Si je me permets de vous écrire aujourd'hui, c'est dans le but d'améliorer nos relations professionnelles.
Car oui, figurez-vous, il ne va plus être possible que vous vous intrusionnez de la sorte dans ma vie, qui plus est de manière tout à fait nocturne et intrusive.
En effet, vous introduire de la sorte dans mes rêves afin de me faire travailler comme une forcenée, quand bien même au son de votre guitare sur les mélodies
de De Palmas pensant que cela apaiserait le poids du fardeau de mon labeur - et bien que cela demeure assez agréable - n'est ni plus ni moins que du travail dissimulé, pour ne pas dire de l'esclavagisme.
Or, se réveiller le matin en ayant le sentiment d'avoir bossé toute la nuit durant, au delà de la fatigue physique occasionnée, augmente fortement le sentiment d'exploitation intense.
Et sans compensation financière telle que des heures supplémentaires ou encore une tarification majorée de mon salaire pour travail nocturne... je me vois au regret de vous dire que je ne pourrai renouveller l'expérience ultérieurement.
Il va sans dire évidemment que je garderai pour moi les détails de cette nuit d'exploitation intensive, mais que si vous osiez de nouveau éprouver mes nuits, vous me verriez dans l'obligation de
vous dénoncer à l'Inspection du Travail, peut être même serai-je forcée de vous dénoncer pour harcèlement musical sur
le lieu de travail nocturne et de saisir un tribunal.
Très cordialement,
Vos murmures