Vendredi 26 octobre 2007
Et hop ! Je repars à Paris ce week end jusqu'à Mardi !

De là où je serais, je pourrais répondre aux commentaires, peut être blogguer un peu (mais j'aurai pas Nvu alors la présentation risque de laisser à désirer).

Au programme :

Samedi soir : resto avec ma bande potes virtuels !
En fait, je parle de ma guilde WoW (World of Warcraft pour les ignares ! un jeu vidéo en ligne...)
Je suis contente de revoir ceux que je connais déjà dans la vraie vie, et de rencontrer ceux avec lesquels je suis super proche mais que je n'ai pas encore vu à cause de la distance.
Une soirée de beuverie en perspective, que des mecs (les geeks sont nombreux, les geekettes sont une denrée rare et précieuse !), on doit être trois filles ! Mais je sens qu'on va s'éclater avec cette bande de joyeux lurons...

Les jours suivants, ce sera visites d'expos, shopping de filles, larvage sur canapé, médisage sur le compte des coiffeuses (j'en ressors et comme d'hab', je suis pas totalement satisfaite) et travaillage de mes cours (oui, hein, j'ai déjà assez de retard comme ça, faut pas abuser !)...

Mais pourquoi j'écris donc dans la section greluche pour parler de tout ça ?
Tout simplement parce qu'il faut que je prépare ma valise et que... c'est le drame !!!
Partir l'été, c'est cool, on fout trois tenues légères et un gilet et c'est parti mon kiki !
Mais là, c'est l'hiver (ou presque) et il faut prévoir un max de fringues et de chaussures quand on est une greluche digne de ce nom.
Chaussures ou bottes, pantalon, pantacourt ou jupe, chaussettes, bas ou collants.... Tant de cruels dilemmes...
Il faut prévoir en fonction des sorties de prévu et du temps, autant dire que c'est un cass-tête snas nom pour qui se soucie un tant soit peu de son apparence.
Et puis le vanity ENORME qu'il faut emporter avec tous les produits absolument INDISPENSABLES, dont je ne saurais me passer...
Le maquillage pour commencer ! Si je ne me maquille pas à Tchernoville, c'est parce que de toute façon, même sans artifices, je reste plus belle que la plupart des freaks qui y vivent , mais à Paris, c'est la jungle, les filles sont toutes plus belles les unes que les autres et Monsieur à les yeux qui traînent...
Mes soins capillaires en second, parce que mes cheveux c'est sacré et malgré le déboisement annoncé de mon cuir chevelu - conséquence de la grossesse et de l'allaitement - et de la coupe forcée de mercredi pour leur redonner un peu de consistance, faut que je prenne soin de ma nouvelle couleur, fort jolie au demeurant : Chocolat ! Miam !
Et puis il ne faut pas oublier mes 15 pots de crèmes : anti-1ère ride pour le visage, pour les cernes sous les yeux, pour le corps, pour les vergetures sur le ventre, pour les pieds nickelés... Sinon, bonjour la peau de croco ! Beurk !
Bref, c'est pas une valise qu'il va falloir, mais une malle ou une brouette !

Le hic, c'est le coffre de la voiture : la poussette tient une place phénoménal !!!!
Bref, va falloir faire un paquetage assez restreint, et je vais être malheureuse de ne pouvoir emmener toute mon armoire et mes placards !
Et puis c'est sans compter que pour Minilouloute aussi va faloir prévoir des tenues de rechange, sans oublier le lit pliant (elle tiendra bien encore une fois dans le pop-up, ça tient moins de place que le parapluie), la baignoire gonflable, le cosy en guise de transat.... partir avec un enfant en bas-âge, c'est vraiment complexe !
Vivement qu'on s'achète une nouvelle voiture : un break avec un coffre plus spacieux que l'habitacle ! :D

Pour 4 jours, c'est une vraie équipée digne des convois du Far West !


publié dans : Grelucherie et autres niaiseries
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Vendredi 26 octobre 2007
Ce soir, c'est le grand soir...

Je répare mes munitions, ma tactique de combat, mon plan de bataille, ma stratégie d'attaque et au cas où, un repli défensif en cas d'offensive belle-méresque !
Oui, ce soir, j'affronte mon démon de minuit actuel : ma belle-mère !

