Vendredi 20 octobre 2006
J'ai fait un truc incroyable hier : j'ai été voir mon père !!!!

Oui, c'était improbable, mais fallait que je le fasse.
La dernière fois que j'avais été le voir, c'était pour lui présenter sa petite fille. C'était il y a 3 ans. Après plus de 5 ans d'absence totale et 8 ans d'abandon.
Jamais eu de nouvelles de lui par la suite. Je m'étais jurée de ne plus le voir, de ne plus faire un pas vers lui, parce que c'était toujours moi qui tendait la main pour voir mon geste comme un coup d'épée dans l'eau. Comme m'avait dit le psy un jour "ce n'est pas aux enfants de faire le premier pas, mais aux parents, aux adultes".
Sauf que mon père en est incapable, par orgueil ou par crétinerie, je n'en sais rien et pas vraiment envie de savoir.
Il m'a dit que si il m'avait jamais contacté depuis 3 ans, c'était "pour pas déranger" (sic). Foutage de gueule.... sincérité.... gène....
Je ne comprends pas, j'arrive pas à savoir ce qu'il adans la tête (ou pas) !
Je sais qu'il y a "l'autre" derrière son dos (pour la petite histoire : l'ex belle-soeur de ma mère, oui, la mère de ma cousine ! c'est fou hein !), qu'elle a tout fait pour nous éloignait, mon frère et moi de mon père. Mais faut-il ne pas avoir de couilles pour ne pas envoyer paître sa bonne femme  et voire ses enfants ?

Alors hier, j'ai pris mon courage à deux mains (et Dieu que ça m'a coûté) et je suis passée à son restaurant pour lui annoncer que je déménageais et que j'allais avoir un autre enfant.
C'était comme voir un étranger, comme revoir une personne perdue de vue depuis des années, des siècles. Ne pas savoir quoi lui dire, ne pas savoir quel sujet de conversation aborder, ne pas pouvoir le regarder dans les yeux tant il m'est désagréable de savoir qu'il s'agit de mon père, mon géniteur. Ne pas pouvoir l'appeler...
Je ne peux ni dire "papa", ni l'appeler par son prénom. C'est "Il" et rien d'autre....
J'ai expliqué à ma fille qu'il s'agissait de mon papa donc de son papy et qu'il s'appellait Patrick, et bizarrement, elle n'a jamais voulu l'appeler autrement que Patrick alors que mon père lui disait qu'elle pouvait l'appeler Papy. Cela a du lui faire mal, mais pas autant que moi toute ces années où il nous a abandonné...
A croire qu'elle a ressenti la gène que j'ai avec lui. Je sais que les enfants sont sensibles à ce genre de chose, comme si les sentiments leur devenaient palpable alors qu'on les croient cachés et enfouis.

Le résultat de cette visite, c'est rien. Voilà ce qu'il y a eu : rien.
On était aussi géné l'un que l'autre, à se regarder en chiens de faïence. Avec toute la lourdeur du passé qui pesait au dessus de nos tête...
Aucun sentiment, ni de haine, ni d'amour, ni pincement au coeur, ni rien....
J'ai été le voir parce que je n'avais pas envie que ce soit qeulqu'un d'autre qui vienne lui raconter ma vie (j'ai appris ces derniers temps que des personnes bien attentionnées répandées calomnieusement des ragots sur ma vie) et pour être en paix avec moi.
Avoir fait ce que je devais faire, laisser la porte ouverte, pas pour moi, mais pour mes enfants. Le père de mon homme est mourant, il va bientôt nous quitter. Mes enfants ne connaîtront jamais leur formidable grand-père. Il ne leur restera que mon abominable géniteur, mais c'est tout de même leur grand-père. Il se feront une idée par eux-même.
A moins qu'il se rattrape avec eux, mais je n'y crois absolument pas. Et en ais-je vraiment envie ?... je ne crois pas.

Bref, voilà qui est fait !
Je dois lui envoyer des photos de ma puce par mails. C'est la denière fois que je fais l'effort de reprendre contact avec lui, si il ne poursuit pas cet effort, c'est fini !



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Mercredi 11 octobre 2006
Un mois que je n'ai pas écrit !

C'est fou ce que le temps passe vite.
Entre la rentrée des classes, la routine à installer, les démarches pour le déménagement, la recherche de papiers peints et de meubles pour la nouvelle maison, ajoutez à cela la fatigue de ce début de grossesse plus difficile que je ne le pensais.... je n'avais même pas le courage de venir raconter ma vie insipide.

