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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:51

benoit-hamon-1

Mercredi 26 mai, j'avais rendez-vous au 10, rue de Solférino, siège du Parti Socialiste, pour y rencontrer Benoît Hamon, le porte-parole du parti à la rose, rencontré grâce à Twitter...

 

Comme promis, je vous livre ici son interview, en toute modestie...

 

 

Bonjour Benoît Hamon et bienvenue chez les Murmures.

 

 

Vous êtes porte-parole du Parti Socialiste. Vous êtes seul à assurer cette tâche alors que Dodo et Fredo sont obligés de s’y mettre à deux pour l’UMP.

Vous êtes Superman ou bien ils sont nuls ?


C’est un exercice difficile, un statut souvent dans la joute, dans l’agressivité et à vrai dire, si je pouvais en faire moins, ça m’arrangerait. Mais actuellement, c’est organisé de cette manière là bien qu’il soit arrivé par le passé qu’il y ait deux porte-paroles au PS.

En même temps à l’UMP, il y a un numéro 1, Frédo, et un numéro 2, Dodo. Frédéric Lefebvre qui est plus dans une relation personnelle à Sarkozy, qu’il connait bien et à qui il parle directement tandis que Dominique Paillé est plus dans une communication classique.

Je ne serais pas contre avoir moins de travail. On n’est pas bon tout le temps, on parle beaucoup, on lasse, on radote même parfois. Même si je pense que répéter fait parti du métier, certains messages ont besoin d’être répétés pour rentrer dans les têtes.

Je confesse une certaine lassitude…

 

Vous avez ouvert votre compte Twitter en avril 2008. Vous êtes donc dans les tous premiers hommes politiques à utiliser ce nouveau moyen de communication.

Vous n’avez pas voulu laisser le monopole du tweet à NKM ?


En fait, c’est un pote qui m’a conseillé de m’inscrire sur ce réseau social.

J’avoue ne pas avoir été du tout convaincu au début. J’étais déjà assez méfiant de la manière dont fonctionnent les réseaux sociaux qui ont une tendance à réduire le message politique et là, avec Twitter, il me semblait impossible de faire de la politique en 140 signes. Mais cet ami m’a convaincu parce qu’au contraire, ça peut permettre de parler un peu d’autre chose et il faut l’utiliser comme un instrument de communication différent. J’en ai un usage très instinctif, je peux aussi bien parler de banalités ou bien écrire une réaction à quelque chose que j’ai entendu. Souvent mon envie de tweeter me prend le matin en prenant mon café tout en écoutant France Inter.

Ça me permet de dire des choses que je ne dirais pas à la télé ou à la radio, je peux y compris m’autoriser des piques à l’égard de certains « confrères ».

Je tweete vraiment sans trop calculer…

 

 

Dominique Paillé n’écrit pas lui-même ses tweets.

Avez-vous également un nègre sur cet outil numérique ?

 

C’est moi qui suis exclusivement sur Twitter, comme sur mon Facebook qui sont d’ailleurs liés.

Tout simplement parce que lorsqu’il m’arrive d’avoir une parole décalée, je veux pouvoir assumer à 100%. Il n’y aurait rien de pire que quelqu’un qui tweeterait à ma place et qui ferait un truc un peu tangent qui puisse m’énerver alors que là, c’est moi qui assume en cas de paroles déplacées. Même lorsque je tweete des trucs un peu limites rétrospectivement à mes yeux, je veux pouvoir assumer ce que j’ai dit.

Sur Twitter comme ailleurs, vous n’échappez pas au fait que vous êtes exposés médiatiquement et qu’il y a des gens qui vous aiment bien mais également des gens qui vous détestent et qui en profitent pour vous le faire savoir. Le problème de ce genre d’outils, c’est qu’ils permettent une forme de franchise, qu’on peut en mettre plein la gueule que ce soit un politique, une star, etc… mais toujours un peu à l’abri, sous le couvert d’internet, on a tous une identité Twitter et Facebook, y’a toujours un écran pour nous protéger. Souvent, je me retiens d’en dire plus, parce qu’il y a des types qui passent leur temps à me suivre à chaque émission pour me dire que ça ne va pas.

Donc comme il m’est arrivé parfois d’avoir sur Twitter des réponses un peu « ciselées », je préfère que ce soit moi qui les écrive.

