Il murmure

Mercredi 28 octobre 2009 3 28 10 2009 11:13

 

Aujourd'hui c'est encore Monsieur-Murmures-moi-même qui va vous causer, attention faudrait voir à ne pas s'y habituer, non plus.

 

Je suis professeur des écoles stagiaire, pour les profanes c'est l'année qui se situe entre l'obtention du concours et la titularisation, je suis à moitié en formation à l'IUFM et à moitié en classe en responsabilité.

 

Dans le cadre de ces classes en responsabilité, nous avons divers stages tout au long de l'année, avec la possibilité d'en effectuer certains à l'étranger, dans ce que nous appelons des stages d'éducation comparée. Et à mon IUFM, leur spécialité, c'est le Mali. J'ai postulé, et j'ai été retenu, avec cinq collègues.

 

 

Il s'agit pour moi d'une aubaine, puisque depuis mon travail au Burkina-Faso (ça commence ici et puis ça continue et et et ça finit ici) je n'attendais qu'une chose : repartir. Et dans le cadre de mon nouveau métier, là ce n'était plus du rêve mais du fantasme.

 

Du coup, j'avais plein de projets en tête, dont la rédaction d'un blog photo carnet de voyage, dans lequel j'aurais mis toute ma passion et toute mon énergie.

 

Bref, que de bonnes choses en somme.

 

Et puis la semaine dernière, je jette un coup d'oeil sur le site du ministère des affaires étrangères, leur section "conseils aux voyageurs" étant un must-have avant de partir. Mais honnêtement, c'était juste pour la forme, le Mali est un pays paisible, qui entretient de longue date des relations privilégiées avec la France, en particulier au niveau humanitaire.

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Et là, je tombe sur ceci et trois mots me sautent à la figure : OTAGE, EXÉCUTÉ, AL QAÏDA. Je me dis "ahahah quel distrait, je me suis trompé de page, je suis certainement sur l'Afghanistan".

 

Ahahah. Non, je suis bien sur le Mali. Et si vous allez sur l'onglet "Sécurité" du lien ci-dessus, sachez que le village de brousse où je devais me rendre est en pleine zone rouge.

 

 

 

 

 

Incrédule, j'email illico presto le consulat et l'ambassade de France au Mali, histoire d'en avoir le coeur net, je me dis que non c'est pas possible, c'est le Mali terre d'accueil, ils veulent juste nous faire peur, y'a eu une bricole et on fait un peu monter la sauce pour faire style. Et une gentille dame de l'ambassade me répond que de par ses fonctions elle n'a pas le droit de me renseigner plus que le site du ministère, mais une heure plus tard (prise de remors si jamais je maintiens mon séjour ?), elle me renvoit un mail lapidaire pour me dire que si le ministère dit "région fortement déconseillée", cela signifie "région FORTEMENT DÉCONSEILLÉE SI ON TIENT À LA VIE".

 

Je ne sais pas vous, mais moi je pensais qu'Al Qaïda était une vague menace des terres reculées du Cashmire, on a vaguement entendu parler du groupe terroriste au Maghreb peut-être, mais là j'avoue que j'ai pris une suée en me disant que si je n'avais pas consulté le site du ministère, dans trois mois je me baladais dans une région où des terroristes enlèvent et exécutent des touristes.

 

Cette semaine, j'ai pris en pleine gueule le fait qu'aujourd'hui, il faut faire avec : le terrorisme est partout, il est palpable,  il est insidieux, Al Qaïda fait partie de notre monde et change radicalement la face de pays à l'islam autrefois paisible et chaleureux.

 

 

Ça fait un peu froid dans le dos, et j'ai envie de dire monde de merde.

 

 

 

- Par Elienai
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 12:49

Aujourd'hui, Monsieur-Murmures-moi-même va vous parler d'un truc qui fâche :

les billets sponsorisés.

Je pense qu'une bonne proportion des idées reçues à propos des billets sponsorisés provient de la méconnaissance du système. Je vais donc vous expliquer rapidement comment ça se passe, chez les Murmures (que vous aurez l'amabilité de considérer comme représentatif de la catégorie petit-moyen blog pas top-wikio-influent mais avec un peu plus de 3 lecteurs).

 

Donc, nous acceptons trois sortes de billets sponsorisés.

 

Première solution :

On est affiliés à une régie (ebuzzing par exemple) qui propose des billets sponsorisés à la cantonnade, rien de nominatif. Concrètement on peut voir sur l'interface de la régie que « telle campagne est disponible, manifestez-vous braves gens ». Si on est intéressé, on postule, et on est retenu.

