On s'excuse, mais aujourd'hui, le blog sera en berne.

Monsieur n'a pas eu son concours tant espéré.
Adieu veaux, vaches, cochons, couvées...
Surtout de sexe !
En revanche, vous pouvez m'envoyer des photos de vos seins pour me consoler.



Je vous avais laissés hier, sur un suspense insoutenable, digne d'un polar d'Agatha Christie, le souffle court et le coeur palpitant.
Non ?
Non.
Reprenons le cours de notre narration pour la troisième et dernière partie absolument palpitante de cette aventure hors-norme au pays de l'endométrite et de la septicémie, une épopée glamouresque et classieuse, s'il en est.
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Bref, nous étions donc mercredi soir, je venais de mettre en ligne mon article vous adressant ma résurrection toute CélineDionnesque, quand soudain, je me suis prise de frissons.
La fièvre qui se repointe, me suis-je dis, ma dernière prise de paracétamol datant de l'après-midi.
Je décide de prendre ma température, de prendre deux Dafalgans et de monter me coucher.
Mais pas avant d'avoir fini de regarder l'épisode de Dr House, hein, quand même, faudrait voir à pas abuser...
Il est environ 22h, Dr House emmerde le père de Chase tandis que je m'aperçois que j'ai juste 37,6°C...
Bizarre ces frissons et ce froid partout, surtout dans mes mains et dans mes pieds !
Puis, je me mets à claquer des dents.
Et les frissons qui se transforment en tremblements.
Et puis j'ai la tête qui tourne et je me sens vraiment pas très bien.
Alors ça, c'est pas banal, j'appelle Monsieur dans son bureau parce que c'est de pire en pire...
Les cinq premières minutes de la crise de tremblements, je ne comprends pas trop ce qui m'arrive, et comme je vois la mine inquiète de mon homme, je lui dis alors deux ou trois conneries pour se détendre. Je me mets même à rire – les nerfs qui tentent de prendre le dessus face à une situation incontrôlable je suppose – sauf que ça ne s'arrête pas et que ça devient même de pire en pire !
Progressivement, les tremblements se muent en spasmes tétanisant absolument tous les muscles de mon corps, au point où je me mets à éprouver des difficultés à respirer, sans compter sur les douleurs dans la nuque et le dos à force d'être entièrement crispée.
Au bout de dix minutes à tenter de faire croire à un Parkinson précoce à Monsieur pour ne pas l'alarmer plus qu'il ne le paraissait déjà, je l'autorise à appeler le 15, qu'il somme d'arriver rapidement parce que je crois que je le fais flipper grave sa mère.
J'avoue que j'en pouvais plus, que les tremblements s'étant transformés en convulsions et que moi-même, je commençais à m'inquiéter sérieusement sur mon état.
Et pendant qu'on attendait l'ambulance, j'ai subitement migré du canapé aux toilettes, et rendu mes pâtes au poulet/sauce tomate autant de fois que j'ai pu.
Pour l'anecdote, vomir quand on tremble et convulse, c'est... comment dire... sportif !
Essayer de ne pas trop bouger pour viser le trou alors qu'on est secoué de toute part et que plus rien n'est maîtrisable dans son corps, je vous jure que ça relève d'une discipline olympique. Au moins.
L'ambulance a débarqué 5 min après et la première chose qu'ils ont vu en entrant chez moi, c'était une fille aussi blanche que la faïence des chiottes au-dessus desquels elle était penchée, convulsant à même le sol de ses chiottes. Un spectacle édifiant, il faut bien le dire.
Par contre, j'avais suffisamment conservé tous mes esprits pour m'apercevoir que les ambulanciers étaient au nombre de trois et que deux d'entre eux avaient 12 ans et demi.
Oui, absolument. On m'avait envoyé une ambulance privée (ben oui, j'allais quand même pas avoir droit au SAMU !) et les mecs, ça devait pas faire des masses de temps qu'ils avaient eu leur diplômes de brancardier.
Le plus âgé qui devait avoir 35 ans leur donnait des directives, mais je peux vous dire que mon affaire était pas gagné avec cette équipe de bras cassés.
Bon allez hop ! Arrivée aux urgences, rebonjour, c'est re-moi, j'étais là y'a trois jours !
Vu mon état, cette fois, ils m'ont pas fait attendre 3 heures mais sont venus immédiatement prendre mes constantes.
(Note pour moi-même : la prochaine fois que je dois aller aux urgences, feindre les convulsions pour passer rapidement !)
Et là, c'est la stupeur !