 

 

Qu’est-ce que Twitter vous apporte dans votre vie d’homme politique ?

Ce nouveau média vous permet-il une meilleure proximité avec vos concitoyens ?


Oui, oui, quelques-uns mais au final pas beaucoup par rapport au nombre de followers que j’ai. En même temps, j’ai des gens qui reviennent régulièrement, qui me répondent, souvent dans le registre j’aime ou j’aime pas.

C’est plutôt intéressant notamment après les prestations médiatiques parce qu’on se rend compte quand on est passé au travers.

Il y a des tweets qui me parlent, des choses qui me font marrer, il y a des traits d’esprits assez remarquables. Quand on prend le temps de lire une centaine de tweets, il y a des choses à pleurer de rire, il y a des des joutes verbales ou des clashes intellectuels, traits d’esprits contre traits d’esprits.

 


Le 3 mai dernier, le sénateur UMP Jean-Louis Masson a déposé un projet de loi tendant à faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des blogueurs professionnels et non professionnels. En somme, M. Masson souhaite lever l’anonymat des blogueurs, et les ficher.

Je ne vais pas vous cacher que mes « collègues » voient en cette mesure une atteinte à la liberté d’expression. Qu’en pensez-vous ?


Je n’en ai pas entendu parler, surement parce qu’il ne s’agit que d’une proposition de loi et qu’elle ne sera pas reprise par le gouvernement. Il y a un paquet de sénateurs et de parlementaires qui ont un rapport aux libertés publiques problématiques, notamment en ce qui concerne internet parce qu’ils n’y comprennent rien, l’absence de familiarité avec l’instrument lui-même amène à tous les fantasmes possibles. Ce sénateur a dû avoir lui-même un problème personnel avec un blogueur sur sa circonscription alors depuis, il lui est resté un poids sur l’estomac.

Les périodes de crise sont souvent des périodes où les libertés sont menacées, où il ya toujours dans la société une tentation de vouloir fliquer, mettre sous contrôle ce qui peut apparaître comme des champignons de contestations, il y a des champions de l’ordre établi et ce monsieur semble en faire parti bien que je ne le connaisse pas.

 

On peut dire que personne ne le connaissait non plus jusqu’à ce qu’il propose cette loi. Désormais, il est devenu très célèbre sur la toile, il vient de se donner une bonne image et de se faire une très belle notoriété auprès des internautes.


Il y a des mecs comme ça qui ont une vision coercitive ou répressive, voire symptomatique des problèmes qui se posent, surtout quand ils ne comprennent rien.

Il existe du côté du gouvernement (en tout cas à droite aujourd’hui) une forme de méfiance et de soupçon permanent à l’égard des réseaux sociaux, des blogs.

Encore que je trouve que le gouvernement, sur la question des apéros Facebook, a été assez habile en disant que le problème n’était pas Facebook mais la consommation excessive d’alcool, la possibilité d’encadrer ou pas un évènement comme celui-ci. C’était une position assez sage mais cela n’empêche pas que tous les week-ends des jeunes de se mettre minables, et  la question n’est pas de savoir si c’est par Facebook ou non.

Le truc c’est que pendant de tels évènements, avec 5000 mecs, avec la came ou l’alcool, il y a des risques de bagarres…

 

Mais avec la fête de la musique, c’est pareil. En fait dès qu’il y a un mouvement de foule, ça commence à faire peur… qu’est-ce que ça va être quand les Bleus auront gagné la Coupe du Monde ?!


Oui c’est ça oui… (rire moqueur)

 

 

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Ne trouvez-vous pas indécent, pour un parti ou un homme politique, de fêter une victoire un soir d’élection ?

La célébration ne devrait-elle pas avoir lieu (ou pas) au contraire en fin de mandat, à l’heure des bilans ?


Alors moi je vais vous dire, quand on va battre Sarkozy en 2012, on ne pourra pas m’empêcher de faire la fête !

Mais c’est vrai que dans la réalité les gens vous élisent pour que vous respectiez vos engagements, même si cela crée de la joie pour les citoyens également le soir de l’élection, ils vous élisent surtout parce qu’ils considèrent qu’il s’agit du chemin à prendre.