 

Deuxième solution :

La même régie peut aussi nous contacter en direct pour nous proposer, à nous Murmures spécifiquement, une campagne. En principe, c'est mieux ciblé, et mieux payé. Là on accepte, ou pas.

 

Troisième solution :

La plus old-school, c'est quand on est contacté directement par quelqu'un, sans passer par une régie. Comme pour Kali dernièrement, par exemple, tout se fait par mail avec des bisous à la fin. Là le prix est fixé à l'amiable.

 

Entre parenthèses, parlons pognon tout de suite, on sera débarrassés. Nous autres Murmures, on gagne entre 50 et 200€ par billet sponsorisé. Nous n'acceptons pas les billets moins payés (on a notre dignité), et notre trafic n'est pas assez conséquent pour demander plus de 200€ pour l'instant, mais on y travaille (envoyez nous vos photos pour la prochaine mosaïque de gens à poil, merci).


 

Or donc, il y a un point commun entre ces trois voies : nous ne sommes jamais obligés de parler de tel ou tel produit, c'est nous qui choisissons les campagnes qui nous intéressent. Par exemple, dernièrement, on a laissé filer des campagnes sur des volets roulants parce que les volets roulants, c'est pas notre passion, même pour 150€.

 

Corollaire :

On ne reçoit jamais de mail nous sommant de copier/coller tel communiqué de presse à propos de tel produit, merci les Murmures. Non. En revanche, il y a un brief pour chaque campagne, et évidemment, c'est le jeu, nous essayons de le satisfaire. Il s'agit en principe de mettre en avant les qualités du produit et d'insérer quelques mot-clés. En revanche, par respect pour les deux ou trois lecteurs qui vont malgré tout se taper le billet sponso, nous prenons toujours soin de le rédiger, si possible avec humour, de façon à le rendre au minimum plus intéressant qu'un publi-rédactionnel en page 15 du Paru-Vendu.

 

Alors vous l'aurez compris : pourquoi on ne dit jamais de mal des produits dans nos billets sponso ? Deux raisons. Premièrement, faut pas être hypocrites, dire du mal du produit c'est se griller auprès de la régie, adieu les billets sponso et le fric facile. Mais sauf que deuxièmement, la situation ne se présente jamais, puisque si nous trouvons un produit pourri, nous décidons très simplement de ne pas accepter la campagne, c'est aussi simple que cela.

 

Maintenant, j'aimerais comprendre pourquoi cette levée de bouclier contre le sponsorisé. J'ai l'impression que la critique se situe à deux niveau.

 

Un : la mention « billet sponsorisé » n'apparait pas, ou mal, ou pas assez gros, ou pas au début, etc etc.

Chez les Murmures, nous considérons que notre lectorat n'est pas dupe, et que comme tout être humain normalement constitué, il pourra renifler un billet sponso dès le titre et ce, à 10km à la ronde. Mais si jamais, pour que le doute ne persiste pas, c'est toujours mentionné dans le billet. Et si jamais jamais, pour nos deux ou trois lecteurs un peu bas du front, on a même créé une rubrique spéciale, « Du beurre dans les épinards », qui veut dire ce qu'elle veut dire, et qui regroupe tous les billets sponsos.

 

Question transparence, c'est réglé. Si le sponso vous gonfle, vous avez remarqué, je ne passe pas chez vous pour vous mettre mon Desert Eagle .50 sur la tempe, vous intimant de ne pas fermer le lucratif onglet de votre navigateur.

 

 

Deux : le sponso, c'est mal.

Alors là, on arrive au gros morceau. Le nerf de la guerre.

Moi j'aurais bêtement tendance à penser que chacun fait ce qu'il veut avec son cul, ou son blog, ou les deux en même temps, mais manifestement ce n'est pas aussi simple pour tout le monde. Le tout le monde en question est en principe un ardent défenseur de la Pureté Éthique du bloggeur, un pourfendeur du grand capital et de toute cette pub qui nous empoisonne l'existence, un mec en jean DIESEL et chemise HUGO BOSS, un sac EAST PACK vissé dans le dos et un iPhone APPLE à la main, avec des CONVERSE ALL STAR aux pieds, sauf que lui il a claqué un smic pour faire le 4 par 3 ambulant, le con, mais bref.

N'oublions pas qu'il y a deux catégories de gens : ceux qui peuvent cracher sur 300, 400, 500€ de revenus supplémentaires chaque mois, et ceux qui ne peuvent pas se le permettre.