Je suis vraiment fatiguée. J'en reviens pas parce que pour ma première grossesse, j'étais en pleine forme, je sortais, j'allais au ciné, à des concerts, à des soirées entre amis, j'ai même été à la foire du Trône faire du Grand Huit !
Mais là, non ! Je suis une chose qui se traîne, avec l'énergie d'un caramel mou, la force d'une éponge humide et la volonté d'une huître farcie....
Pourtant, j'ai tant de choses à faire et je suis tellement heureuse de quitter ce petit appartement pour une tite maison où on se sentira enfin chez nous.
Surtout quand on aura refait le salon dans les tons de chocolat et framboise, assorti à notre nouveau canapé framboise !
Pas simple de trouver ce que je voulais. La peinture, trop compliquée et trop de temps pour le faire, sans compter les odeurs qui risquent d'être dangeureuse pour le bébé, je me suis rabattue sur le papier peint. Mais heureusement, je suis tombée sur une super conseillère à Saint Macloud qui m'a trouvé les teintes que je voulais à un prix fort raisonnable... par contre, j'ai craqué sur des rideaux en velours chocolat à 13,90 le m ! Tant pis, je me fais plaisir... c'est tout de même moi qui vais passer mes journées à la maison, autant que mon intérieur me plaise.

Encore des papiers et des démarches à faire, et bientôt, nous serons dans nos murs. Nous avons les clés le 26 octobre, et nous déménagerons sur le 27/28...
Possible que nous n'ayons pas internet tout de suite, c'est un peu pour cela que je viens mettre à jour mon blog aujourd'hui, histoire de ne pas disparaître dans l'infini néant des limbes ténébreuses (private joke inside) !

Pour en revenir à mon état lamentable, je sais qu'il a plusieurs facteurs à cela. D'abord, chaque grossesse est différente, je le sais bien.
Et puis, Jules est parti depuis le 1er septembre travaillait à Désertines et ne rentre que les week ends. Alors oui, gérer la maison seule, fatiguée, avec une petite fille de 3 ans dans la fleur de son âge, c'est fatiguant ! Surtout que la puce nous fait bien payer tous les changements de sa petite vie, notamment que son Poupou soit parti sans nous, ça la gravement perturbé au début, jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il rentrerait tous les week ends...
Et puis le stress du déménagement, du fric fou que ça coûte, etc etc.... oué, ça me fatigue !
Sans compter ma mère évidemment, qui pour changer, continue de me harceler parce que je devrais faire "comme-ci" ou "comme-ça" pour l'éducation de mes enfants, pour ma grossesse, pour mes cartons, pour mon ménage... et qui après pleure à moitié parce que je vais la quitter (je rappelle que je m'en vais à 80 km, soit 1h15 de route - Wahhou ! c'est trop loin !)...

Bref, j'ai un poids sur les épaules et j'ai hâte d'avoir fait ce déménagement pour me sentir plus légère et profiter de cette grossesse tant désirée, la partager ave mon homme, me reposer, m'épanouir aussi.... parce que si ça se voit sur mon visage (quand je suis maquillée hien, parce que au naturel, on voit surtout les cernes !), mon corps s'épanouit doucement. Certes, j'ai du ventre, on ne peut pas le louper, d'ailleurs, ça s'est vu tout de suite. Mais j'en suis à 4 mois de grossesse et seulement 2 kilos; Moi évidemment, ça me convient. Moins je grossis plus ça me ravie, mais je sais qu'il va falloir en prendre un peu plus mais avec le stress, ça serait plutôt l'inverse, j'ai peur d'en perdre... Y'a deux semaines, j'avais presque atteint mon 3ème kilos et ce matin je l'ai reperdu, à peine 52 kilos sur la balance...
Faut dire que l'appétit, c'est pas trop ça. A part le petit déjeuner du matin où je m'offre une orgie de lait, jus d'orange, tartine avec beurre et confiture, les autres repas s'avèrent plutôt une corvée qu'un plaisir. Rien ne me fait envie (sauf les sushis, mais là, c'est vraiment pas rentable !), et je mange parfois avec dégoût. C'est pas glop !
Blocage psychologique inconscient pour ne pas grossir, réelle fatigue qui bloque mon appétit.... j'arrive pas à me sonder. Du coup, je verrais après le déménagement, peut être que tout ira mieux après...

Voilà, rien de bien palpitant dans cette vie, mais j'arrive pas à mettre le doigts sur le truc qui va pas.
Hier soir, j'ai chialé comme une madeleine dans mon lit : fatigue, manque de sommeil car je n'arrive pas à dormir sans lui, manque de lui tout court, stress...
Vivement la fin du mois, que je reprenne du poil de la bête !

Allez, sur ce, je vais aller faire des cartons...

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