Mardi 20 mars 2007
Un
peu d'introspection sur cette fin de grossesse qui me laisse un
goût quelque peu amère dans la bouche...
Bien que je ne regrette pas ce choix et ce désir si fort et intense, je suis triste d'avoir mal vécu ces trois derniers mois. Et je culpabilise par rapport au papa et au bébé.
J'ai passé ces trois derniers mois à me plaindre, à râler, à ne rien supporter. Dieu sait que ce n'était pas intentionnel, que réllement, je souffre du dos comme jamais j'aurai pensé que c'était possible. Mais quelle image va en garder mon homme ?
Moi qui lui vanté la beauté de la maternité, de l'épanouissement que cela avait eu sur moi lors de ma première grossesse, du bien-être, du bonheur que ça m'avait apporté ???
Or, je n'ai fait que me plaindre, et je ne lui ai pas montré les côtés positifs de la grossesse. Pourtant, je suis si heureuse d'avoir cet enfant avec lui, un bonheur que j'attendais, une confirmation de ce que nous construisons, le trait de notre union...
Mais je ne maîtrise pas mon corps, ce corps avec lequel je m'étais réconciliée justement grâce à ma première grossesse... et là, paf ! je me retrouve de nouveau en désaccord avec lui. Au delà des kilos (et mon Dieu que les 15 kilos qui s'affichent sur ma balance me font grimper aux rideaux !), je sais que je pourrais les perdre, au delà des vergetures que je ferais soigner sans tarder, au delà de l'aspect baleine échouée sur canapé... je ne me trouve plus belle, plus désirable alors que je l'étais jusqu'à la fin la dernière fois. Est-ce le fait de se plaindre sans arrêt et d'avoir mal en continue qui me rend si moche ?
J'imagine que ça ne doit pas être agréable pour lui de m'écouter geindre sans arrêt, de pleurer quand j'en peux plus tellement ce corps me fait souffrir, que du coup, il doit se poser la question "Mais pourquoi voulait-elle avoir cet enfant alors que ça l'a fait tant souffrir ?"
Je sais que c'est vraiment la fin (une vingtaine de jours) alors je serre les dents, je pleure en silence, je ne veux pas qu'il me voit comme ça, j'aurai tant voulu qu'il me voit sous le plus beau jour possible de la maternité... quelle déception !
Je suis de plus en plus fatiguée, de jour en jour, par manque de sommeil d'abord (le bébé bouge comme un beau damné dès que je me pose), par la douleur qui ne me quitte plus même après mes séances de kiné, par la culpabilité aussi... Je ne sais pas si la dépression anté-partum existe, mais c'est tout à fait l'impression que j'ai !
Je ne sais même pas si j'ai besoin de plus d'attention ou bien si j'ai envie de m'enfermer à double tour dans ma chambre jusqu'à l'arrivée du bébé, je n'arrive pas à savoir ce qui m'aiderait à aller mieux. La douleur serait-elle autant psychologique que physique ? ou est-ce la douleur physique qui influence mon état mental ?
Et merde ! Dire que ça devrait être un merveilleux moment, que je devrais être super bien, heureuse, épanouie, et que là, je me déteste, je me sens mal, que j'en ai marre, que je voudrais mettre ma tête dans un trou et attendre que ça passe...
Je n'en peux plus, je déteste ce corps qui ne m'appartient plus....
Bien que je ne regrette pas ce choix et ce désir si fort et intense, je suis triste d'avoir mal vécu ces trois derniers mois. Et je culpabilise par rapport au papa et au bébé.
J'ai passé ces trois derniers mois à me plaindre, à râler, à ne rien supporter. Dieu sait que ce n'était pas intentionnel, que réllement, je souffre du dos comme jamais j'aurai pensé que c'était possible. Mais quelle image va en garder mon homme ?
Moi qui lui vanté la beauté de la maternité, de l'épanouissement que cela avait eu sur moi lors de ma première grossesse, du bien-être, du bonheur que ça m'avait apporté ???
Or, je n'ai fait que me plaindre, et je ne lui ai pas montré les côtés positifs de la grossesse. Pourtant, je suis si heureuse d'avoir cet enfant avec lui, un bonheur que j'attendais, une confirmation de ce que nous construisons, le trait de notre union...
Mais je ne maîtrise pas mon corps, ce corps avec lequel je m'étais réconciliée justement grâce à ma première grossesse... et là, paf ! je me retrouve de nouveau en désaccord avec lui. Au delà des kilos (et mon Dieu que les 15 kilos qui s'affichent sur ma balance me font grimper aux rideaux !), je sais que je pourrais les perdre, au delà des vergetures que je ferais soigner sans tarder, au delà de l'aspect baleine échouée sur canapé... je ne me trouve plus belle, plus désirable alors que je l'étais jusqu'à la fin la dernière fois. Est-ce le fait de se plaindre sans arrêt et d'avoir mal en continue qui me rend si moche ?
J'imagine que ça ne doit pas être agréable pour lui de m'écouter geindre sans arrêt, de pleurer quand j'en peux plus tellement ce corps me fait souffrir, que du coup, il doit se poser la question "Mais pourquoi voulait-elle avoir cet enfant alors que ça l'a fait tant souffrir ?"
Je sais que c'est vraiment la fin (une vingtaine de jours) alors je serre les dents, je pleure en silence, je ne veux pas qu'il me voit comme ça, j'aurai tant voulu qu'il me voit sous le plus beau jour possible de la maternité... quelle déception !
Je suis de plus en plus fatiguée, de jour en jour, par manque de sommeil d'abord (le bébé bouge comme un beau damné dès que je me pose), par la douleur qui ne me quitte plus même après mes séances de kiné, par la culpabilité aussi... Je ne sais pas si la dépression anté-partum existe, mais c'est tout à fait l'impression que j'ai !
Je ne sais même pas si j'ai besoin de plus d'attention ou bien si j'ai envie de m'enfermer à double tour dans ma chambre jusqu'à l'arrivée du bébé, je n'arrive pas à savoir ce qui m'aiderait à aller mieux. La douleur serait-elle autant psychologique que physique ? ou est-ce la douleur physique qui influence mon état mental ?
Et merde ! Dire que ça devrait être un merveilleux moment, que je devrais être super bien, heureuse, épanouie, et que là, je me déteste, je me sens mal, que j'en ai marre, que je voudrais mettre ma tête dans un trou et attendre que ça passe...
Je n'en peux plus, je déteste ce corps qui ne m'appartient plus....









Vos murmures