Partager l'article ! Noël, plus jamais !: Donc voilà, ça c'est fait, c'était mon dernier Noël en famille. Quand je dis famille, c'est à dire la famill ...
Donc voilà, ça c'est fait, c'était mon dernier Noël en famille.
Quand je dis famille, c'est à dire la famille du côté de ma mère, grand-mère, oncles, tantes, cousins, cousines et tout le tremblement. S'en est donc fini de toutes ces simagrées.
L'année prochaine, ils peuvent aller se brosser, hors de question que je mette les pieds à leur réveillon de merde.
L'année prochaine, je fête Noël avec elles !
J'avais du avoir un pressentiment quand je vous avais dit que je n'avais pas envie de passer Noël en famille, que ça me saoulait d'avance, que je cherchais une excuse pour ne pas y aller... je savais plus ou moins que comme chaque année, passer trois plombes à table, baffrer comme des pourceaux et se noyer sous une floppée de cadeaux allait me gonfler royalement mais en fait, j'étais en dessous du compte !
Parce qu'au delà de ces détails à la con et pénibles, j'ai carrément vécu le Noël de l'humiliation... donc autant vous dire que c'est véritablement fini !
Ma famille, certains y verront la leur, c'est une bonne vieille famille de province, avec ses convenances et ses
préjugés. Pas des bouseux, mais des esprits étriqués dans leur petite vie monotone où tout doit rentrer dans le moule sous peine d'être conspué sur
l'autel de la honte.
Les photos n'ont aucun rapport avec l'histoire...
Et moi, je suis le canard noir de cette famille.
Ça fait 30 ans que je défie cette famille par mon comportement marginal, ma propre façon de penser, ma culture underground, ma "différence" en somme. Et ils ne se gênent pas pour me le rappeler régulièrement. Ma grand-mère par exemple, n'a de cesse de dire que de toute façon, je suis la fille de mon père. (ahah)
Pour rappel, mon père est un connard - voleur et menteur dans ses grandes oeuvres - qui est parti avec ma tante, donc bon, c'est assez mal vu et l'amalgame est si vite fait d'associer mon caractère entier à un père que je ne vois plus depuis mes 15 ans et que j'abhore.
Cette année, c'est mon oncle, qui plus est mon parrain, qui a décidé de m'humilier devant toute la
famille. C'est tellement festif et dans l'esprit de Noël chez nous de me foutre la honte et de me prouver que je ne suis qu'une merde, qu'un dîner sans que je m'en prenne la tronche, ça ne serait
pas drôle !
Faut dire que lorsqu'on nous bassine pendant 20 minutes avec des clichés gros comme des camions sur les juifs, comme quoi qu'ils ont la fibre commerciale, ça a tendance légèrement à me fatiguer. Manquait plus qu'on me sorte que les noirs ont le rythme dans la peau et que les arabes sentent un peu fort et j'offrais leur carte du FN à chaque membre de ma famille.
Bref, j'ai pas pu m'empêcher d'intervenir et de dire que ça me faisait rire leur préjugés à la con que je me prenais un retour de volée à base de "Tu vas pas nous apprendre la vie" genre t'as 12 ans et demi alors tu fermes ta gueule.
C'est chouette la filiation, ça donne le droit à nos ancêtres de nous pourrir la gueule sous prétexte qu'ils sont plus agés, donc plus d'expérience que nous.
... mais c'est uniquement dans le but thérapeutique de me réconforter !
Ah pardon Messieurs, dames, j'avais oublié ! J'ai juste 30 ans, un bon gros passif derrière mois, des enfants et un métier.... j'en ai certainement vu plus que la moitié de ma famille qui vit dans un conventionnel qui ferait peur à une grenouille de bénitier . Mais bref, j'avais encore ouvert ma bouche une fois de trop !
C'est bien parce que nous avions les filles qui attendaient leurs cadeaux qu'on ne s'est pas barré. Monsieur a du se contenir pour ne pas intervenir. S'il l'avait fait, je pense que tout ça se
serait fini en pugilat.
Pas envie de faire d'esclandre, de passer encore plus pour des gros connards, mais il est clair que plus jamais, nous repasserons un réveillon avec eux !
Fini les convenances et de faire plaisir aux autres, pour que j'en souffre, pour qu'on me sous-estime, qu'on me
prenne pour la dernière des connes et qu'on m'abaisse bien bas afin de me faire comprendre que je ne serai jamais à la hauteur du reste de cette famille.
Non merci, j'en ai soupé !
Vivement Noël prochain qu'on ne fasse rien !
Vos murmures