Après les fameux 10 jours de tranquilité sans les appels incessants et les visites impromptues de belle-mamam, il est temps de s'affronter et d'avoir l'explication de circonstances face aux évènements passés.
Certes, depuis le gros pétage de plomb survenu après ses excès, elle s'est fait pus distante et moins intrusive. J'ai pu mettre à profit mon temps pour réflêchir. J'ai constaté que durant 10 jours, la chappe de plomb a eu du mal à sauter, ce sentiment qu'à tout moment, elle pouvait débarquer ou appeler à eu du mal à s'estomper.
Je commence juste à m'en défaire, et la constation finale et que si elle sortait de ma vie, je m'en porterai que mieux. Sauf qu'il en est hors de question, pour mon homme, pour mes filles.
Je sais qu'il se doute de ce que je pense, et que ça doit lui faire de la peine, mais il sait aussi que je ferai les efforts nécessaires pour que tout se passe pour le mieux, qu'on s'entende le mieux possible, parce que je l'aime et que je ne veux pas qu'il fasse de choix, qu'il souffre de la situation, qu'il soit encore entre nous...

Il faut que j'établisse une liste de tous les griefs que j'ai à son encontre. Mais c'est pas si simple, parce que si toutes mes récriminations sont justifiées, elles n'en sont pas moins très nombreuses et certainement pas agréables à entendre, et surtout pour mon homme. Après tout, elle, on l'a prévenu un assez grand nombre de fois pour qu'elle assume ses conneries. Mais lui va être obligé une fois encore de m'écouter me plaindre, et réaliser une fois encore tous les défauts qui caractérisent sa mère. Et j'imagine que ce n'est pas évident à accepter....
De plus, à la base, je n'aime pas blesser les gens, être méchante ou pernicieuse. Même si là, je suis assez remontée pour être véhémente, je n'ai pas envie de l'être.
Le problème, c'est que c'est un peu mon mode de communication dans ces cas là. Je ne suis pas douée pour parler, communiquer quand il y a un vrai problème, quelque chose qui me tient à coeur. Je suis du genre à me mettre sur la défensive et à attaquer comme un roquet pour me défendre face aux arguments de l'ennemi. Je m'énerve, perds mes moyens, mote dans les tours et la discussion devient vite impossible;
Là, je sais qu'il va me falloir beaucoup de retenue, ne pas agresser mon interlocuteur, ne pas balancer des horreurs sans réflêchir au fait que ça peut être blessant (même si de son côté, elle l'a déjà fait sans y réflêchir, à ces conséquences blessantes...). Je me prépare psychologiquement à cet affrontement. Et je sens bien que j'y vais à reculons, que cette explication, certes nécessaire, va me ruiner une fois de plus.

Lorsqu'elle est venue nous dépanner mercredi pour garder les filles parce qu'on avait des rendez-vous, le froid glacial était si palpable qu'on aurait pu voir des icebergs flottaient dans la maison. Et je sais que j'en suis à l'origine. Du coup, je sais que c'est à moi de faire un gros efforts sur cette situation. Mais comme je l'ai dit à mon homme, çe ne se fera qu'à la condition que je sente qu'elle s'en veut pour le mal qu'elle m'a fait et surtout, j'attends des excuses (de la part de l'a grand-mère aussi d'ailleurs) pour avoir eu l'audace de remettre en question ma maternité et l'amour que j'ai pour ma fille.
Apparemment, elle s'en est rendue compte, surtout depuis qu'elle consulte une psy (alleluia !) et que celle-ci lui a effectivement dit qu'elle avait abusé (amen !), et qu'elle doit se remettre totalement en cause (ouf !).

