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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:31
Aujourd'hui, journée de merde.

Absolument. JOUR-NÉE DE MER-DE !


Du coup, je vous préviens, ce billet va être rudement chiant à lire, parce que je ne vais pas râler, mais constater que je fais un boulot de merde et qu'on m'y prend pour une merde.




Ce matin, je suis arrivée en retard, parce qu'il y avait des travaux sur la route, c'est nul, c'est chiant, je déteste ça.

On peut dire que la journée commençait bien.

Mais quand j'arrive dans la classe à 9h25, et que je m'aperçois que je n'ai plus de bureau... alors là, consternation !!!


Ma collègue l'a poussé au fond de la classe et a collé dessus une tonne de merde.

Je n'avais même pas une chaise pour poser mon sac et mon manteau.


C'est chouette le retour de vacances !


A la récré de 10h, je lui demande si je peux récupérer mon bureau, elle me répond qu'elle ne veut plus que j'en ai un parce que ça prend trop de place dans la classe et qu'elle a besoin de circuler librement.

Ok, donc j'en prends bonne note :  je prends de la place.

Et me demander si elle peut le faire, en m'expliquant pourquoi, avoir la correction et la décence de le faire en ma présence et non pas sournoisement derrière mon dos ? Non, ça lui vient pas à l'esprit ?

 

Bref. Et où donc que je peux coller mon séant, et accessoirement mes affaires pour travailler maintenant ?

Sur la grande table de travail d'arts plastiques des élèves (donc où je ne peux pas poser mes affaires sans avoir un essaim de golmouth en train de matter ce que je fais) ou à la rigeur sur la minuscule table où elle entrepose notre archaïque PC datant de l'ère primaire, entre le moniteur antédiluvien, le clavier fossilisé et l'antique souris vierge de mollette du millieu.


Je tire la gueule donc. Logique non ?


Je ronge mon frein pour ne pas lui dire à quel point je la trouve incorrecte avec moi... Et là, s'ensuit une "discussion" quelque peu agitée où je manifeste mon mécontement de ne plus avoir une place à moi dans la classe pour pouvoir bosser mes cours de Licence notamment.

Quel argument n'avais-je pas été chercher là ?

 

Tu es la seule AVS à MA connaissance qui ait le DROIT de travailler ses cours pendant ses heures de travail.

Ah pardon ! Excuse-moi, l'année dernière, tu m'avais dis que ça te posait aucun problème. C'est plus de rigueur cette année apparemment. Il aurait été intéressant de m'en informer au lieu de me le reprocher d'un coup d'un seul.

 

Et puis d'ailleurs, à ce propos, j'aimerai bien que tu fasses un peu ton boulot dans cette classe ?

Hein quoi comment, qu'est-ce que tu entends par là ? Que j'en rame pas une, que je fais pas mon taf corretement ou un truc de ce genre ?

Y'a trois matins, tu me sors qu'il faut que je laisse les gamins "s'autonomiser" et que j'arrête d'aller les aider, que je suis trop présente, que je  parasite ton cours en intervenant... et là, je ne suis pas assez présente auprès d'eux ? J'ai comme l'impression qu'il y a un petit truc de contradictoire dans tes propos.


Ah et puis tant qu'on y est, que tu arrives à 9h15, ça me fait chier, parce que je peux pas te faire bosser à ma place sur le cours de français, et que je dois me taper les deux groupes de travail en même temps.

Ah, donc quand je t'ai demandais en début d'année si ça te dérangeait que j'arrive à 15 les matins à cause des horaires à la con de l'école de ma fille, quand tu as dit oui, c'était juste des paroles en l'air pour faire style chuis cool ? Encore une fois, le reprochre facile.

 

Et bien sûr, l'argument innébranlable : je n'ai pas à décaler mes séquences de travail pour tes arrangements personnels, que c'est à toi de t'adapter, t'es là pour M'ASSISTER !!!

Euh... assister les élèves oui. Toi, je ne sais pas, sur mon contrat c'est pas noté assistante personnel de Melle H., professeur-des-écoles-pour-avoir-plus-de-vacances-qu'en-tant-qu'architecte et surtout qui change d'avis comme de chemise.

 

Je ne vais pas vous raconter le passage où, d'après elle, je ne fais pas mon compte d'heure, vu qu'elle ne savait absolument pas de quoi elle parlait vu que c'était déjà réglé en haut-lieu avec le chef d'établissement et que vouloir faire du zèle la rendu particulièrement ridicule.

 

Plus versatile et lunatique, tu meurs.

 

Elle m'a accablé de reproches divers et variés.

Elle a recommençait le soir avant que je parte pour rentrer chez moi.

Et vous savez ce que j'ai fait ?

 

Rien.

 

Absolument rien.

Je suis restée comme deux ronds de flanc, hébétée, abasourdie, estomaquée par sa véhémence à mon égard et sa facilité à me trouver tous les défauts de la terre entière, alors qu'elle sait très bien qu'elle ne peut se passer de moi, que les fois où je suis absente, elle se retrouve bien emmerdée.

C'est fou ! Je suis une grande gueule, je l'ouvre tout le temps, je n'ai pas ma langue dans ma poche... sauf quand il s'agit du travail.