La vérité, c’est que même lorsqu’on a de bons résultats, on ne peut jamais attendre des citoyens qu’ils nous décernent une médaille parce qu’on a bien travaillé. Jospin en 2002 perd alors qu’il a un bon bilan mais apparait pauvre dans son discours par rapport à Chirac.

Il faut toujours avoir une attention forte à réussir ce pour quoi on s’est engagé, il ne faut jamais oublier et ne pas s’arrêter en chemin.

Moi je suis pour une fête au début et une fête à la fin.

Rien n’empêche également de saluer le vote du parlement ou des électeurs dans des moments de la vie politique forts tels que l’abolition de la peine de mort ou d’autres mesures décisives ou des réformes emblématiques qui modifient considérablement la vie des gens.

 

 

Egon Krenz, le dernier président de la RDA avant la chute du Mur, a déclaré :

« Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’Histoire ».

Dans un monde où 1 milliard de personnes ont faim, alors que nous pourrions techniquement en nourrir 15 milliards, que pensez-vous de cette affirmation ? Les financiers n’ont-ils pas pris le dessus sur les politiques ?


Si, le pire étant ce qui se passe aujourd’hui. Vous avez une crise financière liée à prise de risque des établissements bancaires qui ont rendu le système défaillant. Ces prises de risque leur permettaient d’engranger des bénéfices considérables qui étaient redistribués aux actionnaires, aux traders, mais pas aux épargnants

La conséquence de cette crise financière, ça a été un plongeon des marchés financiers.

Les banques menacées de faire faillite n’avaient plus confiance les unes en les autres et ne se prêtaient plus d’argent entre elles. Ce qu’on appelle le marché interbancaire.

Il a donc fallut remettre de la  fluidité dans le système bancaire avec une intervention massive des états (Europe, Etats-Unis, Asie) qui ont réinjectés des liquidités dans le système interbancaire pour permettre aux banques de se prêter de nouveau de l’argent.

Cela dit, la conséquence de cette crise financière a été une crise économique extrêmement forte, avec moins d’investissements des entreprises, entraînant une baisse des salaires et du pouvoir d’achat. On s’est trouvé dans une situation où chaque année, on crée moins de richesses.

La croissance a été vue à la baisse, voire même en récession pour certains pays européens… on a détruit de la richesse.

Tout cela entraine alors la crise sociale, et tout le discours qui a été  de dire : « Les peuples, les systèmes sociaux qu’ils se sont choisis, les protections et garanties collectives, les emplois… ne peuvent plus être exposés à ce niveau de risque, liées à des pratiques motivées uniquement par la cupidité et l’avidité». Il fallait donc en finir avec la toute puissance de ces marchés financiers, qu’ils soient moins motivés par cette recherche du profit que par la nécessité de financer l’économie réelle, pour que les entreprises trouvent à emprunter de l’argent pour effectuer de la recherche, créer des nouveaux produits, donc créer de l’emploi, etc…

Tout le discours était donc « il faudra réguler les marchés financiers ».

Et deux ans après cette crise, que se passe-t-il ?

Dans tous les états, les marchés exigent qu’on réduise la dette et donc demandent la mise en œuvre de plans d’austérité. Les marchés financiers n’ont plus confiance dans ces états qui se sont puissamment endettés alors qu’ils sont venus au secours des banques elles-mêmes et parce qu’ils sont également victimes de la crise économique, c’est la puissance publique qui prend le relai d’investisseurs privés qui sont prudents ou qui n’ont carrément pas les moyens d’injecter de l’argent dans l’économie.

Les états creusent leur déficit parce qu’ils se substituent à des acteurs privés défaillants.

On se retrouve avec une situation où maintenant on a payé deux fois, on a sauvé les banques, on a creusé les déficits pour soutenir l’activité économique… et ce sont ces marchés financiers et les banques qu’on a sauvé qui désormais spéculent sur la dette et exigent des états qu’ils mettent en œuvre des plans d’austérité.

On nous a donc aujourd’hui intimé l’ordre de mettre en place des plans d’austérité sous la forme de réduction de fonctionnaires, de gel des salaires des fonctionnaires, de baisses des allocations sociales (RSA, allocation logement, prestations compensation handicap, etc) …

 

C’est encore une fois les plus démunis qui vont trinquer…

 

Ce seront d’abord tous les français qui vont payer, et évidemment dans les français les plus bas.