Je vais donc tout simplement lui dire que je ne supporterai plus ses appels incessants pour un oui pour un non, qu'elle est capable de se débrouiller toute seule et que trouver des prétextes bidons pour nous parler au téléphone n'est plus une excuse valable, que je n'accepterai que 3 coups de fils par semaine sur le fixe (il lui reste le portable de Monsieur si elle tient vraiment à parler à quelqu'un), que ses visites doivent être précédées d'un coup de fil et ne doivent pas se faire à l'improviste.
D'autre part, je ne veux plus qu'elle parle de moi, qu'elle raconte ma vie privé ou autres détails intimes de ma vie aux autres, que me respecter, c'est éviter de me foutre la honte (comme de raconter à la personne avec qui elle est au téléphone que je suis en petite culotte par exemple... si si, elle l'a fait !). Que je n'accepterais plus q'elle critique ma façon d'élever les filles, qu'elle soit d'accord ou non, ce sont mes enfants et c'est moi qui dicte les lois, qu'elle ne doit donc plus passer outre mes directives quand je les lui confie.
Que lorsque l'on discute de certaines choses avec mon homme, elle ne se mêlent pas systématiquement de la conversation, qu'ele ne cherche plus à savoir tout le temps ce que l'on fait de notre vie et de notre temps, qu'elle comprenne qu'elle n'a pas besoin de savoir tout ce qui se passe... le respect commence par la discrétion et la distance les uns par rapport aux autres...
Je ne sais pas si j'en oublie, peut être que ça me reveindra au moment venu...


Allez, maintenant que je me suis préparée à affronter mon adversaire, je vais aller préparer ma valise pour partir 4 jours à Paris.


publié dans : Murmure du jour
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Mercredi 24 octobre 2007
J'ai fait un truc vraiment pas bien, j'en suis pas fière....

Pas envie de raconter dans les détails, c'est ni intéressant, ni glorieux, c'est même honteux.

Le problème profond de ce que j'ai fait est multiple :

- D'un, j'ai trahie la confiance qu'on avait en moi. Du coup, vais-je être certaine de la retrouver malgré tout, malgré le mal que ça a pu causer.
Je ne supporte pas qu'on ait pas confiance en moi à la base. Mais comme une conne, j'ai moi-même sapé la chose à laquelle je tenais le plus, ce qui fait que je me sens libre tout en ayant des attaches.
Suis-je inconsciente, inconsistante, profondément auto-destructrice ?

- Deux, j'ai dépassé des limites que je m'étais fixée, sans vraiment m'en rendre compte. J'ai un méchant penchant pour une chose que je ne devrais pas faire au vue de la vie que j'ai. et qui me rend heureuse. Mais ce truc là, j'aime bien, ça me fait plaisir, mais ça peut être au détriment de ceux que j'aime.
Suis-je égoïste ? Est-ce un besoin nécessaire pour me sentir vivante ? Est-ce une perversion ou un vice ? J'ai beau me poser la question, je ne sais pas...

- Trois, j'ai fais du mal, et ça je m'en remets pas. J'oeuvre en permanence pour rendre heureux ceux qui m'entourent et j'arrive quand même à leur faire du mal.
Et ça me rend dingue de voir que je suis capable de me planter en beauté, toute seule, même pas d'excuses sur ce coup là, juste que j'ai pas eu assez de jugeotte pour stopper mon petit jeu, pensant sincèrement que ça n'aurait aucune conséquence. Sauf que là, j'ai eu tout faux sur toute la ligne et j'ai bien failli perdre ce qui m'est le plus précieux.
C'est quoi mon problème ?

Toutes ces questions ne me sortent pas de la tête.
Pourquoi faut-il toujours que je fasse un truc totalement en désaccord avec mon mode de pensée, à l'encontre de mes principes et de ce que je n'aimerai pas qu'on me fasse ?
Je n'explique pas ce problème, je n'explique pas totalement du moins ce qui me fait agir ainsi. Même si j'ai des pistes, quelques explications, quelques excuses par rapport au contexte... au final, ça n'excuse pas totalement mon comportement.

Faudrait peut être qu'un jour, j'en parle à un psy (autre que ma pédo-psy actuelle)... parce que là, vraiment, je ne me comprends pas...


Si tu passes par là, que tu lis ça, je ne sais comment me faire pardonner, d'avoir eu l'imbécilité de mettre en péril ce que nous avons construit...

publié dans : Contes des nuits noires
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Lundi 22 octobre 2007
Le jour où j'ai créé cette section, Reflection(s), je l'ai orthographié ainsi en me disant qu'après tout, une reflexion c'est comme se regarder dans un miroir et analyser ce qu'on y voit...

