Mercredi 28 février 2007

...

Ecrire... j'en ai envie, depuis un moment, mais j'ai l'impression d'avoir perdu mes mots.

Pourtant, j'ai besoin de soulager les tensions de ces dernières semaines.
Outre le fait que je sois enceinte, donc forcément beaucoup plus émotive et sensible qu'à l'accoutumée, les épreuves que nous traversons actuellement sont d'une intensité extrême et j'avoue que je navigue dans ma vie comme un zombie, spectatrice des évènements sans pouvoirs sur ce qui m'entoure.

Voir quelqu'un qu'on aime partir à petit feu, sous le joug d'une maladie vicieuse et implacable.
Voir l'amour de la vie dans les yeux de la personne malade, mais y décrypter également la tristesse de quitter un monde où il n'a pas encore tout vu.
Voir celui qu'on aime par dessus tout être malheureux, angoissé, silencieux dans sa peine.
Voir la détresse, la souffrance, la fatigue de l'entourage proche, la peur au ventre mais lucide sur l'issue fatale.

Voir à quel point on n'est rien, qu'on ne peut rien, qu'on sert à rien...

L'hôpital, lieu que je tente toujours de voir en positif pour ne pas sombrer dans le pathétique, me semble être un gouffre. Il avale le peu d'énergie qu'il reste, tel un sablier où les grains s'enfuient sans qu'on puisse jamais le retourner, une marche lente mais ineluctable, le balancement cynique de l'épée de Damoclès nous rappelant que chaque jour nous rapproche un peu plus de la mort. Tic tac, tic tac...

J'ai peur...
Peur de souffrir, de voir souffrir, de la peine, de la douleur, physique et morale....

Et puis il y a ce sentiment d'impuissance qui me rend dingue.
Ne pas pouvoir soulager la peine de mon homme, me sentir comme un poid, un boulet derrière lui car au lieu d'être forte et de le soutenir, je suis une loque à moitié dépressive qui passe plus de temps à chialer qu'à le réconforter.
Je sais qu'en temps normal, j'aurais été plus forte, il aurait pu compter sur moi, j'aurais été une pierre sur laquelle aurait pu s'appuyer pour souffler... mais là, j'ai besoin de lui pour m'aider, à la maison, avec notre fille, avec mon corps devenu si lourd. Je me sens lourde physiquement, moralement...
J'aurais aimé qu'il puisse plus compter sur moi et non l'inverse.

Beaucoup trop de questions me taraudent en ce moment, j'espère tant être le support et le réconfort dont mon amour a besoin, tout en pensant au petit être qui grandit en moi et qui vit toutes ces tensions malgré moi !


J'espère faire pour le mieux...




publié dans : Réflection(s) par Not Me
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 27 février 2007

Mon homme blessé.... 
 

Je voulais tant te plaire
Sans vouloir te cabosser,
Que veux tu y faire,
Si je t'ai endommagé
Je ne voyais pas ta chair
Comme de la tôle froisser
Tu n'aurais pas du te taire
T'aurais pu quand même te confier
Je n'aurai pas dû te laisser faire
Ces choses qui t'ont plombé
Tu sais tu n'avais pas l'air d'être autant largué

Mon homme mon homme mon homme mon homme mon homme mon homme
Mon bel homme blessé
Mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme,

Qui se soir en a eu assez.
Les apparences s'éclairent,
Ne font que vous tromper.
Les apparences s'éclairent,
Ne sont que nuages de fumée.
Qui s'envolent dans l'air,
Pour mieux vous tromper
Les meurtrissures de la chair
Tout ce qui devait être
Et n'a pas été
Tu n'as pas dit un mot un seul
Quand au fil de l'eau, tu dérivais
Tu n'as pas dit un mot un seul

Mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme,
Mon bel homme blesse
Mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme, mon homme,

Qui se soir m'a laissé tomber
J'aurai pu mieux faire
J'aurai du même m'en aller t'‘écouter
Mon amour, mon frère, mon bel homme blessé


-- Valérie Leulliot -- Paroles de Miossec



J'ai écouté ce titre tout à l'heure dans la voiture, un mélodie douce et mélancolique et des paroles qui m'ont touché... j'ai pensé à lui, celui que j'aime, et qui traverse tant d'épreuves... Mon homme...

publié dans : Dans mes oreilles par Not Me
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 27 février 2007
Enfin, je prends le temps de me poser, seule à la maison, pour pouvoir vider un peu mon sac...

La vie est faîte d'épreuves, je le sais bien, mais en ce moment, je cumule un peu les expériences.
Non seulement j'ai une nouvelle vie, dans une nouvelle ville, dans une nouvelle maison, dans l'attente d'un nouvel enfant, ce qui est plutôt positif  ; mais il y a aussi les côtés négatifs, et actuellement, il s'agit de la maladie.