Nous faisons clairement partie de la seconde catégorie. Et même le jour où on gagnera 3000€ chacun, je crois qu'on ne sera pas foncièrement contre se mettre un peu de maille à gauche, parce que dans notre pays de merde avec son système capitaliste de merde, l'argent fait le bonheur, c'est triste mais c'est comme ça.

 

La question du fric réglée, reste la principale : le sponso, c'est pas éthique.

Alors bon, je vous le dis tout net, c'est là que je rigole. Parce qu'on a un savoureux mélange des genres, et les bloggeurs qui défendent cette position se considèrent de toute évidence comme des journalistes, et ça c'est très drôle, ça démontre bien l'égocentrisme et la vanité du bloggeur casse-couille moyen.

Le journalisme, je le rappelle, qui est une vraie profession, avec en effet son code éthique et déontologique, qui énonce par exemple qu'on ne se fait pas rétribuer en espèces ou en natures pour parler d'un produit, à moins de clairement annoncer la couleur. Là ok, d'accord. Sauf que nous tous, il me semble, nous ne sommes pas journalistes.


Et c'est quoi l'éthique du bloggeur-pas-journaliste ? Tu n'utiliseras pas ton espace d'expression personnel pour faire et dire ce que tu veux, et surtout pas gagner un peu de sous ? Ah.


J'imagine que les tenanciers de cette pensée considèrent que les blogs sont l'ultime rempart entre nous et la société de consommation, la frontière inviolable entre l'appartenance à un monde cruellement libéral et un espace d'expression personnelle vierge et épuré de toute considération matérialiste. Tout cela est d'une naïveté émouvante. Décider que son propre blog restera à l'abri de tout mercantilisme est une position absolument défendable et incontestable. Partir en croisade contre les « putasses » (je rappelle que les putes sont des femmes qui prennent un billet pour sucer la bite potentiellement malodorante de parfaits inconnus) est au mieux, ridicule, au pire, une preuve flagrante qu'on n'a vraiment rien de mieux à foutre.


Alors parce que je suis sympa, je vais vous expliquer ma méthode, que j'ai mis au moins super longtemps à élaborer, parce qu'elle est super compliquée.

Un : si un blog fait plus de sponso que de pas sponso, je ne le lis pas.

Deux : si dans un blog que j'aime il y a un billet sponso qui ne me parle pas (ça se repère en une fraction de seconde, sérieusement), je ne lis pas le billet.

 

Alors je sais, ça n'a pas l'air simple dit comme ça. Le problème avec les gens c'est que rien n'est jamais simple, et surtout il faut toujours qu'ils ouvrent leur grande gueule pour dire à chacun ce qu'il doit faire et ne pas faire.



Et moi, ça me fatigue.    



- Par Elienai
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 20:20
En cette rentrée des classes, Monsieur se retrouve dans le journal local
et devient la star de Vioqueville-sur-Mort, la ville paumée où il a été affecté !


Cliquez pour agrandir et rigoler !


Notez tout de même la qualité rédactionnelle journalistique à faire pâlir de jalousie
n'importe quelle blogueuse (non)influente !



J'vous laisse, faut que j'aille changer de culotte...
... j'me suis fait pipi dessus tellement je ris !


 



Note de Monsieur-moi-même-Murmures-en-personne : 

Les braves Vioqueville-sur-mortois me reconnaissent et m'arrêtent dans la rue, je suis la star de la ville, avec la vieille dame retrouvée le même jour momifiée dans sa maison, morte depuis 9 mois sans que personne ne s'en aperçoive.

Sauf qu'elle, on ne la fait pas chier dans la rue.


- Par Gallïane
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 04 2009 19:00

  Parigotes, parigots,

 

J'ai envie de faire un petit coup de promo pour un garçon qui n'en veut (élevé en plein air et nourri au gibolin, c'est de la qualité). Il s'appelle Alexis Magand, son métier c'est de faire des films et sa passion c'est la musique, et miracle de la création, à l'aide de son fidèle sidekick Grégory Gomez, il a tourné un documentaire de qualité qui se nomme La Route est Longue. (de qualité)

 

 

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 Il est question dans ce film de trois groupes clermontois et de leur difficultés à concilier leur passion (fabriquer de la musique pour le plaisir de tous) et les aléas de la vie contemporaine, à savoir gagner des sous pour en vivre et manger autre chose que des racines d'herbe et des écorces d'arbre.