Aujourd'hui, plus que jamais, ça se vérifie.

Après notre énorme dispute de vendredi, on a passé notre samedi à se prendre la tête et à tenter de discuter, de s'expliquer, de se comprendre malgré nos différences... pour finir par se réconcilier au cours de notre promenade en forêt. Ce fut dur, long, et douloureux de lui exprimer mon resentie, de l'écouter et de faire l'effort de comprendre également son point de vue, sans pour autant qu'il ne fasse pas non plus la démarche d'essayer de me comprendre. On a finit par trouver un terrain d'entente, de reconnaître nos torts à tous les deux, moi d'autant plus car ma réaction était disporportionnée et qu'au final, je comprends qu'il n'ait pas pu l'anticiper.
Je ne lui trouve pas d'excuses, mais à froid, c'est vrai que devant le tas d'arguments plus débiles les uns que les autres que je lui ai sortis, je comprends qu'il se soit emporté qet qu'il n'ai pas pu comprendre que c'était vraiment dramatique pour moi. Au final, il a avoué avoir été maladroit, et moi complètement hystérique, et si tout simplement j'avais su lui avouer le fond du problème, ça n'aurait jamais pris ces proportions.
Je dois donc revoir ma copie et faire les efforts nécessaires pour exprimer ce qui me ronge, et ne pas le garder pour moi et attendre qu'il saissise de lui-même mes états d'âme, parce que c'est vraiment trop compliqué de deviner ce que l'autre ressent, surtout quand il le cache autant... Toutefois, j'attends également que de son côté, il tente parfois de faire l'effort de se demander ce qui ne va pas et d'anticiper mes demandes ou encore de faire plus attention à moi...
Et une fois n'est pas coutume, il m'a offert un petit bouquet de fleurs, chose si rare qu'elle mérite d'être noté comme un véritable effort de sa part, et c'est d'autant plus touchant qu'il l'a fait vraiment que pour moi, pour me faire plaisr, une véritable attention non pas que pour obtenir la réconciliation mais pour me prouver qu'il pensait tout simplement à moi... et rien que pour ça, je n'ai pas de mots pour dirte combien je l'aime.

De cet épisode, j'en tire quelques leçons après avoir longtemps réfléchie - si, si, j'arrive encore à rélféchir malgré le peu de neuronnes qu'il me reste suite à mes insomnies à répétition - et notamment en lisant les commentaires qui m'ont été laissés, les différents blogs que je suis et la vie réelle qui tourne autour de moi...
Beaucoup d'amis ces temps derniers se sont séparés. Certains sans heurts et plutôt sur de bonnes bases, d'autres en se déchirant, le tout accompagnés de coups bas et de mots/maux terribles.
La plupart du temps, j'ai constaté que ces gens au final étaient mal assortis, que leur vision de la vie, du couple, n'était pas la même et que tout les efforts du monde ne pourraient pas les aider à suivre la même route.
Bien sûr, au final, il y a toujours celui qui souffre le moins, celui qui a compris depuis longtemps cette différence qui fait que la vie ensemble ne pourra pas être parce que trop de choses séparent les deux entités, celui qui a peut être la vision la plus claires des choses, celui qui n'est plus aveuglé par l'amour... celui qui n'aime plus.
L'autre évidemment, souffre comme une bête. Parce que tout l'amour qu'il donne et qu'on veut lui reprendre semble être une injustice. Ce coeur trop gros, trop plein devient alors un handicap pour réaliser la réalité des sentiments et de la vie. Il s'enfonce dans la peur à la fois de se retrouver seul, de ne plus être aimer, dans l'incompréhension de l'issue donnée à leur histoire, dans la douleur d'avoir tant donné et de ne plus jamais rien recevoir en retour... celui qui aime trop.

Je ne dis pas qu'il y en a un mieux que l'autre, un qui voit les choses plus clairement, un qui est totalement obtus ou dieu sais-je quoi encore... simplement que souvent c'est comme ça !

