Mardi 25 mars 2008
Il était une fois, une counnasse de Province.
Cette counnasse avait une copine counnasse parisienne (ou assimilée dirons-nous - parce que la banlieue ou Paris, pour les provinciaux, c'est kif kif bourricot !)
Ces deux counnasses aimaient se voir à Paris, la Capitale des Gaules - aucun rapport - parce que Paris, c'est trop de la Haïpe !
La counnasse provinciale profita que ce fut le week end où-qu'-les-cloches-cachent-les-oeufs-dans-les-jardins pour rendre visite à sa copine counnasse de la grande ville qui brille, rapport qu'à ce moment de l'année, on la remarque moins dehors vu qu'elle peut se fondre parmi ses congénères.
Si c'est pas du bon ninja camouflage de counnasse ça !
Quand la counnasse des champs rejoint la counasse des villes, d'abord elles font "hiiiiii !" puis "aaahhhhh!", puis elles gloussent. Pour rappel, la counnasse fait partie de l'ordre des galliformes, familles des numididae... un peu de culturation que diable !
Donc, une fois les réjouissances effusées, l'histoire peut enfin vraiment commencer.
Au petit matin du samedi, les copines counnasses se levèrent et se maquillèrent, parce qu'une counnasse ne sort jamais sans son exosquelette en mascara. Elles choisirent de revêtir leur plus beaux atours de pétasses, une jupe ou une robe, pour mettre des bas quoi qu'il en soit, même si ça fait -15°C et que c'est la tempète au dehors.
La counnasse est une pétasse et elle s'en fout du temps !
Elles partirent toutes deux, bras dessus, bras dessous, à l'école de la pétasse parisienne (ou assimilée) pour dompter du petits sauvageons de CP, à coup d'Oasis et de gâteau au chocolat crâmé.
Accessoirement, la counnasse des champs en profita pour tâter du fessier rebondi de maîtresse de banlieue, matter de l'instit bogosse et médire sur les collègues de maternelle qu'en branle pas une. Ou p'têtre celle du directeur, mais ça l'histoire ne nous le dit pas !
Après cette matinée hautement intellectuelle, nos counnasses s'octroyèrent un petit moment de décompression et prirent le chemin de la Tour du Shopping Infernale. Un monde merveilleux, où les gens sont heureux - surtout ceux qui ont un tiroir caisse - où les CB brillent de mille feux.
Malgré l'abondance des étalages autour d'elle - chose extraordinaire pour une counnasse de province qui n'a pas l'habitude d'une telle profusion - la pauvresse ne trouva pas son bonheur parmi la multifoulitude de soutien-gorges qu'elle essaya : rien n'y fit, quelque que soit le modèle, il y avait toujours la place pour mettre desTwix dans les balconnets.
Qu'importe ! Si la counnasse des champs est fort dépourvue en nichon, elle n'en est pas moins riche de coeur.
Les counnasses se rabattirent alors sur la pitance... et un sandwich aux conconbres plus tard dans lequel elles noyèrent leur chagrin shoppinesque, elles s'enfuirent vers de nouvelles aventures.
Counnasse des villes et counnasse des champs se rendirent au Temple du Ravalement de Façade, le lieu ultime où oeuvrent des spécialistes en bâtiment, qui vous refont le portrait en moins de deux pour pas un clou.
Une charmante conseillère en plâtrerie/peinture les accueillirent au rayon Calvitie Kleine des fabuleuses Galeries Lafarfouillette, et se pencha telle une fée sur l'étendue des dégats.
Il ne fallut pas moins de 45 minutes à la spécialiste pour réussir à transformer la counnasse des champs en une véritable pétasse digne des Champs Elysées, à grand renfort de fond de teint appliqué à la truelle (à en faire mourrir foudroyée la Grande Papesse du Gloss, celle là même qui répand la fameuse bonne parole "le fond de teint, no way of life !") alors que 25 minutes lui suffirent pour révéler l'éclat et la beauté naturellement sublimée de la counnasse des villes.
Monde de merde, pourrait-on dire à ce moment là de notre histoire !
A peine eurent-elles finies d'appliquer leur 15ème couche de gloss, que déjà les douze coups de 16h30 sonnèrent : elles étaient en retard pour leur rendez-vous avec le Prince des Garçons Sensibles, celui qui peut écouter les counnasses pendant trois plombes en hochant la tête, sans pour autant perdre le fil des propos désordonnés de ses patientes amies !
Il fallut bien 40 minutes au carosse kipu pour rallier le palais du Prince (sans compter l'obligation de sortir d'un wagon pour cause d'odeur indisposante de mendiants et troubadours échoués çà et là de part et d'autres des banquettes) et enfin, les counnasses arrivèrent dans ce lieu somptueux où même que tu peux t'asseoir dans les toilettes sans avoir peur de choper instantanément des chlamydiae.
Deux heures de psychanalyse bavardages et un thé plus tard, les counnasses durent prendre congé du beau prince pour se rendre au plus vite au Grand Bal des Catins qui avaient lieu le soir même.
Et c'est dans cette course effrénée contre la montre que la counnasse des champs perdit l'une de ses bottes de motarde, l'abandonnant sur les marches du palais...
Nos deux counnasses attrapèrent au passage l'Ours, le compagnon de la counnasse provinciale, celui qui vit dans une grotte en compagnie des trolls et qui se nourrit de ses attaques blogoterroristes.
Il prirent ensemble le chemin de la Grande Salle de Bal, un lieu fastueux et surtout trop de la Haïpe, où qu'les gens ils dansent pendant que d'autres les regardent danser en se faisant chier.
Nos trois compères retrouvèrent sur place leurs amis du Web virtuel, des gens absolument fabuleux, provenant de diverses contrées bloggesques.
Ils firent d'abord la connaissance d'un couple à la réputation flibustière, une pirate blogosphérique très méchante et son petit chinois tricoteur de bannière.
La Reine des Catins fit son entrée fracassante, plus dépravée que jamais, suivie de près par l'Infernale et Divine Duchesse à la peau de velours.
La grande Dresseuse de la ménagerie des moins de 50 balais se joint à eux, les envoûtant de son regard bleuté hypnotisant, tandis que la Princesse des Pois fit une entrée remarquée grâce à son chemiser sur le point d'exploser (ce qui ne fut malheureusement pas le cas, au grand désarroi de la moitié de l'assistance).
Plus tard, la Grande Papesse du Gloss arriva enfin, prête à dispenser son savoir millénaire sur la technique japonaise du mille-feuilles.
Puis, bonne dernière, une petite buse aux yeux bridés arriva à point nommé, juste avant que les festivités ne commencent et que le banquet soit ouvert.
Notons tout de même la présence d'une moule, venue se greffer à cette société afin d'effectuer des études hautement scientifiques et sociologiques.
Le dîner fut grandement apprécié et abondamment arrosé. Les convives furent même surpris de voir débarquer le Prince des Garçons Sensibles, venu rapporter la botte égarée par la counnasse des champs, car l'odeur infestait tout son palais et que cela devenait intolérable.
Malheureusement, certaines convives durent partir, leur carosse menaçant de se transformer en citrouille si ils ne respectaient pas les horaires convenus avec leur bonne marraine fée Ehrate-Epay, et laissèrent les autres à leur triste sort.
Alors, dans un grand élan de bonté, la counnasse des villes convia les invités restants au dernier verre de l'amitié bisounouresque en sa maison.
Les counnasses, l'Ours et la Moule, la Princesse et la Papesse passèrent ainsi une fin de soirée absolument délicieuse, à converser sur des sujets divers et variés : en passant par les ravages du fond de teint, les avantages du port de bas qui devrait être obligatoire (avec démonstration à l'appui)... mais aussi, des phobies marines furent dévoilées ("les dauphins c'est rien que des gros cons, par contre les requins sont sympas ! En revanche, les orcs c'est trop méchant !")...
Tout ce petit monde s'entendit comme larons en foire, à tel point que des familiarités fusèrent. Ainsi à un moment donné, la Grande Papesse du Gloss proposa-t-elle à la Moule de la lui secouer... rapport qu'il n'y avait pas de cendrier chez la counnasse des villes !
(comprenne qui pourra !)
Enfin, à une heure tardive - ou très tôt le matin comme vous le préférez chers lecteurs - tout ce petit monde se sépara en s'embrassant comme du bon pain, se promettant de se revoir pour manger des croustibats.
Aujourd'hui encore, on parle de cette Soirée de Catins dans les salons mondains du Pays du Tarama Jambon. Pourtant, au cours de ce conte, personne ne se maria avec personne, personne n'eut beaucoup d'enfants avec personne, ni même un seul... quoique... la moule aurait bien mangé du petit pois, enfin... de là à faire un enfant me direz-vous, mais bref nous nous égarons.
En revanche, tout le monde fut très heureux, et ça, c'est bien.
Contrairement à la moquerie, qui elle, est moche, il faut toujours le rappeller.
N.B. : il est fortement recommandé de s'équiper de la cartographie de la blogofille créer par Sonia pour comprendre les détails de ce conte ! Merci de votre attention.













Ou comment j'ai rencontré Bree !







Vos murmures