire anorexique !
En revanche, j'ai trouvé LA solution, LE régime dont aucun magazine féminin ne connait le secret, LA recette miracle pour perdre les kilos superflus avant l'été :
l'hospitalisation !
Out les "oenobiol diet", has been les "slim fast" et autres conneries de ce genre, une bonne dizaine de jours à l'hosto avec
une sonde naso-gastrique et vous retrouvez une taille de guèpe
que même avant vous avez jamais eu !
Bon allez, je vois que vous trépignez d'impatience de savoir dans l'ordre à peu près chronologique
(oui hein, excusez du peu, j'ai encore des neurones qu'ont grillé pendant mes poussées de
fièvre à 40°C) donc voilà un condensé de résumé de mes péripéties médicales au pays des médecins incompétents :
Je vous laissais donc mardi 27 mai sur un message vous informant que j'entrais à la clinique de Tchernoville le lendemain pour être opérée en urgence le jeudi
(oui, les urgences à
Tchernoville, faut pas être pressée) d'un
abcès dans ma trompe de
Salope Fallope parce qu'une vilaine salpingite s'était installlée
tranquillou comme si l'endométrite précédente avait pas été suffisante !
Non, non, je déteste faire les choses à moitié, donc comme j'avais deux jours à tuer avant l'opération, ben j'ai décidé.... enfin, mon abcès a décidé pour moi... de se transformer en
péritonite pelvienne, histoire que ça soit vachement plus drôle !
Plus drôle parce que vachement plus douloureux, plus drôle parce que vachement plus dangereux -
genre mortel hein - vachement plus drôle parce que sinon, ça aurait été vraiment trop trop
simple et que
j'aurai pas eu grand chose finalement à vous raconter sur ce blog !
Et puis surtout, n'oublions pas le fabuleux passage des
3 heures de fièvre à plus de 40°C sans paracétamol ni ibupofène pour pouvoir faire des
hémo-cultures, c'est à dire déterminer
quels germes tentent de m'exterminer.
C'est sympa, ça mange pas de pain, ça fait boire 500 litres d'eau minimum, pisser toutes les 35 min et légèrement délirer
(et accessoirement pleurer !)
Bref, une chouette opération avec à la sortie
un bon 500 ml de pus bien purulent extirpé tant bien que mal de mon abdomen
(et bon appétit bien sur - non, ne me remerciez pas, c'est
gratuit, je suis comme ça !)
Un joli trou sous le nombril, un autre sur le côté gauche et un autre un plus gros à droite avec un joli tuyau duquel se déverse un liquide d'une couleur indéfinissable....
un drain qu'ils
appellent ça, avec un joli bocal au bout que les infirmières ont le bon goût de nommer mon "sac à main".... Ellles sont mignonnes !
Je vous parle pas non plus de mes bras, qu'une junkie à côté de moi, elles aurait l'air d'une nonne tellement on m'a piqué, ni de mes 5 poches d'antio-bio, anti-douleur, fer/hemmoglobine en
perfusion non stop...
Je vous passe également l'état comateux de la première journée après l'opé et je passe directement à la suite qui devient tout de suite beaucoup mais alors beaucoup plus palpitante pluisque que
c'est le grand moment du vomi !
Alors, sachez qu'un corps humain est capable de déverser des litres et des litres de bile sans jamais se tarir.
Oui, c'est comme ça... c'est fantastique le corps humain !
La bile en plus, c'est chouette : entre le marron caca d'oie et le vert fluo, ça sent presque pas mauvais, et c'est pas épais
(oui, je sais, bon appétit encore !)
Par contre, c'est fatigant !
Pas la bile hein, mais de vomir... les spasmes, les contractions du diaphragme, remplir un haricot, le vider, le re-emplir, en remplir un autre pendant que Monsieur revide l'autre.... enfin vous
voyez quoi !
Vraiment une expérience à vivre !
Du coup, commme ça faisait peur à tout le monde et que ça devenait chiant de ramasser mes vomitos, z'ont décidé de me foutre un tuyau d'arrosage dans le nez qui descendait jusque dans mon estomac
pour aspirer tout le liquide qui voulait pas rester dans mon corps pourri !
Et ça a duré quatre jours comme ça, tout ça parce que mon connard d'intestin avait décidé de faire
une occlusion fonctionnelle, de peur que la péritonite monte jusqu'à lui. On lui a dit
pourtant qu'elle était pelvienne cette péritonite, pas de quoi en faire un caca nerveux
(ahah, mes vannes sont de pire en pire) mais qu'il est con cet intestin !
Bref, j'ai échappé de justesse à une troisième intervention.... non parce que bon là, j'avoue, j'en avais un peu plein le cul
(toujours aussi géniale mes vannes !)
Enfin bref... on a fini par m'ôter mon tuyau, à me redonner un peu de nourriture - si si, de la vrai, pas dans une poche transparente avec marqué dessus
glucose et
chlorure de
sodium - et puis on a fini par me relâcher samedi matin, estimant que j'étais désormais hors d'état de
nuire danger !
Pour finir, je voulais tous vous remercier pour vos mots, vos cartes, vos commentaires, vos soutiens et votre sollicitude que Monsieur me donnait chaque jour...
Monsieur qu'il va falloir
d'ailleurs canoniser pour avoir su si bien s'occuper de moi tout en gérant à la fois son travail, son concours et les enfants.
Merci encore une fois à tous !
Et Bordel que c'est bon de retrouver sa maison !
Je vous accorde que ce récit n'est pas aussi drôle et désopilant que j'aurai voulu vous le conter, mais je suis telllement crevée que j'ai bien du mal à aligner les mots, donc ne m'en voulez pas
si ce billet est un peu minable alors que je vous avez habitué à plus drôle comme anecdocte !
Vos murmures