Tou ça, ça me fait peur. Surtout quand on se dispute comme on l'a fait.
Cela me fait poser tout un tas de question sur notre avenir :
Sommes-nous fait l'un pour l'autre ? Voyons-nous la vie, l'avenir de la même façon ? Suivons-nous le même chemin ?
Pourrons-nous affronter nos différences et tenir bon la barre malgré les tempètes qui nous assailliront toute le long de notre vie commune ?

Il en ressort que je pense que oui, nous sommes sommes assez forts. L'un sans l'autre, nous le sommes déjà - moi, peut être un peu moins, parce que je me sais plus fragile mentalement - et l'un avec l'autre, nous sommes d'autant plus forts. Malgré nos différences, malgré nos heurts, nous surmontons chaque étape (avec fracas parfois) mais au final, nous avons l'arme ultime pour surmonter tout cela : la communication.
Souvent, ça donne lieu à des cris, a des larmes, a des crises terribles. Mais la plupart du temps, ça se termine dans le calme d'une conversation où chacun apporte sa pierre à l'édifice de la construction du couple. Nous avons cette arme imbattable, cette communication si importante pour réflêchir sur nous, sur notre devenir, sur ce qui va, ce qui ne va pas, ce qu'il faut améliorer, ce qu'il faut changer...
Je crois qu'on est très réalistes sur la manière de concevoir un couple et sur les issues qu'une vie à deux peut avoir quand on ne communique pas...

Bien sur, tout mon discours est une généralité et une réflexion personnelle, ça ne s'applique pas à tout le monde et à toutes les situations, mais c'est mon impression par rapport à toutes les histoires que j'ai vu autour de moi et desquelles il ressort toujours le même manque de communication.

C'est pour cette raison que j'ai pris la décision de faire un énorme effort - pas que pour lui, en grande partie pour notre couple, et surtout pour moi - de ne plus garder mes sentiments, de ne plus me retrancher dans mon fort intérieur et attendre qu'il me comprennne de lui-même. Je sais désormais qu'il faut que je me fasse violence, et que j'assume d'avoir des peurs incontrôlées et des névroses futiles, et je ne dois plus avoir peur de lui avouer... il est capable de m'écouter et de me comprendre... parce qu'on s'aime et qu'on peut communiquer, on en est capable...


Je reste persuadée que quelque part, il y a toujours quelqu'un compatible pour chacun, quelqu'un avec lequel ou laquelle on peut fonder quelque chose et que la base de tout, le ciment nécessaire à cette construction, ce sera toujours les mots... tandis que le silence sera toujours le mal qui ronge la charpente...




P.S. :
Ne m'en veuillez pas, vous les filles qui vivaient cette situation, celles que je connais (ou pas) et qui vont passer ici et lire mes mots.
En aucun cas je ne donne de leçons, je me suis juste rendue compte en recoupant vos histoires que la plupart du temps, c'était le manque de communication qui était le point commun de vos ruptures...
Et si ça se trouve, n'ayant pas tous les tenants et aboutissants, je me trompe peut être..
.

publié dans : Réflection(s)
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Vendredi 19 octobre 2007
Y'a des jours où je préfèrerai  rester au lit, sans voir le jour, sans voir le monde, sans avoir à affronter les réalités de la vie et en chier comme j'en chie parce que je suis une putain de névrosée.

Je me suis levée avec un mal de tête carabinée, un mal de gorge atroce et une toux pourrie qui évidemment, me pète la tête encore plus.
Pour couronner le tout, j'ai dû dormir toute cabassée, j'ai le cou coincé et ça me latte.
En plus, et encore une fois sans savoir pourquoi, envie de pleurer du matin.
Cool, super, ça va être sympa comme journée. Surtout que j'ai un milliard de truc à faire.

Je prends mon courage à deux mains et après m'être occupé de Minilouloute, je fais le ménage que j'avais laisser traîner, et je repasse même là où j'avais fait lundi dans un élan de courage.
Un maison, ça prend des heures à entretenir, c'est grand, c'est chiant.
Pas pu manger à midi, trop pas bien.
Et puis je m'attaque à au moins 6 mois de papiers que j'ai entassé dans mon secrétaire : triage et rangeage de tout ça... une bonne chose de faite !
J'ai toujours un mal de tête à me la taper contre un mur et accessoirement envie de vomir.