Il y a 2 ans et demi, un cancer du poumon a été diagnostiqué chez le père de mon homme. Un cancer à l'issue irrévocable.
A ce moment là, il avait déjà une métastase au cerveau, et on lui donné à peine trois mois à vivre.... et puis il a été opéré, il s'est remis, et avec sa force de caractère, il nous a prouvé qu'on pouvait se battre et continuer. Nous savions qu'à plus ou moins long terme, ce n'était qu'une étape, reculer pour mieux sauter si je puis dire.
Et aujourd'hui l'échéance est tombée.
Depuis 2 semaines, il est rentré à l'hôpital, il n'avait plus de force, il était totalement devenu dépendant de sa femme, qui elle-même physiquement n'en pouvait plus. Le but de cette hospitalisation, c'était de le "requinquer", de lui redonner des forces (notammnet le faire manger) pour pouvoir continuer la lutte. Mais aujourd'hui, on sait bien que l'issue est fatal et qu'elle approche à grands pas. De l'hôpital, c'est pas certain qu'il en ressorte, on en est conscient, on se prépare doucement à cette éventualité, on en vient même parfois à se dire qu'il ne faudrait pas que ça dure encore comme ça pendant longtemps, parce qu'on lit la souffrance dans ses yeux. Quelle soit physique ou morale... J'écrirai une réflexion sur le fond de ma pensée à ce sujet.
Là, j'ai juste envie de dire comment je vis tout ça. Parce que c'est lourd. Lourd à la base parce que voir quelqu'un qu'on aime devenir comme ça, c'est horrible. Parce que voir son homme dans un état d'anxiété extrème, soucieux du devenir de son père me ronge parce que je me sens inutile, que je ne peux soulager sa douleur, que je ne sais pas comment parler avec lui, si il a besoin que je sois plus présente ou qu'au contraire, je le laisse gérer ça seul (c'est un loup solitaire à la base). Difficile de trouver ma place, surtout avec mon gros ventre qui lui, est plein de vie, de force et de vigueur.
Je vascille entre ma grossesse qui m'emplit de joie, de bonheur, de vie... et la lutte désespérée de G. pour survivre, la mort qui rôde comme un vautour de nous, insidieuse et puante. La peur au ventre à chaque fois que le téléphone sonne, je ne sais pas toujours comment gérer tout ça dans ma tête, entre ne penser qu'à moi et au bébé pour ne pas le stresser mais passer pour une indifférente ou me laisser aller à la détresse qui pourrait m'envahir si je m'écoutais...
Que faire ?
Pour l'instant, je reste forte, je soutiens du mieux que je peux mon homme, en le dorlotant, par de petites attentions idiotes, mais parfois j'ai l'impression de m'oublier, et d'oublier qu'un bébé sera là à sous peu. Ma fatigue me rappelle à l'ordre pourtant. Si moralement je peux encore tenir, le physique ne suit plus;
La lourdeur de mon ventre pèse sur tout mon corps, et plus je manque de sommeil, plus je suis fatiguée, plus ce corps me le fait savoir : douleurs lombaires, articulaires, ligamentaires... mon dos est une douleur constante qui ne se calme jamais.
Du coup, j'en perds l'appétit, et la lassitude me gagne tant que même m'occuper de ma fille me parait une épreuve à chaque fois.
C'est pas que mon homme n'est pas présent, mais je le sens tellement préoccupé que je n'ose lui demander d'en faire plus à la maison. Surtout qu'il doit continuer de préparer son concours et que c'est vraiment important pour nous. Tout autant que l'arrivée de notre enfant. S'impliquer dans une grossesse pour un homme, c'est déjà pas simple, mais avec tout ce qui se passe autour, c'est pas évident. Et puis je pense que j'attends trop de lui, ça je le sais, c'est mon côté gnangnan quand je suis enceinte !
Bref, c'est vraiment complexe ! je sais plus trop où j'en suis, et ne pas être sereine en fin de grossesse, c'est pas glop.
Accoucher déjà fatiguée, c'est pas terrible... et après si je veux allaiter, ça va pas être gagné !

Bref, une petite remise en question s'impose... et une pause également !



publié dans : Murmure du jour par Not Me
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 6 février 2007
Trois mois d'absence !!! Vous y croyez vous, 3 mois pour récupérer sa connexion intenet ?!!!

Non mais je vous jure, ces FAI, sont carrément gonflés : ils continuent de prélever les factures mais ne fournissent pas le service pour lequel on paye !
Je l'ai un peu mauvaise quand même. Cela dit, au moins, j'ai pu faire tout ce que j'avais à faire après le déménagement. L'aménagement de la maison s'est avéré assez long (me manquait pleins de trucs en fait), me faire à cette nouvelle ville, cette nouvelle vie, nouvel environnement pas forcément aussi idéal que je l'aurai voulu.

Les préparatifs pour l'arrivée du Bébé sont même terminés, y'a plus qu'à !

En parlant de ça, j'ai du vous quitter en ayant pris 5 kilos et là, j'en suis à 10 ! mais alors tout dans le ventre, un truc de fou !!!
Et puis plus de cellulite que pour la première. Du coup, un peu plus de mal à accepter les changements de mon corps, qui pourtant ne me dérangent pas quand je suis dans cet état.
Et mise à part un mal de dos à en chialer (justement dû au fait que je porte le bébé complètement sur l'avant de mon ventre) tout va pour le mieux !
En général !
Les trucs qui vont pas, je vais les décrire dans mes prochains articles, histoires de vider mon sac au fur et à mesure et d'être plus légère (ah ah ! quel sens de l'humour !)avant de partir pour la maternité...

En tout cas, ça fait du bien de revenir dans son jardin secret, d'y reprendre ses marques, et de savoir que je pourrai m'épencher quelque part quand j'en aurai besoin !




publié dans : Murmure du jour par Not Me
ajouter un commentaire commentaires (1)   

Gallïane et ses Murmures




L'album Deviant Art de Gallïane

L'album Deviant Art d'Elienaï


Le MySpace de Gallïane


Contacter Madame ou Monsieur Murmures :
lesmurmures (at) gmail (point) com



Vos murmures

On murmure ailleurs


Ma Page sur Hellocoton

PageRank Actuel

 

 


Je suis...


Blogueurs NON influents


Vous aussi vous voulez un design qui tue comme le mien,
Je vous conseille de vous inscrire chez le chinois aux doigts d'or :




Flux et reflux

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
referencement moteur de recherche sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus