Samedi 19 juillet 2008

Les deux chapitres précédents ont été écrits d'une traite, jeudi, vers 20h. A partir de maintenant, le journal sera tenu en live.



Vendredi 12 juillet 2002, Ouagadougou

 

10h30

Première vraie nuit ici, et j'ai dormi 13h, comme une bûche. La mouche tsé-tsé, certainement. Bon... que cela ne se reproduise plus, j'ai du pain sur la planche, je suis pas venu là pour larver.
Aujourd'hui, je dois me rendre au Premier Ministère, ça rigole pas.

 

12h30

Je reviens du Premier Ministère, et j'ai l'impression d'être un personnage très important. Est-ce le cas, à cause d'une aide européenne trop rare, ou est-ce dû à la légendaire gentillesse du burkinabé ? Quoiqu'il en soit, j'ai rendez-vous avec le Ministre de l'Environnement, et il est également prévu au programme une visite de la réserve de chasse personnelle du Président Compoaré.

Mon hôte et interlocuteur privilégié, M. Bandé, lieutenant des eaux et forêts au premier ministère, se plie en quatre pour que mon séjour se passe aux petits oignons, ainsi que Matthias, ingénieur physicien et représentant de l'ABUSE (l'association burkinabé pour la sauvegarde de l'environnement). Ils nous appellent « la délégation d'écologistes », le terme est plutôt cocasse !

En parlant de cocasse, mon retour du ministère en forme de visite guidée à l'arrière de la mobylette de M. Bandé a été un moment vraiment privilégié.


Prochain objectif : quitter le frénétique quartier de la Place des Nations Unies pour casser une graine, et acheter une montre, je pensais pouvoir m'en passer mais c'est finalement indispensable.


 

18h00

Il est vraiment très facile d'identifier les importuns dont je parlais précédemment. Leur discours est incroyablement formaté. Existe-t-il une École Internationale des Pièges à Touristes ? Franchement, je me pose la question tant leurs techniques subtiles (ou pas) sont identiques à ce que j'ai pu voir au Maroc. Heureusement, je m'en débarrasse vite en expliquant que je ne fais pas de tourisme mais que je suis ici pour travailler. C'est radical, en principe. Bye-bye les casse-pieds.


En revanche, blocage au niveau des femmes. A part de rares vieilles, aucune ne m'adresse la parole. Étant dans un quartier populaire, je me demande si l'Islam n'est pas la cause de cette attitude renfermée de la part des femmes, vis à vis des hommes, étrangers de surcroit. Attendons de quitter la capitale et d'aller en brousse, avec ses convictions plus animistes que monothéistes, pour éclaircir ce point.


 

19h00

La nuit est tombée sur Ouaga. Ici c'est l'heure solaire : à midi le soleil est au zénith, et il se lève et se couche très tôt, à peu près à la même heure toute l'année.

Enfin, ça se décide à bouger ! La folie des soirées de week-end n'est pas une exclusivité occidentale, et manifestement les vendredis soirs sont ici aussi très animés. Je me suis fait inviter dans un maquis où il va se jouer de la musique traditionnelle, et je vais en profiter pour me frotter d'un peu plus près à l'autochtone. D'ailleurs, dans les rues, les filles sont déjà parées de leurs plus beaux atours, ça promet !

 

On n'est pas très loin de l'équateur, et j'admire pour la première fois ce croissant de lune, la concavité orientée vers le haut, tel un berceau. Ça fait bizarre, la lune fait partie de nos repères immuables, et la retrouver ainsi la tête à l'envers est assez troublant.


Sinon, « pour le plaisir des yeux », comme on dit entre le Cancer et le Capricorne, voici deux noms de boutiques, croisées au hasard de mes pérégrinations, et qui valent leur pesant de cacahouètes. Nous avons d'abord le salon de coiffure Best of the Best Bill Clinton. Imaginez trois murs de briques nues, 4m² de terre battue et une pancarte peinte à la main avec un mauvais portrait du facétieux président et vous y êtes. Tordant.
Et maintenant, je vous présente Digital Plus, chez Californien. Une cabane de bois, 2m² de terre battue, et un incroyable bric à brac de vieilles radios et téléphones portables des années 90. Des câbles, des vieilles piles, des pièces rouillées et en vrac, en veux-tu, en voilà. Le mec qui squatte la cabane se la pète grave et le décalage technologique est à la fois marrant et touchant.

 

20h00

Je ne sais pas quelle mouche m'a piquée d'aller faire des courses à l'unique supermarché... réflexe d'occidental à la con. J'y ai payé une bouteille d'oasis 2500F (4€) alors que dans les maquis les cocas, fantas et tonics, en bouteille de verre de 50cl, sont à 300F (50ct), et surtout frais ! Le tonic (nom local du schweppes) en bouteille de demi-litre sera ma boisson officielle du séjour, c'est décidé. Pour mon repas du soir, j'ai acheté à une vieille au coin d'une rue trois bananes pour 100F (15ct). Royal.

 

01h00

Jusqu'à maintenant, j'ai pas mal fait l'ermite dans ma caverne, mais grâce à cette soirée, ça y est, des relations sont nouées. Un couple de suisses super sympas et surtout une petite burkinabèse, Aïcha, qui va me suivre comme mon ombre jusqu'à mercredi, j'en ai bien l'impression.


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La soirée dans le maquis « le Sahel » a été riche en rencontres, et plus le temps passe, plus je me sens bien ici, loin de toute pression, un peu comme à l'abri du temps qui tourne. L'ambiance dans ces bars dansants est complètement folle et hyper conviviale, les discussions y sont mille fois plus faciles que chez nous. Tout le monde paye des coups à tout le monde, danse avec tout le monde, flirte avec tout le monde, dans un esprit assez paradoxal, un mélange entre convivialité bon enfant et danse qui pue le cul à dix kilomètres.


Mes craintes étaient infondées : les filles m'abordent aussi facilement que les garçons. Je crains tout de même certains relents de tourisme sexuel, pour avoir vu çà et là de très jeunes filles aux bras de vieux occidentaux friqués. Le phénomène semble toutefois limité, en tout cas je l'espère, même si je sais qu'il ne faut pas se leurrer et se voiler la face.


Avec Jacomo, Séverine et Aïcha, rendez-vous est pris pour demain soir, même heure et même endroit, et cette fois j'ai promis à Aïcha de danser, promesse facile à tenir au vu des créatures de rêve qui se déhanchaient ce soir sur les planches du maquis.


A noter : une reprise de « Hey Dzoe » à la sauce africaine que Jimi lui-même n'aurait pas reniée tant elle était tribalement improvisée...


Je raccompagne Aïcha chez elle (un bâtiment abandonné en pleine construction, que des murs de béton nu, avec pour seul mobilier une paillasse et une bassine d'eau), nous prenons le temps de discuter un peu, et je prends la direction de ma pension.




Je m'installe sous la tonnelle de l'hôtel, je savoure une dernière clope, et la tête pleine du tumulte de la ville, à la lumière de la lune et des étoiles, ma vie paraît plus légère que jamais.


 

Crédit photo maquis : Julie Menard
Crédit photo ouaga nuit : Lebaupinagnes
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Vendredi 18 juillet 2008


Jeudi 11 juillet 2002, Ouagadougou

 

La journée sera difficile, je suis épuisé. D'entrée, je suis terrassé par l'Afrique. Ce sera donc un programme allégé : siestes entrecoupées de menues choses : coups de fil en France, achat de quelques victuailles (les produits importés sont incroyablement chers ! 5000F - 8€ - la bouteille de sirop de fraise ! Je me fais un stock de boites de sardines et de biscottes) et surtout déambulations hasardeuses dans la ville.

 

L'avenue principale de mon quartier !

 

Ici, c'est la planète Mars. C'est l'anarchie, du moins en apparence. Ça grouille. Forcément, ma peau blanche attire les margoulins en tout genre, mais j'ai déjà fait un stage anti-relous au Maroc, l'année dernière. Éconduire les importuns, c'est tout un art, même si c'est toujours avec un pincement au cœur. A leurs yeux, je suis immensément riche. Et c'est juste la réalité. Il faut s'endurcir et rester ferme, mais poli, et ça roule. Par contre, il arrive évidemment de tomber sur des mecs totalement désintéressés, et souvent ce genre de rencontre est formidable.


Je viens ainsi de quitter un fort joyeux drille, surnommé « le Cosmonaute » (en raison d'une tenue vestimentaire qui se passe de commentaires...), et qui a été mon guide pendant de longues heures, avec pour seule rétribution un coup à boire.


Ma première impression est que l'immense majorité des burkinabés est extrêmement chaleureuse et accueillante, comme en témoignent ces mots gentils lancés à mon égard à chaque coin de rue. Un seul enfant est venu me mendier une piécette, et il a immédiatement reçu une magistrale fessée de la part d'une vieille (terme non péjoratif dans ce pays) qui passait par là, et qui dans la foulée a tenté, vainement je dois le reconnaître, de m'apprendre quelques mots de mooré.


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Si les produits importés sont hors de prix, on peut tout de même se sustenter à moindre coût, dans les gargotes appelées « maquis », où l'on peut manger un gros plat de spaghettis bolognaise (le plat national, si si), pour 400F – 60ct. Par spaghettis bolognaise, entendez un plat de pâtes trop cuites, qui baignent dans un vague jus à la tomate (98% eau 2% concentré de tomate), et sur lequel trônent fièrement deux (ni plus, ni moins) bouts de viande, du zébu, pour être rigoureux. Immangeable en France, mais on est pas là pour faire les chochottes, merde.

 

La panse bien remplie, je sors du maquis et je me dis que ouhla, le temps se couvre. A peine le temps de finir intérieurement la phrase et BRRRAAAAAOUUUUMMMM je me prends 4000 litres d'eau à travers la figure. Un orage tropical, que ça s'appelle, il paraît. Et ça rigole pas. En moins de dix secondes chrono, je suis trempé jusqu'à la moelle. Le vent se lève, le ciel se déchaine, et alors que je suis en train d'écrire ces mots, l'orage n'en a toujours pas terminé.

 

 

 

Je me suis courageusement réfugié dans ma piaule, bien à l'abri, alors que dehors les enfants ont tombé la chemise et font la roue sous la pluie torrentielle. J'imagine que pour eux, ces 70 jours de pluie annuels sont un moment de grande réjouissance.

Le soleil vient de se coucher, en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire (BOUM ! Il fait nuit !). Il est 19h30.

 

C'est ainsi que se termine ma première journée au pays des hommes intègres, sous ce providentiel ventilateur, et je me dis, couché sur mon lit, la pluie crépitant contre les persiennes, l'odeur de terre mouillée parvenant à mes narines et les cris des enfants à mes oreilles, que partir seul à l'aventure au bout du monde est quelque chose de profondément bouleversant.

 

 

Crédit photo maquis : laparisienneavelo

Crédit photo pluie : Jo au Faso

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Jeudi 17 juillet 2008


Le stress du départ est retombé à la minute même où mon sac était bouclé. Dix mois de travail qui se concrétisent, là, maintenant. Je laisse les six autres à Paris, je pars devant, seul. Un peu contraint, à cause d'un cafouillage dans les réservations des billets d'avion, mais finalement l'idée me plait. Et puis je ne pars pas complètement à l'aventure, nous avons jalonné le terrain depuis Paris, et j'ai un contact au Ministère, là-bas.  Ils me rejoignent dans une semaine. J'ai six jours pour régler tous les détails techniques de l'opération, afin de commencer le boulot quand ils débarquent. Ca tombe bien, j'aime les responsabilités. J'ai une sensation diffuse, une petite voix, qui me dit que chaque seconde des six semaines à venir vont compter énormément pour moi. Je ferme les yeux. Je respire profondément.




Mercredi 10 juillet 2002, aéroport CdG, Paris


Mais pour l'instant, place à l'attente, l'avion a cinq heures de retard. Je prends mon mal en patience, et c'est enfin l'heure de décoller. C'est mon premier tour de manège à réacteur. Il paraît que c'est terrible, d'ailleurs ma voisine se liquéfie à vue d'oeil.... moi je me réjouis.

 


En effet, c'est terrible, le décollage, dans le genre gros coup de pied aux fesses. Terrible mais marrant, pas de quoi flipper en tout cas. Et puis quand on passe au-dessus des nuages... rhalala, c'que c'est beau... Passons sur le vol, sa bouffe infecte et ses trous d'air (burp, il est où le sac à vomi ?), et enfin, quelques heures plus tard, les premières lueurs de Ouaga se dessinent sous les nuages, dans la nuit africaine.

 

Arrivée prévue à 19h55, il est 01h20.

 

Premières foulées sur la latérite, et tout de suite, première question métaphysique : on respire comment ? Le commandant de bord a annoncé 31°C, certes, mais il a juste oublié de préciser les 100% d'humidité dans l'air. J'ai l'impression d'avaler de l'eau, et en cinq minutes, je suis trempé. Bon, pas grave, fallait s'y attendre, et ça va être comme ça pendant un mois et demi.

 

Deux heures à attendre les bagages, d'ailleurs je l'apprendrai très vite : « y'a l'temps ! On est pas pwessés toubab ! », et il est plus de 03h quand je sors de l'aéroport. J'ai réservé un lit dans un dortoir pas cher, la Fondation Charles-Dufour, que ça s'appelle, une sorte d'auberge de jeunesse pour routards et autochtones. Bonne surprise : un représentant de la fondation attend les passagers à la sortie, il semble que nous sommes plusieurs à nous diriger là-bas pour passer la nuit. Super, une galère en moins, et en plus une navette va nous y emmener gratos.

 

Arrivée au dortoir et problème : ils ont mal géré les réservations (« gérer »... la bonne blague... c'est quoi ce mot ?) et tout est plein à craquer. Il y a du monde partout, dans les lits et à même le sol. Je trouve un bout de béton plus ou moins libre, en plein milieu du passage d'entrée. Il est 05h, peu ou prou.
Bien entendu, pas moyen de dormir. Les néons allumés en pleine tronche, les gens me marchent dessus, les chiens hurlent, et la goutte d'eau : ma moustiquaire me tombe sur la gueule. Et le soleil se lève tandis que la moutarde me monte au nez, je suis debout depuis la veille 5h du mat' et je voudrais juste dormir une heure ou deux. C'est complètement illusoire, dans le bordel ambiant, alors je pratique la position allongée le temps de quelques dizaines de minutes, histoire de reposer ces pauvres épaules qui se tapent 35kg de bagages depuis des plombes.

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Marrant : il y a une quantité hallucinante de geckos partout sur les murs, dehors comme dedans, et ils sont plutôt rigolos avec leur air stupide. j'en compte facilement une trentaine, d'un simple regard rapide. Bon, je crains qu'on ne puisse pas les écraser d'un bon coup de taloche, comme les araignées chez nous.

 

Bon allez, y'en a marre, c'est trop le bordel dans ce repaire de routards hippies tendance néo-rasta, je remballe ma moustiquaire et je pars à la recherche d'une vraie piaule. Je règle ma « nuit », tout de même, je ne voudrais pas passer pour le gros connard de français qui se croit tout permis.


Note hors carnet de nord : j'ai appris depuis que beaucoup de choses pas nettes se passent dans cette fondation link. Malversation, corruption, détournements de fonds sont des maux chroniques en Afrique noire, qui s'insinuent partout, insidieusement, comme je pourrai le constater, plus tard, de mes propres yeux...


Après une (très) longue marche, toujours avec mes 35kg de fatras sur le dos (argh), je trouve la taule de mes rêves, et autant dire que là tout de suite, mes critères de luxe sont tout ce qu'il y a de plus raisonnable. Douches et gogues perso, grand lit, propre, et GROS ventilo au plafond. Un peu cher (7000F par jour, soit 10€) mais de toute façon à la fondation je serais devenu fou en deux nuits.

 

 


Il est très exactement 07h15, je me jette sur le lit, et, enfin, ça y est, j'ai établi mes quartiers à Ouagadougou.


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Dimanche 25 mai 2008

Gallïane n'étant pas encore au mieux de sa forme,

j'en profite pour répondre à Melle Gima, qui se pose beaucoup trop de questions,

notamment au sujet de la vie de couple des bloggeurs,

 

so why not, me voila répondant à un questionnaire/tag de son cru :

 


 
 

 


1/ As tu toujours connu ta conjointe blogueuse ? Est-ce que ça a changé quelque chose, sinon est ce qu’elle t’en a parlé dès le début ?


Non, je dois assumer le fait que c'est moi qui en ai fait une geekette. Et pour de viles raisons avec ça.

A l'époque, pour pouvoir larver tranquille devant mon pc, j'ai échafaudé un vil plan : lui faire partager cette passion afin qu'elle ne râle pas lorsque je passe ma soirée à jouer/surfer/regarder des femmes à poil.

Je l'ai donc fait jouer à Beyond Good and Evil, on a enchainé sur les Sims puis, un cran au-dessus, Morrowind. Et voilà, depuis on a dû acheter un deuxième pc et un second abonnement à World of Warcraft, elle parle avec les gens sur facebook et fait des week-ends mille-feuilles chez ses amis pintades à paris.

Quand elle a créé son blog il y a deux ans, elle ne m'a rien dit les premiers mois, et m'en a parlé que plus tard, quand elle a ressenti le besoin que je lise ce qu'elle écrivait.



2/ Comment juge tu le fait qu’il/elle raconte sa vie (entre autre) sur le net, et que des gens s’y intéressent et répondent ?


Le ton très journal intime de son blog au début ne m'intéressait pas, et les gens non plus d'ailleurs, il faut croire.

Maintenant; le style a changé, il est suivi par quelques dizaines de personnes, et j'aime le ton décalé qu'elle s'est trouvé, qui permet de raconter (un peu de) sa vie sans que ce soit chiant pour tout le monde.

Elle peut bien raconter ce qu'elle veut, j'assume tout ce que je fais et tout ce que je suis (cest beau on dirait du J.J. Goldman).



3/ Qu’est ce qui t’énerve le plus dans sa pratique du blog ? A l’inverse qu’est ce que tu apprécies ?


Parfois ça prend un temps démesuré, entre la lecture de tous les blogs amis, la rédaction des billets et le jeu des commentaires. Si ça commence à empiéter sur la vie de famille ou la relation de couple, je tire la sonnette d'alarme.

 

Ce que j'apprécie, c'est de faire des mosaïques pour mater vos nichons.



4/ Aimerais tu participer à ce blog ? Si oui, as-tu déjà eu le droit d’y écrire ?


J'ai une section bien à moi sur ce blog, j'y écrirai plus souvent lorsque j'aurai le temps, à partir du mois de juillet.



5/ As-tu un message à faire passer à des gens dans ta situation, et veux tu profiter de ce tag pour dire quelque chose à ta blogueuse ?


Ma situation ? Là tout de suite, je suis dans mon bureau/cellier, en train de travailler sur un oral d'EPS, avec un bébé qui déchire en tout petits morceaux un prospectus Leclerc tout en vidant méthodiquement le contenu (sale) du tambour de la machine à laver.

Je me permet de penser qu'il s'agit d'une situation tout à fait unique, donc pas de messages.

 

Pour ma blogueuse : continue à être drôle et impertinente, je t'aime (entre autre) pour ça.

 



publié dans : Il murmure par Gallïane
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Jeudi 15 mai 2008


Vous allez rire, ou pas, mais je reviens tout juste de l'hôpital.

Environ 10mn après avoir posté le billet précédent, ma chère moitié s'est mise à bêtement convulser puis à vomir tripes et boyaux. En continuant à convulser. Et en passant de 37°C à 40 en 20mn.

Avec mes quelques notions de biologie, je me suis dit : "là mon ami, ça craint du boudin" et j'ai appelé le 15.





C'est ainsi que ma chère moitié a gagné un tour d'ambulance de SAMU, direction les urgences de Tchernoville bis. Diagnostic : une bonne vieille décharge bactérienne (je laisse les nains cultes gougueuliser), issue certainement d'une salpingite (idem). Elle sera probablement opérée demain matin, les gens à l'hôpital avaient l'air tout inquiet, même qu'ils couraient dans les couloir avec une mine préoccupée.

Fichtre, j'avais raison : ça craint du boudin.

Là j'ai l'air d'en rire, mais c'est pour faire style, parce qu'en vrai on s'est bien fait peur ce soir, et on en a juste un peu ras le cul. Oh oui alors.

Ce sera tout pour ce soir, des nouvelles demain, j'éditerai ce billet restez à l'écoute (sauf si vous vous en foutez), wahou on dirait le feuilleton de l'été.


Merci de votre attention.


Breaking News de 13h30

Madame est rentrée à la maison, là on va s'évanouir un bon coup et elle vous raconte tout ça ce soir (accessoirement, elle est en un seul morceau et plutôt pas trop mourante).

Merci de votre attention.


publié dans : Il murmure par Elienaï
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