Il faut savoir que les continents ont réagi différemment à cette crise. Alors qu’auparavant, l’Europe était le continent de la régulation, faute de volonté politique ou de leadership ambitieux, c’est l’Amérique du Nord aujourd’hui qui pratique le plus la régulation. Le projet adopté au Sénat à l’initiative de la Maison Blanche en matière de régulation financière est un projet très ambitieux et surtout 10 fois plus fort que ce que fait l’Europe.

Le paradoxe actuel c’est que les Etats-Unis proposent de réguler bien plus que nous le faisons alors que l’on se vantait en Europe d’être le continent de la régulation, des protections collectives, etc…

C’est exactement le contraire maintenant.

 

Les pays d’Europe sont des égoïstes nationaux, qui ont à cœur de se préoccuper d’abord de leurs intérêts et c’est bien beau de faire la leçon à tout le monde quand on est aussi faible politiquement tous ensemble. Il faut arrêter de faire de grande déclaration sur l’Europe de la régulation alors qu’aujourd’hui, on laisse à l’intérieur de l’Europe les systèmes sociaux être en concurrence les uns par rapport aux autres, les systèmes fiscaux également…. Ça nivelle tout par le bas !

 

 

Pour finir, une dernière question :

 

DSK a tous les avantages du statut de Président de la République avec le FMI, sans les inconvénients. S’il se présente à la présidentielle de 2012, qu’a-t-il à gagner ?

Ne devrait-il pas plutôt laisser sa place à un jeune breton ?

 

La particularité de la vie politique française, c’est qu’elle renouvelle très peu les élites politiques, à la différence de beaucoup de démocratie en Europe, les démocraties anglo-saxonnes en particulier, qui observent un puissant renouvellement du paysage politique régulier.

On observe également un faible renouvellement des élites en général, exemple, les journalistes qui interviennent en politique sont les mêmes depuis des années, mais cela vaut également pour les grands patrons, etc…  Il y a une forme de frein au renouvellement des élites, ce qui s’avère particulièrement fort et vrai pour les élites issues de 68 qui s’accrochent beaucoup au pouvoir quel qu’il soit.

Quoi qu’il en soit, si DSK se présente, il y aura des primaires, on choisira le meilleur et voilà.

 

Et vous ne pensez pas qu’il faut mettre des jeunes de gauche à la tête du pays ?


Le choix des français a prouvé que les gens ont toujours tendance à considérer que la crédibilité vient avec l’âge, même après avoir perdu plusieurs élections.

 

N’est-ce pas également parce qu’il y a plus de personnes d’un certain âge que de jeunes qui votent ?


Il y a effectivement un vieillissement de la population. Les populations les plus âgées se sentent plus vulnérables, plus inquiètes, elles ont tendance à être plus rétives à tout ce qui pourrait bousculer l’ordre établi. Or la part de cette population âgée ne cesse de croître au niveau du collège électoral français.

J’ai toujours pensé qu’on pouvait parler aux personnes âgées en leur parlant de leur propre sort, mais en leur parlant aussi des générations nouvelles. Ce qui est nécessaire de changer aujourd’hui si on veut changer, c’est d’arrêter de voter en fonction de son intérêt à soi. C’est la différence entre la gauche et la droite !

Nous ce qu’on propose souvent, c’est des motivations qui ne concernent pas que soi. La politique, ce n’est pas un guichet où on vend des prestations aux uns et aux autres en fonction de leurs besoins. Une vision de l’avenir qui intègre les rapports de force, les obstacles aux changements.

 

Un jour la présidence, ça vous intéresse ?


That’s not the question !

Ce qui compte, c’est de combattre Sarkozy !

 

Vous avez une préférence ?


Oui, j’ai une préférence mais on ne sait pas encore qui est candidat. Mais je sais ce que je ferai.

 

Un mix de DSK et Aubry ferait le candidat idéal, entre le charisme de l’un et la dimension de proximité de l’autre…


L’un comme l’autre dans les sondages aujourd’hui peuvent battre Sarkozy…

 

 

Benoît Hamon, je vous remercie ! 


Merci à vous, c'était un plaisir.

 


Je tiens à remercier encore une fois Benoit Hamon pour son accueil décontracté, il m'a offert la possibilité d'effectuer cet entretien des plus intéressants... je ne regrette qu'une chose : ne pas avoir eu le temps de lui tirer le portrait !