 

Il se trouve, heureux hasard, que l'un des trois groupes est celui que j'ai fabriqué de mes petites mains voici déjà 10 ans tout pile, ce qui ne nous rajeunit pas, mais qui fait bien plaisir quand même, j'ai nommé The Big Royal Kunamaka Orchestra, ou juste Kunamaka si on a la flemme.

Vous verrez également Géraud et Kafka, deux pointures de la très riche et très décomplexée scène clermontoise (c'est le Monde qui le dit).

 

Donc, parigotes, parigots, je m'adresse à vous car le film sera projeté le samedi 18 avril à 16h au Centre Fleury Goutte d'Or à Paris, capitale de la France.

Pour les plus curieux, il s'agit d'un week-end dédié aux fanzines et aux cultures alternatives avec des stands, des ateliers, des trocs... L'entrée est libre et la projection sera suivie d'un débat avec le réalisateur et d'autres acteurs du film, qui auront à n'en point douter des choses intéressantes à raconter, et seront en mesure de répondre à toutes les questions que vous vous posez quant à la vie de ces groupes pros ou semi-pros à la vie bien compliquée, oh oui alors...

 

 



 

En essayant d'être objectif, j'ai trouvé le documentaire vraiment touchant, puisqu'il s'attarde énormément sur le côté humain du métier de musicien, il ne tombe jamais dans le misérabilisme, il montre simplement une réalité crue et sans fard, avec beaucoup de moments difficiles mais aussi, et heureusement, beaucoup de moment qui me rappellent pourquoi je me souviendrai toujours avec nostalgie de cette époque où ma vie tournait autour de la musique.

 

Côté critiques, j'aurais aimé voir le film aller un poil plus loin dans l'investigation, notamment au niveau des majors.

 

 

Le mieux, c'est d'aller vous faire une idée par vous-même, non ?

 

 

- Par Elienai
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 01 2009 16:24

Y'a la Valérie qui m'taggue, alors, j'me lance, pasque c'est mercredi aprèm' et qu'j'ai rien d'mieux à faire, et pis c'est l'jeu ma pauv' Georgette.


Or donc, le tag des premières fois, mais sans sexe dedans, à mon plus grand dam.

 


Premier CD acheté :


1991 : Dangerous de Michaël Jackson.

Je passais d'un radio cassette pourri à une chaîne laser (wahou) et au moment où ça fait *toctoctoc* dans l'album, le son était tellement réaliste que je croyais que c'était mon père qui frappait au mur pour que je baisse le son. Ce que je faisais systématiquement avant de comprendre que je venais de me faire avoir pour la Xième fois par la magie du son du futur. J'étais naïf à 15 ans.


Premier Jeu Vidéo acheté :


1987 : Barbarian: The Ultimate Warrior sur Amstrad CPC 464 (oui, celui avec les cassettes qui faisaient read error b au bout de 10mn de *douuuuutziiiiidouuuuuuu brrrrrrrrrrrrbbbb krkrrrkrrrrrrkrrrrrrrrkrkrrrkrrrr*

C'était beau comme ça :


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Et y'avait de la bonnasse sur la pochette. Pour l'histoire, Barbarian fera fantasmer toute une génération de gamers à cause de la pochette du jeu qui montrait la charismatique Maria Whittaker à moitié nue aux coté de Michael van Wijk. La plupart des joueurs sur Amstrad avaient entre 10 et 16 ans, tous obsédés sexuels donc, et à l'époque le porn n'existait qu'en VHS. (Ah c'est cool j'ai réussi à mettre du cul dans ce tag sans cul)


Premier Ordinateur :


1987 : eh bien comme précisé ci-dessus, un vénérable Amstrad CPC 464, que mes parents m'ont acheté pour "travailler et m'aider dans mes devoir". Ah les braves parents... D'ailleurs ma carrière de programmeur a connue son heure de gloire dans les années BASIC, vocation tuée dans l'oeuf au bout de quelques 10 PRINT "Bonjour" 20 GOTO 10


Premier MMORPG :


2000 je crois, avec The Fourth Coming (la 4ème Prophétie en VF), et quand j'y repense, j'ai les yeux qui saignent.


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C'était mon année de DEA, je travaillais 16h/jour et 7j/7, j'étais en 56k formule sans abonnement (rhaaa l'arnaque quand j'y repense) et je passais tout mon fric dans la facture de téléphone.


