
Oui, j'ai survécu à mon premier jour de taf !
Et j'avoue, c'était jouissif !
Un départ sur les chapeaux de roues ce matin.
Le réveil a chanté à 7h30 -
réveillée par MA chanson du moment "Dès que j'te vois" de Vanessa Paradis, je
ne pouvais rêver mieux ! - mais j'ai eu du mal à sortir du pieux tellement j'avais mal dormi.
[mode ironique on] Oui parce que c'est bien connu, la veille d'un évènement majeur dans la vie de femme active, on dort comme un gros bébé... un sommeil
de plomb sans rêves délirants, sans sursauts avec l'idée récurrente d'avoir oublié un détail dans l'organisation de la journée à venir, ni par l'angoisse de ne pas avoir fait les bons choix
pour soi et le bien-être de la famille, ni l'envie de fuir loin loin loin de tous les tracas que cette nouvelle routine quotidienne va propulser dans ma cervelle de névrosée... sans compter sur
la tondeuse à gazon qui se met en route toute les deux heures - c'est à dire à chaque fois que je commence à me rendormir, et malgré des boules Quiès, y'a pas moyen de trouver le sommeil, tant
ce genre d'engin fait vibrer le matelas au point où j'as juste l'impression de faire une séance de Sport Elec' dans mon lit !
[mode off]...
Y'a pas à dire, je me suis levée avec la tête dans le *bip*...
Et puis Mnilouloute qui s'était réveillée samedi et dimanche avant 8h du mat' qui ne voulait pas se réveiller ce matin -
LE matin où j'aurai aimer lui donner la tétée avant 8h évidemment - et quand enfin elle se décide à manger, elle
prend son temps -
évidemment - pour finir par me faire un très joli rototo gracieusement accompagné de trop plein de lait... sur mon pull fraîchement
sorti de l'armoire et même pas le temps de me changer, juste le temps de la jeter dans les bras de sa grand-mère et d'enfiler mes bottes... et me voilà partie sur les routes embrumées de ma
contrée !
Vous remarquerez au passage la sollicitude de ma fille adorée, qui m'offre comme cadeau d'encouragement en cette première journée de travail, l'odeur exquise du lait maternel caillé !
"Merci mon coeur, je penserai à toi aujourd'hu..., et mes élèves aussi ! "
Vingt minutes later... Je suis arrivée dans la classe, les élèves étaient déjà au travail !
Mais heureusement, ma collègue sait que je viens de loin et ne m'en a pas tenu rigueur. Demain promis, j'arrive avant elle !
Je vous épargnerais les détails de mon travail qui consiste à seconder la prof auprès des élèves quand on scinde la classe en différents groupes de niveau. Je dirais juste que j'apprécie
l'autonomie qu'elle m'octroie et le champs de manoeuvre assez large qu'elle me propose... Au moins, j'ai pas l'impression d'être juste là pour faire de la merde, mais que je suis une personne à
part entière qui peut apporter sa contribution dans l'éducation de ces enfants.
J'avoue, ça me change de mon travail d'avant, où je n'étais qu'une sombre merde à qui l'on confié les tâches ingrates qui n'intéressaient personnes, "
la
poubelle à merdier" comme j'aimais affectueusement me surnommer !
Le contact est établi avec les élèves, aucun problème de ce côté là, ils sont ravis d'avoir quelqu'un rien que pour eux, rien que pour les aider. Ils sont tellement en demande, tellement dans
l'attente d'une progression. Rien à voir avec une classe dîte "normale"... Alors qu'ailleurs, ils seraient mis au rebut, ici, dans cette Unité Pédagogique d'Intégration, ils savent qu'ils
peuvent réussir contrairement à une classe générale, du coup, on sent leur motivation, leur envie de réussir et de les voir bûcher comme ça, c'est un réel plaisr que de les aider !
J'ai même mon premier petit fan, un minot de 11 ans, qui en une matinée s'est amouraché de moi, et tente de me montrer tout son savoir histoire de m'impressionner : C'est chou !
En revanche, j'ai quand même passer la journée avec une vision
d'horreur particulière : le plus grand de la classe, 14 ans
et pas toutes ses dents, m'a largement montré son séant durant une bonne partie de la journée !
Il faut dire que la mode du pantalon à mi-fesses à caleçon apparent, ça le fait moyen quand on est assis !
J'avoue que la première fois où mon regard s'est posé par inadvertance sur son dos et que mes yeux sont tombés sur son derrière, attirés comme un papillon de nuit sur un lampadaire
(en référence à la blancheur lunaire qui scintillait tel un spot en pleine nuit - non, parce que je ne voudrais pas qu'on me prête des idées salaces, je vous
rappelle qu'il s'agit d'enfants, oui des enfants, donc, je ne leur matte pas le cul - on verra ça avec le responsable informatique que j'ai repéré en salle des profs) donc,
disais-je car je m'égare... la première fois que mes yeux ont vu cette moitié de raie-des-fesses blafarde clairsemée des fameux
trois-poils-qui-se-battent-en-duel de l'ado boutonneux, j'ai du contenir un sacré fou rire ! Et toute l'heure qui a suivie, il a fallu que je me contrôle pour pas
qu'on s'aperçoive pourquoi je riais dans ma barbe !
Bref !
une sacré bonne journée...
Surtout quand je suis rentrée à la maison et que j'ai retrouvé mes louloutes, l'une bien fatiguée par sa journée d'école et l'autre affamée de retrouver le sein chaud et moelleux de sa môman
!
Afédubien !
Finalement, j'ai hâte d'y retourner demain, en espérant avoir la même envie toute l'année -
ce dont je doute à long terme, y'a bien des jours où ça va me
saoûler un peu - surtout en sachant que j'ai deux heures de travail en totale autonomie l'après-midi avec les plus grands, avec des projets intéressants sur le concept de Vie Sociale et
Professionenlle...
Vos murmures