Mardi 12 septembre 2006
Deux
mois de nausées.... c'est sympa hein ?!!!
Cela m'a rappelé beaucoup de choses, mais rien à voir avec la grossesse...
Plutôt des années de problèmes alimentaires à l'adolescence, où la vue du moindre aliment me filait instantanément une gerbe icommensurable.
Pour ma première grossesse, je n'ai pas eu ce problème. Pas malade une seule fois, pas de nausées, pas de réminiscences désastreuses...
Mais là, il a fallu combattre au cours de ces deux derniers mois les démons de mes jours les plus douteux, revenus à la surface comme pour me rappeler combien je suis faible et combien la nourriture est un chemin de croix sur lequel je me casse la figure à la moindre incartade !
Parce qu'il faut le savoir, mais quand on est enceinte, on maîtrise rien, les nausées viennent avec la faim, et la faim est plus forte que tout et il faut l'assouvir, sauf que la nausée nous barre le chemin avec ses menaces de gerbe ! Or, il est hors de question que je vomisse, donc, il faut amorcer le combat !
Il faut manger pour faire passer la nausée qu'ils disent... Ahah ! Plus facile à dire qu'à faire !
Regarder pendant une heure un pain au lait et sa tasse de lait froid, les dompter par la pensée, les apprivoiser, expliquer à son estomac qu'on va effectivement mettre ces deux aliments à l'intérieur de lui et qu'il aura la tâche importante et sérieuse de les garder, de les transformer et de ne rien rejeter !
La concentration pour me nourrir, c'est ce que je déteste le plus au monde.
Et puis il y a l'envie de rien, aucune nourriture qui me fasse envie, aucun aliment qui me donne le goût de manger. Je me nourrirai que de thé si ça ne m'était pas proscrit... Du coup, je bois 2 litres d'eau minimum par jour, et je passe ma vie aux toilettes !
Je n'arrive même plus à manger les fruits et les légumes qui m'étaient si salvateurs en toute circonstance... Le goût à rien !
Et puis j'amorce le 3ème mois, je le vois pointer le bout de son nez dans quelques semaines, et comme si mon corps le savait également, il commence à se relâcher et à permettre quelques repas plus consistants et m'autorise même à la gourmandise (hier soir, des coups de cuillère dans le Crème de Saint Agur ! hummmmm !!!)...
Maintenant, le plus dur sera de ne garder aucune séquelles de ces deux mois, ne pas replonger dans la folie anorexique au sortir de la grossesse. Car si les mois qui viennent je sais que je vais bien manger, car mon instinct de mère domine mes instincts destructeurs, l'après grossesse me fait peur. Il suffira que je me regarde dans un miroir, que je constate les désastres alimentaires de neuf mois, des kilos superflus et du relâchement musculaire pour retomber dans l'oubli de me nourrir et la volonté farouche de perdre même ce qui ne peut partir !
Ne pas perdre d'idée que ne pas me nourrir ne me rendra pas plus jolie, mais au contraire, affaiblira la beauté qui peut vouloir émaner de ce corps détesté et détestable mais qui semble tant lui plaire... à lui !
Cela m'a rappelé beaucoup de choses, mais rien à voir avec la grossesse...
Plutôt des années de problèmes alimentaires à l'adolescence, où la vue du moindre aliment me filait instantanément une gerbe icommensurable.
Pour ma première grossesse, je n'ai pas eu ce problème. Pas malade une seule fois, pas de nausées, pas de réminiscences désastreuses...
Mais là, il a fallu combattre au cours de ces deux derniers mois les démons de mes jours les plus douteux, revenus à la surface comme pour me rappeler combien je suis faible et combien la nourriture est un chemin de croix sur lequel je me casse la figure à la moindre incartade !
Parce qu'il faut le savoir, mais quand on est enceinte, on maîtrise rien, les nausées viennent avec la faim, et la faim est plus forte que tout et il faut l'assouvir, sauf que la nausée nous barre le chemin avec ses menaces de gerbe ! Or, il est hors de question que je vomisse, donc, il faut amorcer le combat !
Il faut manger pour faire passer la nausée qu'ils disent... Ahah ! Plus facile à dire qu'à faire !
Regarder pendant une heure un pain au lait et sa tasse de lait froid, les dompter par la pensée, les apprivoiser, expliquer à son estomac qu'on va effectivement mettre ces deux aliments à l'intérieur de lui et qu'il aura la tâche importante et sérieuse de les garder, de les transformer et de ne rien rejeter !
La concentration pour me nourrir, c'est ce que je déteste le plus au monde.
Et puis il y a l'envie de rien, aucune nourriture qui me fasse envie, aucun aliment qui me donne le goût de manger. Je me nourrirai que de thé si ça ne m'était pas proscrit... Du coup, je bois 2 litres d'eau minimum par jour, et je passe ma vie aux toilettes !
Je n'arrive même plus à manger les fruits et les légumes qui m'étaient si salvateurs en toute circonstance... Le goût à rien !
Et puis j'amorce le 3ème mois, je le vois pointer le bout de son nez dans quelques semaines, et comme si mon corps le savait également, il commence à se relâcher et à permettre quelques repas plus consistants et m'autorise même à la gourmandise (hier soir, des coups de cuillère dans le Crème de Saint Agur ! hummmmm !!!)...
Maintenant, le plus dur sera de ne garder aucune séquelles de ces deux mois, ne pas replonger dans la folie anorexique au sortir de la grossesse. Car si les mois qui viennent je sais que je vais bien manger, car mon instinct de mère domine mes instincts destructeurs, l'après grossesse me fait peur. Il suffira que je me regarde dans un miroir, que je constate les désastres alimentaires de neuf mois, des kilos superflus et du relâchement musculaire pour retomber dans l'oubli de me nourrir et la volonté farouche de perdre même ce qui ne peut partir !
Ne pas perdre d'idée que ne pas me nourrir ne me rendra pas plus jolie, mais au contraire, affaiblira la beauté qui peut vouloir émaner de ce corps détesté et détestable mais qui semble tant lui plaire... à lui !








Vos murmures