16h30 - je vais chercher Maxilouloute à l'école.
16h45 - on est dans le square en face de chez nous pour prendre le goûter.
17h - Monsieur nous retrouve là, on doit aller faire des courses.
Il m'annonce qu'il va voir ses potes à 18h !!!
Euhh... moins d'une heure pour aller à Auchan, un vendredi soir, en sachant que je voulais aussi passer commander mes lentilles et prendre mon rendez-vous chez le coiffeur pour la semaine prochaine, et regarder Tape à L'Oeil pour les filles.... euh... ça colle pas du tout.

Et là, c'est vraiment parti en vrille !
Je commence à manifester mon mécontentement : ces courses là, c'était prévu, j'avais besoin de lui. Pour ses potes, je lui ai demandé toute la semaine si il comptait y aller et il me répondait qu'il ne savait pas. Hier soir encore, il ne savait pas... et il a attendu le dernier moment pour me dire qu'il allait les voir.
Je m'en fous qu'il aille voir ses potes, au contraire c'est cool pour lui de les voir vu que c'est pas souvent. Je savais que je pourrais pas l'accompagner parce que pas de baby-sitter à disposition, mais je lui avais dit d'y aller sans moi que ça posait pas de problème.
Du coup, même si il ne m'avait pas confirmé qu'il y allait, je pensais qu'au pire il n'irait qu'à 20h. Ce qui nous laissait le temps de faire les courses, de rentrer et qu'il me donne un coup de main pour les filles... mais non ! Monsieur a fait son plan perso le jour même sans se préoccuper du plan qui avait été établie pour la famille auparavant.

On s'est engueulé comme jamais. Il m'a dit qu'il n'avait été aussi en colère de sa vie après quelqu'un...
Je crois qu'il n'a absolument rien compris. Il pense que j'avais juste envie de "pêter un scandale" pour reprendre ses termes. Comme si j'avais envie de ça en ce moment, il se plante complètement.
Depuis le temps qu'on est ensemble, il a toujours pas compris que j'ai besoin de ces plans établis à l'avance, que quand tout est organisé, milimétré, ça me rassure, que j'ai besoin de ça pour me sentir en sécurité, surtout quand je vais pas bien comme en ce moment.
Et surtout en sachant qu'il allait me laisser seule le soir, que c'était la moindre des choses que de me respecter et de respecter mon programme et pas de décider au dernier moment et de me planter là, toute seule...
Oui, parce que j'angoisse d'être seule, déjà à la base, mais surtout en ce moment. Sans compter LE truc auquel il n'a pas pensait et qui m'a fait peur : le biberon du soir !
Evidemment, ça peut pas lui venir à l'idée, il aurait fallu que je lui dise, mais ça restait bloqué, j'arrivais pas à lui dire : j'ai peur de ce biberon !  
Parce que je me sens étrangère à ce système, parce que j'ai pas fait le deuil de la tétée du soir que je ne lui donne plus, parce que j'ai pas envie de lui donner ce truc en plastique, parce que j'ai peur que ça se passe mal .... toutes ses peurs m'ont assaillis et j'ai perdu le controle !
J'ai pas su trouver le courage pour lui donner cet argument, ce bon argument. J'ai sorti d'autres arguments, bien moins importants, certes, pour lui qui ne l'était pas du tout.
J'ai eu cette sensation d'être incomprise, isolée, seule...

Merde ! j'en ai marre d'être toujours obligée de tout lui dire, d'être obligée de mettre des mots sur ce qui me fait mal, d'être obligé de lui mettre un panneau 4x3 sous le nez avec des néons qui clignotent pour qu'il sache ce qui ne va pas. Il n'est incapable de déceler les choses qui me tracassent, d'anticiper ce qui me gêne. Il ne regarde pas plus loin que le bout de son nez et c'est ça qui me saoûle ! Je voudrais que des fois, il ressente pour moi, qu'il se mette à ma place comme moi je le fais pour lui...
Ce côté là de lui est vraiment rageant. Lui, si intelligent, manque de discernement. Il n'est pas attentionné, je l'ai pris comme ça, je le savais, mais parfois, c'est trop lourd. Surtout comme là, en ce moment, où j'en ai le plus besoin, où c'est même indispensable. Il a fait des efforts ces derniers jours, je vais pas le nier, mais c'est vrai que j'ai beaucoup besoin de lui pour traverser cette mauvaise période.