Alors là, je suis toute petite, j'ai l'impression d'avoir 12 ans et de me faire gronder par mes parents, je n'ai aucune répartie et je me laisse sermonner en bredouillant deux ou trois arguments sans poids ni consistance.

 

Je ne comprends pas ce paradoxe de ma personnalité. Pourquoi, dans le travail, je m'écrase systématiquement, pourquoi je redoute autant le conflit, que je refuse d'aborder les probèmes en face et pourquoi ça me met dans tous mes états quand on finit par en parler ?

 

Ce boulot, je sais que j'ai tords de la prendre à coeur, mais c'est comme ça. Quand je fais quelque chose, je m'investis. D'autant que je sais que je suis faite pour ça, que c'est en quelque sorte une vocation et que je suis très motivée pour faire ce que je fais (ce qui n'est pas exactement son cas !)

 

Alors pourquoi chercher à me casser de la sorte, pourquoi être méprisante et condescendante ?

 

Je soupçonne cette nana d'être jalouse de ma facilité de communication avec les enfants comme avec les adultes,  que l'on m'apprécie et qu'on me félicite pour cela, tandis qu'elle, en revanche, et assez mal vu à cause de son côté revêche et hautaine qui ne se mélange jamais aux autres et ne s'adresse à eux que pour leur demander un service.

Je la soupçonne d'être très mal à l'aise de devoir enseigner devant quelqu'un - moi en l'occurence - et de penser que je la juge (ce qui n'est pas totalement faux) et que ceci ébranle sa confiance en elle. Sans compter qu'elle ne supporte pas que je donne mon avis sur un élève ou encore que j'arrive à quelque chose avec un autre par connivence et création d'un lien avec celui-ci.

Je la soupçonne d'être aigrie par sa petit vie étriquée, coincée dans un boulot où finalement, elle ne trouve pas satisfaction (à part les  nombreux congés, la difficulté d'enseigner à des enfants en difficulté demande un énorme travail en aval, ce que moi, en tant qu'assistante, je n'ai pas à faire), parce qu'elle est seule et/ou mal baisée et que j'ai une vie tout à fait palpitante à côté.

 

 

Certes, tout ceci ne sont que supposition, mais au moins, ça me permet d'expliquer un minimum sont comportement et de survivre à ce genre de clash, sans sortir les arguments de poids tel que "c'est une salope", "elle est conne" ou "elle est folle" ou pire... me mettre à pleurer comme une andouille.

 

 

Demain la suite... 

Je vous raconterai pourquoi j'ai de l'avenir dans le porno-gay-allemand.

 

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commentaires

Amapola 10/11/2008 17:52

tu es tombée sur une c... voilà tout, mais je peux t'assurer que je connais personnellement des tas d'instits très pros ET avec le sens de l'humour. Quant à l'éternelle ritournelle sur les vacances des profs, bien sûr que je me sens concernée : j'm'la prend systématiquement dans la tête!!Re-héhé!

Gallïane 10/11/2008 18:14


Conne, le mot est faible.
Après en avoir parler avec pas mal de collègues, je viens de m'apercevoir que personne ne pouvait la sentir.

Pour les vacances, je te rassure, le personnel de l'enseignement subit ces propos, même quand il n'est pas prof ou instit ! Même combat quoi !


Amapola 10/11/2008 07:55

cette mlle H est vraiment une grosse c... Mais la réflexion sur "les vacances" et les grosses faigniasses de profs, c'était petit ET pourri. Es-tu seulement au courant qu'elles ne nous sont pas payées ces vacances?sinon bonne chance pour le porno allemand!  ;)

Gallïane 10/11/2008 09:26



Es-tu au seulement courant que les instits manquent singulièrement de second degré ?


Tu t'offusques lorsque je rapporte les propos d'une nana qui dit avoir laissé tomber son boulot d'architecte pour être instit et avoir plus de vacances, tu as quelque chose à te reprocher à ce
niveau ?


 


Héhé.



Angie 08/11/2008 08:47

Ouais c'est un nouveau genre de p(a)in...

Clyne 07/11/2008 16:37

C'est d'autant plus dur de se faire entendre quand tu es en bas de l'échelle :(Maintenant, il faudrait pas que son attitude ait des retombées sur ton travail car après elle aurait de bonnes raisons de te casser auprès de ton supérieur...Ne lui laisse pas cette opportunité !L'ironie c'est pas mal sinon dans le genre "tu te fous de ma gueule mais moi aussi" :PTu réponds par un grand sourire dès qu'elle te fait une remarque, elle finira par se sentir toute con :)(et c'est quand même plus intelligent que de lui foutre un pain :P )

Angie 07/11/2008 15:15

Et tu ne lui as pas collé un pin en pleine gueule ?Moi je l'aurais bouffée, en sus.

Gallïane 07/11/2008 16:10


un pin ? J'en avais pas sous la main, y'en a pas dans l'espace vert du collège.
un pin's ? C'est un peu violent tout de même, d'épingler un pin's sur la gueule des gens.

un pain en revanche, j'avoue, ça m'a démangé les doigts, mais comme je le dis, je n'arrive jamais à réagir pour de vrai....


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