Hier, je vous parlais de la difficulté de faire des photos au Maroc.
J'ai éprouvé une très grande frustation durant mon voyage, de ne pouvoir prendre les photos que je voulais quand je le voulais, sous prétexte d'être instantanément harcelée par les sujets qui se seraient trouvés par hasard ou non sur le cliché.
Je n'ai pas pu faire de portraits, mon sujet de prédilection, et pourtant, il y avait tant de "gueules" à prendre en photo, tant de "personnages" qui aurait eu leur place dans une galerie... mais l'argent ayant grandement corrompu les rapports sociaux, faire une photo, accomplir un geste qui n'a pas forcément de prix, notamment quand il s'agit de souvenirs de vacances, c'est partir dans des heures de palabres et perdre beaucoup d'argent au final !
En revanche, dans les villages berbères, et à mon plus grand regret, c'est par pudeur que je n'ai pas osé prendre les femmes portant d'énormes balots
de fourrages, les hommes occupés au bricolage ou encore cette petite fille câlinant son petit frère dans une ruelle, au regard brillant et pénétrant... des
regrets oui, mais des souvenirs forts, quoi qu'il en soit !
Et puis bon, comme on est des rebelles, Monsieur a quand même pris l'appareil autour du cou et a tenté de faire quelques photos volées.
Ce qui ne nous a pas empéché de se gauler par un danseur de gnaoua qui nous a littérallement pris la tête parce qu'on l'avait pris en photo (ce qui était faux !) et qu'il nous avait vu aussi prendre ses amis (ce qui était vrai !) et donc, qu'on devait payer (ce qui était hors de question !)... mais on s'en fout, on est des déglinguos !
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Dans les souks, les vendeurs de fruits secs...
J'aurais également aimé prendre une devanture d'herboristerie, avec leurs épices multicolores, mais là aussi, ils font très "attention" à ce qu'on les rétribue si on a l'audace de les photographier alors on a abandonné...
Papy fait de la mobylette...
Les 103 SP et les motobécanes sont reines à Marrakech. Les gens circulent en scooter et mobylette, ce qui occasionne une forte odeur de pollution au deux-temps comme j'ai rarement eu l'occasion de sentir.
Le choc culturel...
La tradition est vraiment intacte et on apprécie drôlement de voir les marocains en djellaba et babouches aux pieds, circulaient dans les ruelles de la Medina, comme si l'air du temps s'était arrêtait... mais quelle surprise quand on voit dépasser les écouteurs d'un lecteur MP3 !
La Fnaque Berbère n'est pas une légende...
Recensée dans le Guide du Routard et le Lonely Planet, c'est une toute petite librairie fort connue, notamment comme indication pour retrouver son chemin lorsqu'on est perdu dans les souks !
Comme je le disais, j'ai été très frustrée du portrait, ne pouvant prendre qui je le voulais... sauf Nabil, petit assistant-vendeur dans la boutique de sculpture sur bois de son papa !
Par contre, c'est Monsieur qui a fait la photo... moi, je discutais avec le papa !
Nous avons malheureusement perdu l'adresse e-mail sur laquelle nous devions envoyer ces photos, nous en sommes complètement malades... alors si quelqu'un passe par là et
reconnait le petit garçon ou la boutique, qu'il nous le fasse savoir...
J'adore le hénné... et maintenant, j'adore le
Ghassoul et le savon noir !Vive les produits du terroir !
Et pour finir, quelques photos alakon !
La Koutoubia, minaret le plus important de Marrakech, d'où part le premier cri du muezzin à l'heure de la prière et également celui d'après lequel les architectes se sont inspirés pour la Giralda de Séville...
Spécial kassedédi à Spike !
Autour de la place Jama el Fnâa, on trouve notamment des roulottes de vendeurs de jus d'orange à 3 dirhams, soit l'équivalent de 30 cents... et je peux vous dire que c'est grave salvateur par 45°C !
Un jour, je m'achèterai une tête crédible pour les photos !
Bon ben voilà... c'est la fin de notre aventure au Maroc !
Le gros point négatif restera pour moi le harcèlement incessant des vendeurs dans les souks, où tu ne peux pas faire un pas sans qu'on ne t'interpelle, t'invective, te prenne par la main pour te demander d'acheter d'entrer dans la boutique, le tout enveloppé dans des belles paroles tellement surannées et usitées que tout ça perd en authenticité !
J'ai du entendre une bonne centaines de fois l'expression "Pour li plézir dé zioux !"...
Au début, j'ai ris... à la fin, je n'en pouvais plus !
P.S. : Vous pourrez retrouver bientôt toutes ces photos et d'autres que je n'ai pas mis dans les billets sur mon nouveau FlickR... mais faut que je le termine ce week end !
La fumée... un parfum de chacal à chaque retour de la place !







Vos murmures