La Vie de Famille

Mardi 17 novembre 2009 2 17 11 2009 00:00

Aujourd'hui, au retour de la crèche, n'ayant pas la voiture, nous avons dû prendre le tram, la Tornade et moi.

 


C'était sa première fois sans la poussette, directement sur les fauteuil, toute seule comme une grande à côté de maman... et à 17h30 en pleine cohue des gens qui sortent du travail.


J'appréhendais un peu, vu qu'elle a un peu de mal à tenir en place.

Ça s'est plutôt bien passé, elle a fini par s'agiter à deux stations de l'arrivée... mais c'est sans compter sur le petit moulin à parole qu'elle est devenue depuis quelques mois.

(le premier qui dit comme sa mère, j'lui pète les dents !)


Sur notre ligne de tram, de la crèche à la maison, il y a pas moins de 17 arrêts sur une durée de 30 min environ.

 

Au premier arrêt, la Tornade me dit :

" - C'est fini Maman ?"

- Non ma Puce, on s'arrête pour prendre des gens et on redémarre."

Mine perplexe, voire dubitative, elle ne moufte pas sur cette information.

 

Au deuxième arrêt, rebelote :

" - C'est fini ?"

- Non, non, on prend d'autres gens et ça repart ma chérie !"

- On redémarre d'accord !"

 

Troisième arrêt, ce n'est plus une question mais une affirmation :

" - C'est fini !"

- Mais non, il y a encore plein d'arrêt, ça va être un peu long !

- On redémarre !"

 

La dame assise en face de nous commencait à sourire en coin à chaque intervention, ce qui n'a pas échappé à ma pipelette qui s'est mise à lui faire la conversation entre les deux arrêts suivant, à base de "Il est beau ton collier Madame" "T'as vu mes doudous Madame" "Et mon nounours, il s'appelle Doudou et ma souris c'est MaTatouille (?) !!!"...

  La brave femme a eu bien du mal à se replonger dans son Marc Levy mais j'ai un peu envie de dire que ce n'est pas très grave, ma fille est bien plus intéressante que l'auteur préféré des françaises !

 

Bref, au quatrième arrêt, de nouveau :

" - C'est fini ! On attend les gens... On redémarre !"


  Et cette phrase, on l' a juste écoutée aux 13 arrêts suivants !

13 arrêts, c'est long. 13 fois la même phrase, sur le même ton.

Le tout pendant 30 min.

 


Elle ne serait pas un peu monomaniaque la petite là, tout de même ?




- Par Gallïane
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 20:05

Une grosse citrouille du jardin...


Deux petites sorcières...


... très curieuses !


Et une soirée crêpes pour finir cette fin d'octobre !


- Par Gallïane
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 10 2009 13:39

Quand on dit "je suis tombée du lit", en général, c'est une expression imagée pour signifier qu'on s'est réveillée très tôt le matin.


Mais parfois, cette expression prend littéralement tout son sens.

A l'instar de certaine personne de ma connaissance - dont je ne citerai pas le nom - qui ont déjà testé physiquement cet adage aux risques et périls de leur épaule, hier matin, je me suis cassée la gueule de mon lit.

 

Crédit : liliaimelenougat


Ce vautrage en beauté est intervenu alors que j'étais en train de rêver que je courais après un canard que je devais plumer...


Mais là n'est pas le propos.


Le vrai fond du problème, c'est que je risque presque toutes les nuits de me rompre le cou, presque toute les nuits, je mets ma vie en danger... et ce, à cause d'une seule et vile personne : Monsieur !


Chaque soir, chacun se cale de son côté et chaque nuit Monsieur se déplace innocemment vers moi centimètre par centimètre, empiètant chaque heure de plus en plus sur mon territoire nocturne, pour finir au petit matin la tête sur mon oreiller.


Conséquences :

Recroquevillée sur le rebord du matelas, me retournant dans un demi-sommeil, je finis par tomber du lit !


J'ai beau le repousser de toutes mes forces, j'ai bien du mal à déplacer ses 87 kilos de graisse muscles... et pire encore, il arrive parfois qu'il m'invective dans son sommeil pour le dérangement occassionné par mes récriminations.


Je songe vaguement à faire lit à part....

 

... Mais qui fera la bouillote pour réchauffer le lit si on ne dort plus ensemble ?

 


- Par Gallïane
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 17:39

Dans la famille Chez-les-Murmures-on-ne-fait-rien-comme-tout-le-monde, on demande la petite dernière !


Aujourd'hui, je n'ai pas pu aller travailler parce que la Tornade a développé dans la nuit une pathologie peu commune.

 

Hier soir, elle se plaignait d'avoir mal dans la bouche et vu qu'elle s'était mise à baver, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une molaire qui pointait le nez, j'ai donc administré la dose salvatrice de Doliprane puis couché mon monstre tôt afin qu'il se repose en vue de sa longue journée de crèche le lendemain.

 

Sauf qu'à 22h30, elle s'est mise à pleurer et est devenue inconsolable tellement elle souffrait. Lorsqu'on lui a demandé de nous montrer sa bouche, nous n'avons pas été déçus du voyage : sa langue était recouverte de boutons !


Elle avait également légèrement gonflée et l'empêchait de parler normalent ce qui s'avéra plutôt comique...