Tension à 16-9 – température 40°C – pouls 120
Oui parce que moi d'habitude c'est plutôt l'option vampire au sang de navet, genre 10-6 et 36.5 !
NFS CHIMIE IONO !!!
On se serait cru dans urgences, mais sans Monsieur What Else... et me voilà embarquée dans une course dans les couloirs de l'hôpital pour gagner le service de gynécologie que j'avais quitté quelques heures plus tôt. J'ai vu défiler les néons dans un état semi-comateux, je me serai vraiment cru dans un film, j'vous jure !
J'ai été très rapidement prise en charge par l'interne de service, qui après un examen complet et un questionnaire très approfondi m'a expliqué que ce qui venait de m'arriver était une décharge bactérienne. C'est en quelque sorte comme si les germes qui proliféraient dans mon sang, bien que combattus énergiquement par les antibios, décidaient dans un dernier élan de rebellion, de se regrouper pour attaquer d'un seul coup. Imaginez qu'on vous injecte un demi-litre de bouillon de culture directement en intraveineuse... ben c'est pareil.
Une sorte d'Hiroshima à l'intérieur de moi quoi !
C'est pourquoi elle préféra me garder pour la nuit, pour surveiller qu'une nouvelle crise n'ait pas lieu, mais également dans le doute d'une salpingite : l'infection pourrait avoir migré dans la trompe et toucher l'ovaire droit, ce qui expliquerait à la fois la crise et les douleurs dans le côté droit.
Alors attention, c'est à partir de ce moment là de mon récit que tout barre en couille et que mon cauchemar commence !
Où je vis la nuit la plus longue de toute ma vie...
L'interne me fait monter dans le service à la recherche d'une chambre pour la nuit.
Monsieur me pousse en fauteuil roulant (compression de personnel, vous comprenez) et une infirmière nous indique la chambre 322.
Sachez que je déteste à jamais ce chiffre. C'est le chiffre de Satan ! Je le sais !
Au moment où nous franchissons le seuil, nous nous apercevons avec horreur qu'il s'agit d'une chambre double (alors que j'avais eu une chambre seule les jours précédents !) et qu'il n'y a pas moyen d'avoir autre chose, le service étant saturé (nous dit-on).
Dans le lit d'à côté, y'a une vieille, la coupe de Jeanne d'Arc, allongée droite comme une morte, les mains sur la poitrine, serrant la sonnette d'appel des infirmières, une haricot sur le ventre et une lumière en plein sur la gueule.
Je sais pas si vous voyez le tableau mais je vous assure qu'avec Monsieur, on a eu peur.
Mais grave alors.
Qu'en plus de ça, elle avait des tubes qui lui sortaient d'on ne sait où et qui remplissaient des poches de liquides que je ne veux même pas savoir ce que c'est.
Là, j'avoue, j'ai craqué.
Je me suis mise à pleurer, en demandant à rentrer chez moi.
Je déteste la promiscuité des gens que je ne connais pas, je suis limite phobique pour ce genre de truc.
La fatigue aidant, j'ai eu des sanglots comme un enfant qui aurait perdu son doudou quand Monsieur m'a dit qu'il allait rentrer pour libérer sa mère qui était venue en catastrophe garder les filles. Et de toute façon, il ne pouvait pas rester, c'est interdit en chambre double.
Il est 1h30, une infirmière bien qu'aussi gentille et douce qu'elle ait pu l'être tente de me rassurer, je continue de pleurer comme une madeleine.
Elle en profite pour me piquer 15 fois pour faire des hémo-cultures, tente une première fois de me poser un cathéter et me rate la salope (j'en ai encore les marques et les bleus) et enfin fini par me poser ce putain de cathé et me file une perf d'anti-douleurs pour m'envoyer direct au pays des opiacés.
Sauf que c'était sans compter sur Madame Durin.
Oui, c'est le sympathique petit nom de ma voisine de chambre.
Je m'en rappellerai, je peux vous l'assurer.
Les jours précédents, Monsieur avait pensé à mettre mes boules Quiès dans mon sac pour que je puis dormir la nuit – car je suis incapable de dormir sans – mais là, dans la précipitation, il n'avait attrapé que ma brosse à dent et mon portable.
Du coup, me voilà obligée d'écouter les ronflements immondes de Madame Durin.
Le début d'une très longue nuit.
Vers 3h, elle se calme un peu, je commence à entrer dans ce qui s'apparente à un début de sommeil quand un putain de connard de chat se met à hurler dans la cour sur laquelle donne la chambre.