 

 

tweet-BenoitHamon

 

 

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Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
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commentaires

JB 02/06/2010 13:47



Certes ! 


Mais ce n'est pas dans ce sens que je portais ma critique.


Ce qui compte ce n'est pas de combattre Sarkozy (on s'en fout de Sarkozy) ce qui compte c'est de servir les citoyens français, de servir la France et ses intérêts... "combattre Sarkozy" devrait
n'être qu'un des petits + amené par leurs idées politique, cela ne devrait pas être le fer de lance !



JB 02/06/2010 11:38



Bonjour,


Je viens de découvrir votre blog et évidement cet interview.


Tout d'abord, bravo ! La classe comme interview pour un blog ;)


J'ai lu l'article en diagonal et je suis déçu... "Ben" m'a définitivement perdu quand, quand vous lui demandez si il est intéressé par la présidence, il répond que "ce qui compte est de battre
Sarkozy" ! C'est dommage...


JB



Gallïane 02/06/2010 13:31



Je ne suis pas d'accord... j'aime l'idée qu'il préfère que le parti batte Sarko, plutôt qu'un seul homme. C'est avant tout l'union qui fait la force, pas les individualités. Surtout qu'on a vu ce
que ça donnait !



Dom 31/05/2010 19:35



Bravo pour cet ITW intéressante (des deux côtés).


j'aime beaucoup lire benoit Hamon sur twitter, et certains de ses twitts m'ont fait vraiment bien fait rire.
Ce que je retiens surtout c'est que l'outil en question permet aussi de découvrir davantage la personne qui se cache derrière le politique,que ce soit lui, ou le sénateur lambert, à condition
qu'ils jouent le jeu de cet outil et qu'ils n'en fassent pas un simple relais de leur agenda et programme.


Comme quoi, ce n'est pas forcément une question d'âge.


Je retiens de ces propos le fait qu'effectivement la classe politique française ne se renouvelle pas, on a toujours les mêmes tronches au 20h00 depuis plus de 20 ans,ce qui est regrettable.


 



Gallïane 31/05/2010 20:18



C'est également ce que j'ai appris de cet itw : le non renouvellement du paysage politique français, un explication très logique !


Après, ce sont des hommes comme lui qui feront peut être bouger les choses un jour ! 


 


Et pour le coup, c'est clair qu'il est plus intéressant de lire un vrai Benoit Hamon qui tweete à l'instinct que le nègre de Dominique Paillé ! :D



David CABAS 31/05/2010 00:17



Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?


 


Alors que les bourses chutent, que l'Euro est à l agonie, que les plans d'austérités se multiplie à travers l'Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l'augmentation de la dette !


 


Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l'écho
d'un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !


 


Mais tout ceci est une arnaque : L'arnaque de la dette !


 


Jusqu'au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d'émettre du crédit à très bas taux d'intérêt afin de financer les besoins de l'état et d'investir dans les projets d'avenir !


 


Mais sous prétexte d'inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis
cette époque la France s'endette auprès des marchés financiers avec des taux d'intérêts élevés et c'est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!


 


En claire, ce sont les taux d'intérêts imposés sur la dette qui créer l'augmentation folle des dette publique !


 


L'alternative


 


Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l'investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans
l'économie physique au service de la population et du travail humain.


 


Nous devons dire Non au chantage de l'empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York


 


Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


 


David CABAS


david.cabas.over-blog.fr






Trefline 28/05/2010 17:50



Hey!


Très bonne interview, j'aime bien le ton que tu utilises, ça changer de l'interview politique habituelle ;)


Benoit Hamon est l'un des hommes politiques pour qui j'ai une IMMENSE estime. Je trouve qu'il incarne parfaitement ce que c'est qu'être socialiste aujourd'hui. Ce que j'adore chez lui, c'est
qu'il ASSUME: il n'essaie pas de faire du "rose" pâle, il est socialiste, il prend clairement position à gauche, et ça, c'est définitivement la classe!


Et puis il a l'air cool comme homme. Et puis j'aime bien comment il utilise Facebook et Twitter. Ma plus grande frustration dans la vie est qu'il ne me followe pas :P



Gallïane 29/05/2010 19:09



Je suis sûre qu'en, lui faisant la requête, il te suivra ! ;)



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