Mardi 29 mai 2007
Pour se changer les idées, rien de mieux qu'un week end entre amis !

Surtout après une semaine comme celle qu'on vient de passer.

Vraiment heureuse de voir les amis qu'on ne voit pas souvent, certains qu'on avait pas vu depuis plus d'un an. Cest triste qu'on ne puisse pas faire ça plus souvent. Mais nos emplois du temps et nos vies différentes ne nous permettent pas toujours de faire ce que l'on veut.
Sans compter qu'on habite au fin fond du trou du cul de la France en province et qu'ils sont tous sur Paris ! Du coup, non seulement ça nous coûte un bras daller là-haut, mais en plus, ça nous demande une organisation de tout les diables avec un bébé !!! Mais le jeu en vaut la chandelle !

Surtout lorsqu'il s'agit de présenter à nos amis notre petite puce. Eux qui ne sont pas bébé à la base, il fallait les voir devant Cleia. Certains même m'ont très étonné par leur attitude à son égard, d'autre m'ont carrément surprise (un copain contre toute attente à découvert qu'il avait envie d'un enfant ! lol) et c'était génial !

Et puis même si j'ai pas pu boire et faire la fête digne de ce nom -Me en mode Môman- je me suis bien amusée et ça m'a grandement permis d'oublier les évènements récents, et également la douleur de mon sein. Merci à certains d'entre eux d'avoir un humour à se tordre de rire... afédubien !
J'espère qu'on pourra remettre ça avant l'année prochaine ! :p


En tout cas, je viens de m'apercevoir que je suis vraiment seule dans mon trou perdu de merde, que je m'ennuie à mourrir et qu'un bain de foule parisien est salvateur... Même si aux Halles, j'ai cru faire une crise d'agoraphobie tant il y avait de monde ! lol
Cela dit, même si j'aime ma petite maison (et au prix où je l'a paye, c'est clair que je suis pas prête d'être aussi bien logée), je n'aime pas la ville où nous sommes, je n'aime pas les gens qui habitent dans cette ville, je n'aime pas le fait qu'il n'y a rien à faire ici et que je n'y ai pas d'amis...
Bref, vive la déprime ! Même si je ne compte pas déménager de suite et certaienemnt pas à Paris parce que je préfère élever mes enfants à la campagne, j'espère un jour me rapprocjhe rune peu d'une plus grande ville, une ville plus intéressante en tout cas...

Et me faire des amis....



 
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Jeudi 24 mai 2007
Voilà... on sait toujours pas ce que j'ai !

Je viens de passer une échographie et on a constater qu'il n'y avait rien.
D'abord, ça m'a rassuré, parce que ça faisait quelques temps que je me demandais si c'était quelque chose de grave, j'avais même pensé au cancer.
Puis, ça m'a foutu les boules qu'on me dise encore une fois qu'on ne savait pas ce que j'ai. La douleur qui m'assaille semble bien mystérieuse aux yeux du corps médical, semble-til !

Bref, j'en ai marre, marre de ne pas pouvoir mettre une pathologie sur mes symptômes et marre de faire des examens (mardi, prise de sang, ce sera mon derniers recours).
Cela dit, le dernier médecin que j'ai vu est un amour, il a pris le temps de m'écouter, de m'examiner, sans me prendre pour une folle, sans croire que j'inventé la douleur pour prétexter l'arrêt de l'allaitement, en me conseillant du mieux qu'il a pu malgré le fait qu'il ne sâche pas vraiment d'où venait le problème. Bien qu'il ait exploré plusieurs pistes possibles... mais qui s'avèreraient impossible à traiter (problème vasculaire peut-être).

Et malgré les différentes techniques que j'utilise pour éviter l'allaitement direct, je continue d'avoir mal. Certes, la douleur est moins intense, mais elle subsiste. Et lorsque j'ai l'impression qu'elle est partie et que je reprends la puce au sein, ben c'est insupportable !

Bon sang, mais qu'est-ce qui cloche chez moi ???

Je vais tout de même tenter de continuer, au moins jusqu'au trois mois révolus de ma puce si je peux, et puis après... on verra.


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Mercredi 23 mai 2007
article gégé

Un jour, j'ai rencontré un homme
et j'en suis tombée éperdument amoureuse.
Cet homme était le fils d'un homme.
Cet homme-là, la première fois que je l'ai vu,
j'ai eu le coup de foudre, je suis tombée en amour pour lui.
Je ne peux vraiment expliquer pourquoi...

Peut être parce qu'il avait un visage doux et fort à la fois
où se mélait la joie et l'espièglerie dès que nous franchissions le seuil de sa maison. Cette maison où il m'a accueilli comme si nous nous connaissions depuis toujours.
Jamais regard ne m'a paru plus pétillant, jamais sourire ne m'a paru plus sincère lorsqu'il couvait des yeux mes enfants. Et avec son caractère bien trempé, j'avais trouvé le père dont j'avais toujours rêvé, le grand-père parfait...

