Sinon des fois, je travaille

Jeudi 22 octobre 2009
Je suis en grève. Pas de blog hein... mais dans la vraie vie, dans mon travail... parce que c'est la crise, parce tout va mal et que la boite par à vau l'eau...




Demain, je serai solidaire de mes collègues... parce que 40 d'entre nous partiront, parce que 40 autres resteront, que personne ne sait qui seront les premiers et que ça ne sera pas forcément drôle pour les derniers.

Demain, je suis en grève, je manifesterai...
Que je sois concernée ou non par ce PSE, notre avenir est incertain...



Célaluuutteeuuufinaleuuuh !       



*PSE = Plan de Sauvegarde de l'Emploi
- Par Gallïane
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Jeudi 8 octobre 2009

Il y a des jours où on se lève, on se bouscule on se rend compte qu'on a plus la tête dans le cul que d'habitude.

Crédit : Pulupulu.fr


Je m'étais pourtant couchée telle une poule de luxe à 22h00, accompagnée de Millenium, le roman Krissprolls dont j'ai commencé la lecture depuis quelques jours, mais après quelques lignes, mes yeux se sont mis à saigner de fatigue... j'ai préféré éteindre et m'abandonner aux bras de Morphée, histoire de respecter l'horloge biologique de mon cycle de sommeil.


22h30 - 6h45.

Normalement, avec 8h de sommeil, j'aurai dû me sentir "réparée" et en forme pour cette nouvelle journée.

Mais il faut croire que me coucher à 1h30 du matin mardi après le concert d'Archive n'est plus de mon grand âge puisque non, je n'étais pas en forme ce matin.

J'avais la tête gravement collé dans le fondement.

 

C'est au radar que j'ai lavé et habillé les enfants, les collant ensuite devant leur petit-déjeuner le temps que moi-même, je procède à mes ablutions rituelles matinales.


Arrivée au travail, toujours dans la brume, je peux vous dire que je ne brillais par ma conversation.

Je me suis plongée dans mon thé et le nez collé à mon écran, j'a tenté de décrypter les messages laissés sur le forum de ma boîte par des joueurs totalement déchaînés qui n'avaient rien eu d'autre à faire hier soir de se foutre sur le pif !


Bref, une heure plus tard, l'effet diurétique du thé frappa à la porte de ma vessie et n'y tenant plus, je dû me rendre aux infâmes latrines.


Et c'est là que, en équilibre sur mes cuisses - vous savez bien qu'il est mal de s'asseoir sur les toilettes publiques - je me suis aperçue... QUE J'AVAIS FOUTU MA CULOTTE A L'ENVERS !


Comme le Roi Dagobert, j'avais mis ma culotte à l'envers.


Bon, je vous rassure, j'avais pas mis le derrière devant et le devant derrière... mais je n'avais pas dû retrouner ma culotte après le lavage-séchage.


Pendant une seconde, je me suis demandée si je pouvais passer la journée avec ma culotte à l'envers, mais en fait, je me suis immédiatement dit que j'allais passer les heures à venir à ne penser qu'à ça et que du coup, je n'avais d'autres solutions que de remettre ma culotte à l'endroit.


C'est donc en toute dignité et avec classe que j'ai ôté mon pantalon et retourné ma culotte, le tout, sans ôter mes chaussures puisque j'avais eu la bonne idée de mettre mes Doc's et que j'ai eu la flemme de défaire et refaire les lacets.

 

 

Je suis définitivement une femme du monde !


- Par Gallïane
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Jeudi 2 juillet 2009
"Cher Chef,


Si je me permets de vous écrire aujourd'hui, c'est dans le but d'améliorer nos relations professionnelles.


Car oui, figurez-vous, il ne va plus être possible que vous vous intrusionnez de la sorte dans ma vie, qui plus est de manière tout à fait nocturne et intrusive.

 


En effet, vous introduire de la sorte dans mes rêves afin de me faire travailler comme une forcenée, quand bien même au son de votre guitare sur les mélodies de De Palmas pensant que cela apaiserait le poids du fardeau de mon labeur - et bien que cela demeure assez agréable - n'est ni plus ni moins que du travail dissimulé, pour ne pas dire de l'esclavagisme.

 

 

Or, se réveiller le matin en ayant le sentiment d'avoir bossé toute la nuit durant, au delà de la fatigue physique occasionnée, augmente fortement le sentiment d'exploitation intense.

