Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 21:36
Je suis pas encore sortie de l'auberge, moi et mes casseroles...

Aujourd'hui, j'ai craqué, sans raisons apparentes.
Bien qu'avec le recul (et une conversation avc ma psy) je sais très bien ce qui m'a poussé à bout.

Malade depuis mardi, obligée de continuer à faire tourner la maison malgré tout, rattrapage en plus de cours en retard, fatiguée, lessivée, mal dormie, mal au dos, mal au coeur...
Personne qui s'occupe de moi, qui prend soin de moi, nerfs à vif, à fleur de peau...

A 16h30, c'est ma belle-mère qui a été chercher Maxilouloute à l'école.
Quand elle sont arrivées, elles avaient le cahier de l'école avec son travail des deux mois passés.
Je finissais mon cours - mortellement chiant et qui n'en finissait plus - avec des crampes dans les doigts tellement je voulais me dépécher pour m'occuper des filles après...
J'ai pas compris, j'ai pas écouté ce qui c'est passé derrière mon dos, j'ai juste tout d'un coup écouté la belle-mère lire à haute voix les annotations et appréciations de la maîtresse et faire des commentaires sur les résultats !
J'ai pas pu me contrôler, c'est sorti tout seul : je l'ai agressé verbalement !
Je ne supporte pas l'idée que quelqu'un d'autre que moi lise en premier le cahier de ma fille ! C'est mon truc, c'est mon rôle, c'est à moi !!!!
Et si encore elle avait lu dans un coin sans commenter, me laissant la jouissance de découvrir par moi-même les progrès de mon enfant...

Je suis partie furibarde de la maison à 17h, en sachant que j'avais mon rendez-vous chez la psy à 18h... juste le temps de passer un coup de fil à Mademoiselle (tu vois, cette fois, je l'ai fait, j'étais pas bien et je t'ai appelé - comme quoi je m'améliore !) histoire de me calmer, de m'apaiser... parce qu'avant de partir, Monsieur a rien trouver de mieux que de m'engueuler (même si c'était justifié) mais surtout de me coincer devant la porte en me faisant un odieux chantage comme quoi je devais appeler sa mère pour m'excuser et qu'il me laisserait pas partir tant que je l'aurai pas fait !!!!
Putain ! c'est la meilleure celle-là... est-ce qu'il a fait la même chose à sa mère le jour où elle m'a blessé avec ses paroles assassines ? est-ce qu'il l'a coincé dans un coin en l'invectivant d'aller s'excuser auprès de moi ? Non !
C'est sacrément gonflé !!!

De plus, je lui en veux de ne pas avoir su comprendre le pourquoi de ce craquage. De m'avoir "traité" de folle et de me dire d'aller me faire soigner parce que je prends tout à coeur en ce qui concerne mon métier de mère. Merci, c'est bien aimable, mais c'est déjà ce que je fais en consultant une psy régulièrement...
Oui, j'ai pété un câble parce que je ne supporte pas qu'on essaye de prendre ma place (que ce soit vrai ou pas, c'est mon ressentie).
Oui, j'ai un problème avec cette image de moi, ce besoin d'être une mère avant tout chose, qui à la fois me rend heureuse mais à la fois me bouffe la vie parce que je ne sais pas prendre de recul sur les choses importantes ou celles qui le sont moins...
Oui, j'ai débloqué et alors ? en ai-je pas le droit de temps en temps et cela ne veut-il pas dire qu'il pourrait être un minimum indulgent et tenter de me comprendre ?
Non... c'est tellement plus facile d'enfoncer les gens quand ils sont déjà au fond du trou... et d'appuyer un peu plus le pied, histoire d'être sûr que la tête soit bien enfoncée...
Encore une fois, il n'a pas été là, il n'a pas compris ou n'a pas chercher à comprendre... le soutien espéré ne sera jamais là....
Il ne s'est pas posé la question du pourquoi de ce craquage, il a juste constaté et a jugé...
Il ne m'a pas laissé le temps non plus de me calmer, d'aller voir la psy pour me poser et comprendre mon comportement.
Je dois donc me rendre à l'évidence. Je ne peux pas compter sur lui pour me sortir de la merde dans laquelle je suis. Il ne sera jamais le soutien que j'espère, il ne me comprendra jamais ou ne fera jamais l'effort de le faire...

Je lui en veux de ne pas s'occuper de moi quand je suis au plus mal, je lui en veux parce qu'il ne me comprend pas alors que c'était la seule personne sur laquelle je pouvais compter, sur laquelle me reposer, la seule qui était sensée me comprendre... Qui sera là pour moi ?

Pour en revenir à ce soir, la psy m'a grandement aidé à avancer.
Une bénédiction que mon rendez-vous tombait ce soir...
La conclusion de notre conversation :je ne sais pas qui je suis...
A force de tout donner aux autres, je me suis perdue en route.
Je prends trop à coeur mon rôle de mère parce que je ne sais pas qui je suis à part cette mère qui tente d'être absolument parfaite mais qui se rend compte qu'elle ne le sera jamais.
Je ne suis rien d'autre et lorsqu'on m'enlève ça, je n'ai plus rien. D'où ce sentiment de peur constante que quelqu'un prenne ma place...
Et puis ce besoin de retour que je n'obtiens jamais. J'ai besoin qu'on me montre qu'on m'aime, qu'on s'occupe de moi, qu'on prenne soin de moi... pourquoi ? parce que j'ai manqué de cela !
Les histoires du passé ressurgissent encore.... elles ne sont jamais définitivement enterrées celle-là et je déteste sortir les squelettes des placards.
Mais je vais devoir le faire... je vais aller consulter un autre psy, et régler les vieux comptes qui traînent avec moi-même et l'image du père, de l'homme en général.

Voilà, j'ai craqué...
Je suis rentrée à 20h à la maison, après avoir passé un coup de téléphone à ma belle-mère. Je me suis excusée de l'avoir agréssé, je lui ai expliqué que j'avais eu cette réaction parce que je ne connais pas d'autres moyens de défense que l'attaque quand je me sens en danger. Elle a compris, on a bien parlé, elle sait qu'on est mal toutes les deux en ce moment, pour des raisons différentes, mais parfois très proches...
Je ne me suis pas excuser parce qu'il m'avait menacé me l'avait demandé, mais parce que je savais que j'avais mal agi et qu'il suffisait de quelques heures pour que je me calme, que je discute avec des gens qui prennent le temps de m'écouter et de me calmer.... je suis pas totalement folle, je pète un câble quand j'en peux plus, quand je ne sais plus agir autrement, que je passe en mode "berserk" et que je ne me contrôle plus. Mais je suis sensée et capable de me rendre compte de mes erreurs, mais c'est certainement pas en m'enfonçant que je vais pouvoir améliorer ce genre de réaction !

Ce soir, on ne se parle pas, il s'est occupé des filles pendant mon absence...
Mais pas un mot depuis que je suis rentrée...
Je vais attendre. Je ne vais pas faire de nouveau un pas vers quelqu'un qui ne me tend pas la main...
Je sais que je ne suis pas facile à vivre, que mes démons empoisonne ma vie et la sienne...


Mais je ne suis pas seule fautive...




Partager cet article

Repost 0

commentaires

A l'Ombre des Murmures


facebookflickr twitter flickr_32.png

gmail_32.png

lesmurmures(at)gmail(point)com


 

Suivez-moi sur Hellocoton

Rechercher

Les Mosaïques des Murmures

 Body Whispers


pinup.jpg

PageRank Actuel

 

Mon Grenier