Pourquoi moi, je pense toutjours à anticiper ce qu'il a besoin, sans qu'il me le demande mais qu'inversement pourquoi n'arrive t-il jamais à anticiper mes besoins et pourquoi je suis obligée de toujours lui demander quand j'ai besoin de quelque chose ?

Il est parti en claquant la porte, me reprochant un tas de choses comme si je l'avais fait exprès de lui pourrir sa soirée et la journée de demain par la même occasion, parce que les courses pas faites, on ne pouvait plus partir tôt demain matin pour aller se promener comme prévu. Tout est de ma faute, de mon caractère de merde... il a pas osé dire de mes névrose, mais je l'ai entendu quand même...
C'est facile de m'accuser, c'est facile de me remettre en question, puisque c'est vrai que j'ai un tas de problème et que ça rejaillit parfois sur nous.
Mais lui, est-ce qu'il fait l'effort de prendre du recul et de réflêchir sur la possibilité qu'il est aussi fautif que moi ?
 Est-ce qu'il a pris la peine de se dire que si il avait commencé par me demander si il pouvait rejoindre ses potes à 18h,  si ça posait pas de problème pour les filles, pour les courses, pour le plan établit ?... non, il m'a dit "je vais..." et pas "t'as besoin de moi avant que je parte ..." !!!
C'est pourtant pas compliqué de prendre des gants parfois, de montrer que même si on va faire un truc de son côté, on fait attention à l'autre...
C'est juste ce genre de détail qui m'aurait suffit à ne pas m'énerver, me montrer qu'il avait un peu d'attention et de respect, et ainsi il aurait pu profiter pleinement de sa soirée, car moi, je me serais sentie rassurée pour affronter la mienne.

Je suis partie avec les filles sous le bras à 18h30 faire au moins les courses pour le pique-nique de demain - j'avais pas envie qu'il me reproche le fait qu'on aurait pas pu aller en forêt demain - malgré une tête en éruption vocanique, le cou déglingué, la difficulté à contenir les larmes.
Maxilouloute en a profiter pour m'en faire voir de toutes les couleurs. Notamment pour aller au lit... Elle a du sentir la tension.
En revanche, et malgré toutes les appréhensions, Minilouloute a bien pris son biberon, même si elle a un peu cherché mon sein au départ, elle a vite englouti son potage et a filé au lit toute fatiguée.
Moi, j'ai vraiment eu du mal.... que je déteste ce sentiment face à ce biberon, surtout dans ces conditions, j'étais vraiement pas prêt à lui donner ! J'aurai voulu avoir un peu plus de temps pour m'y faire. Si il m'en veut de lui avoir gâcher sa soirée, moi je lui en veux de ne pas m'avoir accordée encore un peu de délai....

Bordel ! j'en ai marre d'être aussi névrosée, de me traîner un tas de problème à la con qui m'empêche de communiquer dans les moments les plus graves, j'en ai marre de m'emporter et de ne pas savoir parler dans ces moments de stress, perdre mes moyens, me bloquer et ne pas dire les choses importantes.
J'en ai marre qu'il ne lise pas entre les lignes, qu'il soit si linéaire et basique, qu'il n'ait pas une once de subtilité, qu'il ne cherche pas à comprendre et que je sois obligée de devoir lui dire ce qu'il ne va pas sans que de lui-même il tente de deviner.
J'en ai marre...

Le pire moment a été quand il est parti : je me suis effondrée, il m'abandonné !
J'étais seule, personne à qui parler, personne vers qui me tourner, pas d'amis, pas de famille, rien...
Je ne supporte pas ce sentiment d'isolement, d'être seule, isolée...
Trop loin pour aller voir ma mère, pas envie de l'appeler de peur qu'elle se fasse un sang d'encre.
Pas d'amis proche à aller voir, pas d'amis à appeler pour ce genre de conneries.
Seule...


Si j'avais pas eu les filles ce soir, je sais pas ce j'aurai fait...

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