Et sans compensation financière telle que des heures supplémentaires ou encore une tarification majorée de mon salaire pour travail nocturne... je me vois au regret de vous dire que je ne pourrai renouveller l'expérience ultérieurement.

 


Il va sans dire évidemment que je garderai pour moi les détails de cette nuit d'exploitation intensive, mais que si vous osiez de nouveau éprouver mes nuits, vous me verriez dans l'obligation de vous dénoncer à l'Inspection du Travail, peut être même serai-je forcée de vous dénoncer pour harcèlement musical sur le lieu de travail nocturne et de saisir un tribunal.

 

Très cordialement,                       


Votre dévouée assistante. "         



- Par Gallïane
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Jeudi 4 juin 2009
Comment je me suis faite grillée au boulot aujourd'hui ?

Simple !

Monsieur m'envoie une vidéo, je chausse mon casque pour la matter tranquillou.
Et je me cale tranquillement dans mon fauteuil pour matter l'oeuvre en question.

Tiens, d'ailleurs, je vous colle cette vidéo d'anthologie, j'en ai encore mal aux zygomatiques :


Bref, j'étais absorbée par la traduction des paroles de hautes voltiges de ce clip quand soudainement, je vois la moitié de l'open space tourné vers moi, riant en agitant les bras, et même deux collègues en train de chanter la chanson que j'écoute !

Enfer et damnation ! Que se passe-t-il ?
La honte internationale en 30 secondes !!!

En fait, ma prise de casque était mal branchée et je faisais profiter tout l'open space du charmant cover de Total Eclipse of the Heart !

Déjà, la honte de ne pas m'en être rendu compte.
Et double honte de laisser penser les gens que j'écoute du Bonnie Tyler !

Je crois même que je suis devenue rouge quand mon chef m'a dit en rigolant : "grillée ! "


Et moi, je vais répondre : "même pas mal !"


Enfin si, un peu quand même...

- Par Gallïane
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Lundi 1 juin 2009

  

Oué, toi là, t’as été à ton travail today ou bien t’es resté peinard sous la couette à rien branler ?

 

Non parce que moi, figurez-vous que j’ai été bosser aujourd’hui.

Oué, et même que j’ai terminé un dossier. Dingue non ?!!!

 

 

Ce qui ne m’a pas empêché de me poser un tas de questions sur cette histoire de lundi de Pentecôte travaillé ou non.

Déjà, du matin, y’avait pas un bruit dans la rue, et quand j’ai pris ma bagnole, j’ai cru qu’on jouait un remake de Resident Evil et que d’un moment à un autre, un zombie sortirait d’un coin de rue pour me bouffer la cervelle.

Pas un chat, pas une bagnole, pas un bouchon, pas un ralentissement aux feux rouges… j’étais sur mon lieu de travail en moins de 10 minutes.

Dans mon service, on était 5 dans l’open space, je n’ai pas été compter dans les autres services, mais ça m’avait tout l’air d’être pareil !

 

Oui, parce que dans ma boite, on avait le choix entre bosser aujourd’hui ou récupérer 1h30 par jour dans la semaine. Et moi, 1h30 de plus à mes 7h45 hebdomadaires, ça me fait trop, je suis une petite nature (et accessoirement, j’aime bien voir mes enfants et mon conjoint plus de 2heures par jour – ça s’appelle la vie de famille qu'il parait !)

Bref, j’ai opté pour aller bosser pour faire ma journée de solidarité.

 

Ah oui d’ailleurs, parlons-en de la solidarité !

 

Quand on sait qu’on bosse aujourd’hui pour filer du fric aux vieux qui n’en voient même pas la couleur les pauvres, on a encore envie de dire foutage de gueule mais on va s’abstenir parce que ça ne serait pas politiquement correct. (Sarko ? Je te vois !)…


Sans compter que c’est un peu la fête à noeunoeud en matière de législation au final et qu’on ne sait même plus à quel sein se vouer tant nous sommes perdus dans les méandres administrato-juridiques :

"Le lundi de Pentecôte, après avoir été un jour férié durant des années, se retrouve obligatoire du jour au lendemain, mais face à la colère des salariés ne l’est plus qu’à la carte : la condition est qu’il soit remplacé par un autre jour dans l’année."

 

C’est un peu le grand n’importe quoi (comme on sait si bien le faire en France)… du coup, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres cette histoire !

 

 

 

 

Bon allez, trêve de bavardages,

j’ai une séance de Body Jam à tester dans mon paquet de céréales Fitness !


- Par Gallïane
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