Samedi 17 mai 2008
L'intervention comico-chirurgicale


Alors aujourd'hui, on va la faire courte, parce que je suis toujours aussi fatiguée, cette fièvre ne me quitte pas et j'ai mal au cul.

Oui au cul, parce que mes antibios, c'est en intra-musculaire qu'on me les administre.

 

Et oui, Melle Gima, je sais, on pourrait me les faire dans le bide, mais j'ai pas de gras du bide (juste un vieux bourrelet, reste d'une grossesse pas si lointaine)...

 

Bref, hier, nous nous quittions sur mon attente d'une intervention pour m'ôter l'objet du délit - ce connard de stérilet comme nous l'appellerons - qui donc, se baladait joyeusement au fin fond de mon utérus, entraînant avec lui moultes germes et bactéries et nourrissant ainsi mon sang de quantités de poisons plus nuisibles les uns que les autres.

 

Oui, mattez un peu comme j'ai l'art du résumé !


 

L'infirmière de nuit s'emmerde. C'est un fait.

 

En même temps, qui ne s'emmerderait pas à passer sa nuit au chevet de malades tous plus chiants les uns que les autres ?

Du coup, pour se venger, elle débarque sournoisement dans votre chambre à 5h30 du mat', en allumant grand la lumière, un thermomètre dans une main et une perf dans l'autre.

 

Et paf ! Vas-y que je te colle le truc dans le cul...

 

Bon en même temps, on a surveillé ma température comme ça toutes les deux heures histoires d'éviter l'effet cocotte minute.

C'est fort urbain, mais quand même, au bout d'un moment, t'as juste un peu l'impression que ton cul est un hall de gare.

Bref, une fois les quelques soins prodigués, elle éteint la lumière et me laisse de nouveau entrer dans mon état comateux, entre fatigue, douleur, et peur.

 

A 7h, re-belote.

Je vous la refais pas, le scénario est le même qu'à 5h30.

La douche à la Bétadine en plus, pour être prête pour l'opération, si un jour elle a lieu.

 

Du coup, j'en profite pour demander ce qu'il va advenir de moi dans les heures à venir, parce que j'ai toujours mal, je suis à jeun depuis la veille, je suis fatiguée... et j'ai toujours MAL, bordel !

 

Bien entendu, les infirmières n'en savent rien, il faut attendre le médecin de garde, qui n'est autre que : Dr FOUFOUNE !!!

 

Alors ça c'est fort !

Le gynécologue de garde en ce beau lundi de Pentecôte n'est autre que mon habituel Dr Foufoune, celui-là même qui doit m'opérer le 12 juin et qui voulait donc attendre cette date pour m'ôter ce connard de stérilet.

 

Y'a donc plus qu'à attendre mon sauveur...

Sauf que comme tous les messies, ben il s'est fait attendre le cochon !

 

L'a fait tranquillement sa grasse mat', fait son petit tour au golf, pris sa douche, abusé de l'after-shave... et a débarqué la bouche en coeur à 11h dans ma chambre en scandant :

« Alors qu'est-ce qu'elle a la p'tite dame ? »

 

Bon j'avoue que là, j'ai failli l'attraper par la cravate pour lui dire que la p'tite dame, ellle avait un mal de chien à cause de ce connard de stérilet qui se balade au fond de son utérus, et qu'elle allait lui coller dans le cul histoire de voir un peu ce que ça fait !

 

Mais je me suis contenté de faire « argh grrmmlfff mal grr arggheeuh bobo grmllff enlever moi ça fpfff ». En gros.

Il m'a répondu en souriant, «  Et ben c'est parti, on descend au bloc ! »

 

Et là, tout s'est accéléré, j'ai pas eu le temps de faire ouf !


Deux brancardiers sont venus me chercher, m'ont descendu dans une belle salle d'opération toute neuve.

En arrivant, je suis tombée sur une infirmière-anesthésiste copine de ma mère que j'avais pas vue depuis des lustres et qui me promis de s'occuper de moi au réveil, ça j'avoue, c'était super réconfortant.

Puis, j'ai été prise en charge par deux infirmières super gentilles et rassurantes, malgré le fait qu'elle me m'installèrent dans la position la plus humiliante et ridicule qui soit pour une opération : couchée les deux pieds en l'air, la chatte au vent...



Oui, c'est le moment comico-tragique de mon histoire,

celle où on est partagé entre l'envie de rire et de pleurer.


Mais heureusement, est arrivé l'anesthésiste, le mec qu'est devenu instantanément mon nouveau super meilleur ami, grâce aux bouffées d'oxygène qu'il m'envoyé, histoire que je me détende. Merci M'sieur, je vous aime.

Mon Dr Foufoune est arrivé masqué, les mains en l'air comme dans les séries TV, ses yeux rieurs m'ont fait un clin d'oeil pour dire qu'on y allait et on m'a injecté de la drogue super puissante que j'ai même pas eu le temps de compter que je dormais déjà.

 

 

La suite du récit n'est pas singulièrement palpitante, si ce n'est que je n'avais plus du tout de douleurs au réveil, mais que j'ai continué à avoir pas mal de fièvre et que pour la peine, j'ai eu le droit de rester à l'hosto jusqu'à mercredi matin, avec alternance d'anti-douleurs, d'anti-inflammatoires et d'anti-bio.