Mais ne nous moquons pas d'un enfant souffrant - ça le rend belliqueux et peu coopératif en cas de besoin d'examen approfondis - et j'avoue avoir eu peur d'une quelconque réaction allergique, vue les antécédents familiaux. Nous l'avons donc gardée un bon moment avec nous puis rechouchée un peu plus tard.


Bien évidemment, la douleur devait être suffisamment pénible pour qu'elle me réveille quatre fois dans la nuit en pleurant, mais vu que j'avais des quintes de toux, finalement, c'était une nuit tout à fait ordinaire au pays des maladies !


Cet après-midi, nous nous sommes donc rendues chez le Docteur Tagada, le confrère de notre doctoresse habituelle partie en vacances et qui finit toujours sa consultation avec une fraise, et il n'a pas eu une seconde d'hésitation sur le diagnostic : c'est une langue géographique !


Oui, parfaitement, une langue géographique ou plus exactement une glossite exfoliatrice marginée comme on dit dans le jargon, c'est à dire une langue présentant l'aspect d'une carte de géographie avec des aires dépapillées roses entourées d'une bordure blanchâtre légèrement surélevée.

 

Suggestion de présentation

Photo non contractuelle


Alors a priori, c'est une maladie auto-immune peu fréquente, d'origine génétique, bénigne mais dont on ne connait pas vraiment l'origine... Chouette, on aime faire dans l'original chez les Murmures !

Limite, je pense proposer ce cas au Docteur House, histoire qu'il nous fasse un petit diagnostic différentiel, voire plus si affinités... si vous voyez ce que je veux dire !

L'avantage, c'est que ce n'est pas très grave, sauf en cas de fissurations, mais ça, je préfère qu'on le garde pour une prochaine fois, dans un nouvel épisode que l'on appellera Urgences dont le héros se nommera le Docteur Ross.

Quoi ? on a le droit de rêver !


 

Sinon, tant que j'y étais, le médecin en a profité pour voir l'origine de cette toux qui me prend les soirs : il s'agit d'une allergie à l'ambroisie !

Voilà ce qui me cause la désagréable sensation de démengeaisons dans les poumons, mon nez explosé, mes éternuements à répétion et ma fatigue constante.

 

Moi je commence à croire que la nature est très malsaine...

 

 

Je vais cesser le bio et l'écologie si ça continue !

 


- Par Gallïane
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 09 2009 09:56


Depuis la semaine dernière, je ne vous cache pas que je suis au maximum overspeed : cette rentrée est pour moi un vrai marathon qui va se poursuivre tout au long de l’année !

 

 

Chaque matin, j’enchaîne une série d’épreuves digne des 12 travaux d’Hercule  dans une course contre la montre effrénée.

A peine ai-je posé le pied par terre à 7h, que mon entraînement quotidien commence :

- Se réveiller, émerger, s’étirer, se laver, s’habiller

- Faire de même avec les deux louloutes

- Se maquiller pendant que les enfants prennent le petit-déjeuner

- Préparer mon panier-repas du midi

- Ne pas oublier le goûter pour la garderie de la grande (oublié 1 fois sur 2)

Le tout dans la joie ET la bonne humeur, Mesdames, Messieurs.

 

Ce pentathlon s’ensuit par un petit jogging vagal matinal pour rejoindre l’école et y déposer à 8h pétante la Grande à la garderie.

Dans cette épreuve de style, je dois prendre en compte le handicap « poussette » et prévoir les chaussures de circonstance, de préférence plates et pratiques (mais on emmènera une paire d’escarpins dans son sac pour plus tard – on reste femme avant tout !), d’autant que cette course d’obstacle relève de l’épreuve olympique avec la dizaine de marches que je dois emprunter pour accéder à la salle de garderie. Toujours avec la dite poussette citée plus haut, car la Tornade, du haut de ses 2 ans et demi est plus promte à la connerie qu’à la marche rapide.

Dans cette école, pas de plan incliné pour les escaliers, un ascenseur réservé uniquement aux élèves handicapés et interdit aux poussettes pour une quelconque question de sécurité qu’on n’a pas su m’expliquer.

Logique implacable à laquelle je me plie bon gré mal gré, travaillant du biceps et portant à bout de bras mes 17kg de poussette – Tornade comprise – jusqu’au jour où je me pèterai la gueule dans ces putains d’escaliers et que je jouerai la carte de la responsabilité de l’école au niveau de la sécurité, justement !

Cherry on the cake : le vigile de l’école qui, chaque jour, me regarde me faire chier à ouvrir la porte avec mes 3 sacs, une poussette et un gamine à cartable roulant, puis m’emmerder à descendre ces foutus escaliers sans même bouger le petit doigt, assis confortablement dans sa loge à la con !

C’est sûr, ce n’est pas la galanterie qui l’étouffera celui-là !

 

Enfin, une fois ma Grande installée à la garderie, je refais le parcours en sens inverse : re-escalier et re-porte (sans le vigile toujours) et re-course matinale (j’ai mal !) pour rejoindre ma voiture. Pliage de poussette, arrimage de Tornade sur siège auto et direction crèche.

Dix minutes de trajet, dépôt du deuxième colis et de son sac : quinze minutes chrono, je suis au taquet !

Me reste cinq minutes pour arriver à 8h30 sur mon lieu de travail et attaquer fraîche et pimpante ma journée !

 

 

Je suis une sportive de haut niveau !

 

 

- Par Gallïane
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