Aujourd'hui, son petit rayon de soleil et son bouton de rose l'accompagnent tout contre son coeur pour son dernier voyage. Et moi, je l'embrasse tendrement pour que son repos soit doux et calme, comme l'étang de Rillat, un soir d'été...

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Lundi 21 mai 2007
Bordel !

Je m'en sortirais jamais...

Premier biberon : une horreur !
Déjà que donner un biberon me rendait malade, mais le fait que la petite le refuse et qu'il me faille batailler pour qu'elle accepte de prendre quelques ml de lait, je suis complètement lessivée, désorientée, blessée...
Je me sens si coupable d'abandonner l'allaitement (du moins sur le sein gauche pour l'instant) et le fait qu'elle entérine ce choix par un refus me rend encore plus malade, ni elle ni moi ne voulons l'arrêt de l'allaitement, ni elle ni moi ne voulons que nous arrêtions cette relation forte et intense. Ce bout de plastique entre nous est une barrière à l'amour que nous avions construit depuis 2 mois.

Je me sens vraiment seule, tout tombe mal. Ma douleur tombe vraiment au mauvais moment alors que mon homme est préoccupée par son deuil, que je devrais être là pour le soutenir dans une épreuve aussi difficile. Mais je n'y arrive pas car j'ai tellement mal que je me renfrogne, je rentre dans ma carapace, pour ne pas hurler de douleur et d'incompréhension.
Si je devais me plaindre à chaque lancement ou sensation de brûlure, je ne m'arrèterai pas. Je trouve indécent de me plaindre alors je me tais.... mais du coup, il pense que je lui fais la tête, que je tire la gueule...
Je n'arrive plus à penser, je déteste mon corps, je me déteste, je n'en peux plus.

C'est pas possible que les choses tombent aussi mal, pas possible d'avoir si mal sans savoir pour quelles raisons, pas possible d'être si mal dans sa peau... je sens que la dépression me guette, je vais songer sérieusement à aller consulter un psy parce qu'avec deux enfants et un homme qui vient de perdre son père, je suis pas sûre de tenir le coup !


Au secours...


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Lundi 21 mai 2007
Insupportable douleur...

Je vis avec depuis près d'un mois, cette douleur lancinante, parfois foudroyante dans ce sein gauche. Des tétées parfois si douloureuses que j'en pleure,. Mais je voulais tenir bon, je voulais le meilleure pour ma fille, le meilleure pour nous deux parce que cette relation mère-enfant de l'allaitement, je l'adore. J'aime cet échange, ce moment de tendresse... mais là, c'est devenu un vrai calvaire. Cette nuit à 5h du matin, crise larmes parce que le simple frottement du drap me brûle la peau, parce que le fait qu'on effleure mon sein me soulève le coeur, parce que lorsqu'elle pose sa petite bouche dessus, j'ai envie d'hurler ma douleur tant c'est insuportable.

Le problème est que je me résoud pas à arrêter malgré le fait que ça soit devenu insupportable. Pourquoi ?
Parce que j'aime cette relation.
Parce que ça fait même pas trois mois et que c'est le minimum pour que l'allaitement soit bénéfique à l'enfant (alors j'aurai subit tout ça pour rien ?)
Parce qu'il va falloir que je prenne des médocs pour couper mon lait - rien que d'écrire cette phrase me rend malade.
Parce que je ne comprends pas pourquoi j'ai si mal et le fait d'être obligée d'arrêter sans savoir pour quelle raison valable me pose un véritable problème.
Parce que je ne suis pas prête psychologiquement à faire cette rupture avec mon enfant, parce que ce n'est pas naturel de donner un biberon.
Parce que j'ai peur de délaisser ma fille après un sevrage non voulu, que cette décision prise à contre-coeur me fasse prendre de la distance et que je n'arrive pas à assumer ce choix.
Parce que je me sens vraiment vraiment mal et que même le baby-blues ne peut expliquer cet état...

Voilà, fallait que je vide mon sac parce que je pleure depuis plus de 2h et que ça ne sert à rien, à part emmerder le monde dans un moment où déjà, on ne va pas bien à cause des évènements récents.
Je me sens complètement seule et larguée face à ce problème physique de merde, ce corps qui me gonfle au point où je voudrais couper les parties qui me font mal.
Mais qu'est-ce à comparer de la douleur qu'éprouve mon homme en ce moment ?
Il me l'a dit lui-même, il a d'autres préoccupations en ce moment que ce problème d'allaitement qui pourrait se résoudre simplement en arrêtant. Il pense que si la petite est nerveuse, ça doit s'expliquer par le fait que les tétées se passent mal. Il a certainement raison et je ne devrais pas m'entêter... mais je ne m'y résoud pas.

Je ne sais plus où j'en suis...



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