 

 

Et puis mercredi 11h, Monsieur est venu me chercher, j'étais trop heureuse de rentrer enfin chez moi, de retrouver mon lit, mon oreiller et ma couette.... sauf que...

 

 

Non !

 

 

Souvenez-vous, je venais à peine de vous faire un signe de vie, quand je dus retourner illico d'où je venais, et en grande pompe s'il vous plait. Même pas eu le temps de passer une nuit chez moi...

Et ce fût le deuxième interlude de Monsieur, un brin angoissant et surtout très mystérieux...

 

Et comme je suis rien qu'une grosse counasse épuisée, je vous raconterai la suite et fin de mon aventure médicale au pays de la septicémie demain... même qu'il y'aura du suspens, de la peur, de la sueur, du vomi et des bactéries !



Allez, je retourne au lit !            

 

publié dans : Contes des nuits noires par Gallïane
ajouter un commentaire commentaires (7)   

Commentaires

Et si tu changeais de gynéco (et tu le tues avant à la limite).
commentaire n° : 1 posté par : valerie (site web) le: 18/05/2008 02:55:41
Euhh... non !

A vrai dire, c'est pas vraiment sa faute, on peut pas parler d'erreur médicale de sa part.
Un stérilet qui se déplace, ça arrive et ça ne s'infecte pas systématiquement.
Il voulait m'épargner un anesthésie en sachant que je devais déjà en subir une le 12.
ça partait d'une bonne intention, il pouvait pas deviner que j'allais faire une endométrite et que ça allait tourner à la septicémie...

Et puis c'est le seul de cette putain de ville merdique que j'apprécie...
réponse de : Gallïane (site web) le: 18/05/2008 11:19:57
house à coté c'est du pipi de chat... mon pauvre bout de chou endolori....
enfin tant que tu ecris c'est que tu vas assez mieux...
commentaire n° : 2 posté par : carl (site web) le: 18/05/2008 10:22:27
Oui, j'arrive à écire entre deux siestes, c'est déjà pas mal !

Mais bordel, j'ai jamais autant dormi de ma vie, un truc de dingue.
(et transpirer aussi, 'tin la fièvre, ça te ruine une literie !)
réponse de : Gallïane (site web) le: 18/05/2008 11:15:16
Et beh... quelle aventure ma pauvre Gallïane !
commentaire n° : 3 posté par : Clyne (site web) le: 18/05/2008 12:18:30
Et attends la suite ce soir !

C'est top méga fun comme on dit...
réponse de : Gallïane (site web) le: 18/05/2008 18:48:44
J'allais oublier : Bon rétablissement !
commentaire n° : 4 posté par : Clyne (site web) le: 18/05/2008 12:19:34
Mais tu ne vas tout de même pas remettre un autre stérilet après ça, si?
Tu peux pas utiliser un autre moyen de contraception? (implant, capotes, abstinence... ha non pas ça pardon!)

bises
commentaire n° : 5 posté par : Spike (site web) le: 18/05/2008 18:18:22
Ben j'ai pas le droit de remettre un stérilet pendant un an parès ça.
J'ai bien les boules là, parce que c'est ce que je supporte de mieux en terme de contraceptifs...

Capote, y'a pas moyen pour différentes problèmes, pillule et tout ce qui contient trop d'hormones comme l'implant, cépapotible non plus... et l'abstinence... et puis quoi encore, me coudre la chatte et attendre que ça passe ?

Je vais peut être voir pour les patchs, il parait que c'est pas mal, pas trop d'effets secondaires...
réponse de : Gallïane (site web) le: 18/05/2008 18:51:08
Je compatis très sincèrement à ta mésaventure, il m'est arrivé quasiment la même chose en février sauf que pour moi c'était pas un stérilet balladeur qui était en cause mais tout simplement une bourde du médecin qui m'a accouché de mon 3e et qui a "oublié" un morceau de placenta ! Ca fait quand même bizarre de se dire que denos jours ce genre de chose puisse encore arriver et qu'on aurait pu en crever à 48h près.
commentaire n° : 6 posté par : MarieS (site web) le: 18/05/2008 22:24:34
Oué, je crois que c'est ça le truc le plus impressionnant : c'est de se rendre compte qu'on aurait pu mourir comme ça, d'un claquement de doigts snas vraiment s'en rendre compte.

Une belle frayeur !
réponse de : Gallïane (site web) le: 19/05/2008 09:36:31
Bonjour,

Je suis bien content de ton retour...malgré tes petits soucis (encore) de santé !
Je vois que tu t'ai bien amusé à l'hopital...c vrai que les "longs couteaux" ont toujours de l'humour !! lol
Repose toi bien et patience pour ton cul....
commentaire n° : 7 posté par : justmoi dit le touriste le: 19/05/2008 10:12:56

J'ai demandé à mon masseur personnel de s'occuper de mon cul... chais pas pourquoi mai sil avait l'air ravi ! :D


réponse de : Gallïane (site web) le: 19/05/2008 14:27:15

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