Depuis quelque temps, quand j'écoutais la radio, il y avait un truc qui m'écorchait les oreilles.
Ça me faisait saigner les tympans au point que je pensais ne plus pouvoir arrêter l'hémorragie si j'écoutais la chanson en entier.
Du coup, je ne savais pas ce que c'était vu que je zappais dès les premières notes.
Cela dit, comme je suis curieuse, je me suis dit qu'il fallait bien que je me dévoue une fois de plus pour la science et que je découvre quel "artiste" avait bien pu nous infliger cette
épouvantable merde composition, j'ai donc pris mon courage à deux mains et écouté jusqu'au bout la fameuse chanson pour connaître le
nom du chanteur ou celui du titre de la chanson.
Mes tympans ne s'en sont pas remis, j'ai des cicatrices dans les trompes d'Eustache et je pense que mon ouïe ne sera plus jamais la même mais je sais désormais qu'il s'agit de "Tatoue-moi" !
Mais qu'est-ce donc que ce truc là, me suis-je écriée les grands dieux ?!!!
Quelques recherches plus tard sur l'internet mondial et paf ! je découvre qu'il s'agit du premier single extrait de la comédie musicale "Mozart, l'opéra Rock" !!!
Ce clip est fanbtastique, vous en conviendrez : Mozart ressemble à un épouvantail efféminé qui chante avec ses pieds. Les paroles sont complètement cons, musicalement ça n'a pas plus d'intérêt que la Danse des Canards, c'est censé être du rock mais ça appartient à cette catégorie au moins autant que AC/DC à du Zouk Love ... mais en plus, ça a le culot de vouloir retracer plus ou moins la vie du fameux compositeur viennois.

C'est sûr que là, il doit se retourner dans sa fosse communautaire ce bon vieux Wolfang Amadeus !
Certes, on peut admettre que Mozart ait pu aimer des femmes mais de là à vouloir en faire un Casanova libertin, faudrait peut être voir à se calmer !
Surtout en sachant que comme beaucoup de génie, le cul était le cadet de ses soucis et qu'il avait suffisamment à faire avec ses compositions de requiems et autres opéras que de s'emmerder dans des soirées dépravées avec des catins impudiques.
Apparement, il était plutôt du genre soirées distinguées et fastueuses chez l'Ambassadeur - n'oubliez pas les Ferrero Rocher - et il était d'ailleurs endetté à cause de ses goûts de
luxe... mais point d'histoire de sexe dans ses biographies, hormis cette anecdote comme quoi il aurait été amoureux de la soeur de sa future
femme - mais il était jeune et elle, elle n'en voulait pas !
(oui, j'aime me documenter avant d'écrire des articles)
Bref, romancer la vie de Mozart, ça avait déjà été fait dans le très bon film de Milos Forman notamment, lui prêter des comportements ou des propos qu'il n'aurait pas tenu, passons encore... mais là, carrément, le faire passer pour un dieu de la quequète ressemblant à Nicolas Sirkis qui s'envoit en l'air avec des chanteuses vulgaires... je m'insurge !

Enfin, quand on sait que c'est un spectacle produit par Dove Attia - oui, le jury de la Nouvelle Star qui n'a jamais rien de constructif à dire à
part que tout le monde il est beau et gentil - tout de suite, on comprend mieux le problème.
Un jour, il faudra éradiquer les comédies musicales.
Ou plutôt éradiquer Dove Atttia.
Parce qu'il existe des comédies musicales qui en valent la peine.
Phantom of The Paradise de Brian de Palma par exemple, si vous voulez vous culturer un peu, je vous le recommande fortement. Dans le genre rock et décadence, vous serez comblés !
Sur ce je vous laisse, je vais refaire les pansements de mes oreilles,
je saigne encore...
Vos murmures