Premier Modem :

 

Le 56K suscité, que j'avais fait mettre par un assembleur sur le pc de la muerte du futur que je m'étais fait construire avec les sous que j'avais gagné en ramassant des courgettes. Je me souviens l'avoir payé cash, 13000 F en billets de 500, le vendeur m'avait regardé bizarrement, ce qui m'avait un peu troublé étant donné que c'était lui-même le dernier des margoulins.

Pour l'anecdote, je m'étais payé ce PC pour faire de la musique, j'ai passé un an à composer et enregistrer un album qui est parti en fumée le jour où le disque dur a fait pschitt. je n'avais rien sauvegardé.

Certainement le jour où j'ai été le plus près du suicide.


Premier DVD :


Euh... pfiou. Ah si !!!  The nighmare before Christmas évidemment.

La même année. Je l'ai regardé trois fois dans la journée, le jour où je l'ai reçu.


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Premier Lecteur de CD-Rom :


Non mais bon, y'a pas marqué sociopathe sur mon front. Bizarrement je ne me souviens pas non plus quelle marque de céréales j'ai mangé le matin du 17 mai 1984.


Premier Changement de continent :


Pour le Maroc, en 2001 je crois.

Jeunes et fous, on a décidé d'aller à Marrakech en train depuis l'Auvergne. Cinq jours de voyage et l'impression d'arriver au bout du monde à la fin. Vachement mieux que 3h d'avion en fait.


Premier Baladeur :

 

Un Phillips jaune et noir, si ma mémoire ne défaille pas, vers 1986 ou un truc comme ça.

J'avais acheté ces petites enceintes parallélépipédiques en plastique de 8cm que j'avais accrochées à la tête de mon lit, et je me croyais au summum du mégacool.


Première Cassette Audio achetée :

 

1987 : Third World Child de Johnny Clegg, celui avec "Asiiiiimbonanga asiiiibona noumanguélatchina labékouna lassifélakouna" (à peu près, mon africain laisse à désirer).


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Premier Mac :


Aucun, j'ai fait mon année de DEA sur un mac et j'ai failli devenir fou avec la souris monobouton.


Premier Match au stade :


De foot : Tchernoville - Annemasse en coupe de France, en 1990 je crois. Ça claque hein ?

Dans un vrai stade avec plus de 800 personnes dedans : Toulon - Racing Club de France en 1987 au Parc des Princes, la finale du chapionnat de rugby.

(A propos, si quelqu'un a des places pour le France - Ecosse du 14 février du tournoi des VI nations, il sera mon ami pour la vie).

 

Premier Match à la TV :


Certainement le tournoi des V nations justement, dans les années 85-86.

Avec la bande de potes paternelle. Souvenirs : des barbes fournies, des volutes de gauloises et des étiquettes jaunes de 33 export.


Premier Film au Cinéma :


1981, j'ai 5 ans, mes parents m'emmènent voir la Guerre du Feu.

Oui, mes parents et leur bande de barbus déjà mentionnés ci-dessus étaient un peu bizarres, tendance hippies sur le retour. Je me souviens avoir été troublé par la scène où le monsieur-singe traine la madame-singe par les cheveux vers la rivière pour lui faire zog-zog.



Premier Concert :


1992, je ne fais pas les choses à moitié : Dire Straits au Parc Lescure de Bordeaux.

C'était mon groupe de l'époque. Les autres "se mettaient à Nirvana", moi j'écoutais Dire Straits, Led Zeppelin et du blues du Delta des années 20. Et j'étais associal.


Premier eBook :


J'ai que des BD de cul en e-book, j'arrive pas à lire autre chose sur un écran, les zibouks c'est tout pourri.

La première, je sais pas... Druuna peut-être.


Premier Pas sur internet :


1998 ou 1999, chez un pote. J'avais trouvé ça un peu naze et sans intérêt, à l'époque. Ahahah.


Premier Livre lu :


Hormis livres de contes, collection rose/verte et tout ça, le premier dont je me souvienne est la biographie de Jean-Luc Lahaye (ça s'appelle Cent familles, et en 1985 j'avais 9 ans), et je vous jure que c'est vrai, et je vous emmerde tous.


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Premier Film vu en VHS :

 

Ah ben oui mais non, aucune idée, évidemment.


Premier Téléphone portable :


 Vers 1999 je pense, un Alcatel Ola 101, et c'est rigolo, parce que j'ai toujours mon forfait "Ola Etudiant" que je paie une misère.



Voilà, admettez que c'était tout à fait fascinant, et je taggue Fidel Castro, Frank Adamo, Joël Bats et Benoit XVI.



 

 

- Par Elienai
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