Lundi 21 novembre 2011
1
21
/11
/Nov
/2011
12:12
Il y a quelque temps, je vous annonçais la création de mon atelier d'effeuillage burlesque.
Outre le fait de dispenser mes trucs et astuces en matière d'effeuillage une fois par mois depuis septembre, je propose également d'animer les soirées d'enterrement de vie de jeune fille, ce qui
est ni plus ni moins que la même chose que mes ateliers du dimanche, mais au lieu de se retrouver au studio de danse, le cours se fait dans le salon de la future mariée ou de l'une de ses
demoiselles d'honneur.
Vendredi dernier, j'ai reçu un appel pour savoir si je pouvais animer une soirée.
Sauf qu'il s'agissait de l'anniversaire surprise d'un jeune homme de 25 ans. Sa copine voulait lui offrir un effeuillage, quelque chose de glamour et sensuel, mais pas vulgaire, et le burlesque
lui semblait plus élégant que le strip tease conventionnel. Un peu prise de court sur les délais mais très enthousiaste à l'idée de réaliser un effeuillage devant une assistance de quinze
convives, j'ai accepté de relever le défi.
C'était tout de même la toute première fois que j'allais m'effeuiller devant un public, mixte de surcroit, car finalement, je passe la plupart de mon temps à me déshabiller qu'avec des filles,
lors des cours que je prends ou lors des séances que j'organise moi-même.
Je ne brillais pas une heure avant de partir pour la soirée. Le trac me nouait la gorge et le ventre, j'avais des vertiges mais au fond de moi, je ne doutais pas. Juste la peur de me
produire devant des inconnus, comme j'imagine tous les artistes, amateurs ou professionnels, peuvent ressentir avant leur show. Peu importe le spectacle que l'on donne, je crois que le trac fait
partie intégrante du processus, il se traduit différemment pour chacun mais je crois que personne n'y échappe... et je pense sincérement qu'il est bon pour la réussite de ce que l'on entreprend.
C'est donc les jambes un peu flageollantes, juchée sur mes talons de 12, que je suis entrée dans la pièce où tous les invités étaient réunis, sur la chanson de David Rose "The Stripper", un grand
classique de la musique burlesque.
Pendant les dix minutes d'effeuillage autour du jeune homme, j'ai amusé la galerie, faisant rire l'assistance par les pitreries que j'associe à mon "déshabillage".... Feindre la corde au cou avec
mon boa, coller mon soutien-gorge sur les yeux du jeune homme, lui donner un grand coup de hanche à le déstabiliser de sa chaise... autant de petits trucs qui font de l'effeuillage burlesque un
moment plus théâtral qu'un simple strip tease de base.
Et pari gagné quand après ma prestation, les convives sont venus discuter avec moi, et notamment me féliciter !
Quand les jeunes hommes, comme les jeunes femmes, se mettent d'accord sur le fait que l'effeuillage burlesque est totalement glamour, sans aucune once de vulgarité, que le côté humoristique se
marie parfaitement avec le côté sensuel de la prestation, tu sais que tu as réussi !
Les jeunes filles m'ont demandé de s'essayer à quelques astuces d'effeuillage, les garçons m'ont posé des questions sur ma vision de ce "métier". J'ai expliqué d'où venait le new burlesque,
comment j'étais arrivée à en faire et à vouloir le partager. J'ai passé un très agréable moment à parler de ma passion et à en faire la promotion pendant 1h30.
Cerise on the cake : aucun d'entre eux n'arrivait à croire que j'avais deux enfants et plus de 30 ans au compteur ! Petite fierté personnelle qui fait toujours plaisir !
(enfin de là à ne me donner que 26 ans, je me demande s'ils n'étaient pas totalement ivres ces jeunes gens !)
Je suis donc totalement heureuse de cette petite performance qui continue de me prouver que je suis sur la bonne voie, que le choix de me lancer dans cette activité était une excellente idée.
Mes ateliers sont tous complets à chaque session, les femmes qui y participent sont enchantées et reviennent avec plaisir, on me demande d'en faire de plus en plus, des ouvertures se crééent pour
réaliser des spectacles, j'ai même eu droit à un bel article en couleur dans le journal La Montagne... Oui, j'étais loin de penser qu'en province, je tiendrai ce pari osé de proposer de l'effeuillage burlesque.
Et j'ai envie de dire... Pourvu que ça dure !

Vos murmures