J'avoue qu'à ce moment là, je me suis dit que c'était un complot, que quelqu'un m'en voulait et qu'il m'avait marabouté, que j'avais commis des crimes dans une autre vie et qu'on me le faisait payer aujourd'hui !
Ce chat a hurlé au moins 1 heure. J'ai cru devenir folle.
Et quand enfin il s'est tût, c'est ma chère et tendre voisine qui a pris la relève !!!!
Voilà qu'elle s'est mise à parler – pendant son sommeil ou non, j'en sais rien - tout ce que je sais, c'est qu'elle s'est mise à tenir des propos tous plus déroutants les uns que les autres :
Et ça a duré looonnngggggtemmmmpss !
Et enfin elle s'est rendormie.
Et les infirmières sont arrivées. Il était 5h30.
La fameuse heure du thermomètre dans le cul.
Ensuite, mon calvaire a continué.
Madame Durin n'a cessé de geindre et de se plaindre.
Elle a passé une heure la porte des chiottes ouvertes à tenter de poser sa merde infecte.
Elle s'est trimballée à moitié à poil dans la chambre jusqu'à ce qu'une aide-soignante l'aide à faire sa toilette.
Elle a passé ensuite sa matinée sur un fauteuil, un haricot sur les genoux, à dire toutes les 5 min : « Ah bah c'est sûr, je vais faire comme hier, c'est sûr, je vais vomir ! »
Elle a demandé à chaque personnel soignant qui entrait dans la chambre pour me changer les perfs et me tenir au courant de mon état, si elle pouvait « avoir quelques chose pour aller au cabinet » !
Elle je sais pas si elle a fini par aller aux chiottes, mais moi, elle m'a bien fait chier !!!!
J'ai cru devenir folle, et heureusement que le gynéco que j'ai vu dans la matinée a écarter l'hypothèse de la salpingite (en fait, c'était mes règles qui arrivaient – oui, je sais, je cumule, j'ai la poisse jusqu'au bout !) et m'a autorisé à rentrer immédiatement chez moi, sans quoi il était fort possible que je commette un meurtre si je devais passer une nuit de plus en compagnie de Madame Durin.
Sur ce, Monsieur est venu me chercher....
Et enfin, je rentrais à ma maison à moi que j'aime avec des gens normaux dedans, mais totalement épuisée par cette nuit cauchemardesque !
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Et là, cette fois, j'en ai fini de vous conter mes truculentes aventures médicales.
Ce dernier billet était fort long, mais fallait bien une fin grandiose pour clore ce chapitre de ma siouper laïfe !
PS : au fait, je vais plutôt mieux, très très fatiguée mais je devrais être en mesure de passer un été de plus.
Oui au cul, parce que mes antibios, c'est en intra-musculaire qu'on me les administre.
Et oui, Melle Gima, je sais, on pourrait me les faire dans le bide, mais j'ai pas de gras du bide (juste un vieux bourrelet, reste d'une grossesse pas si lointaine)...
Bref, hier, nous nous quittions sur mon attente d'une intervention pour m'ôter l'objet du délit - ce connard de stérilet comme nous l'appellerons - qui donc, se baladait joyeusement au fin fond de mon utérus, entraînant avec lui moultes germes et bactéries et nourrissant ainsi mon sang de quantités de poisons plus nuisibles les uns que les autres.
Oui, mattez un peu comme j'ai l'art du résumé !
L'infirmière de nuit s'emmerde. C'est un fait.
En même temps, qui ne s'emmerderait pas à passer sa nuit au chevet de malades tous plus chiants les uns que les autres ?
Du coup, pour se venger, elle débarque sournoisement dans votre chambre à 5h30 du mat', en allumant grand la lumière, un thermomètre dans une main et une perf dans l'autre.
Et paf ! Vas-y que je te colle le truc dans le cul...
Bon en même temps, on a surveillé ma température comme ça toutes les deux heures histoires d'éviter l'effet cocotte minute.
C'est fort urbain, mais quand même, au bout d'un moment, t'as juste un peu l'impression que ton cul est un hall de gare.
Bref, une fois les quelques soins prodigués, elle éteint la lumière et me laisse de nouveau entrer dans mon état comateux, entre fatigue, douleur, et peur.
A 7h, re-belote.
Je vous la refais pas, le scénario est le même qu'à 5h30.
La douche à la Bétadine en plus, pour être prête pour l'opération, si un jour elle a lieu.
Du coup, j'en profite pour demander ce qu'il va advenir de moi dans les heures à venir, parce que j'ai toujours mal, je suis à jeun depuis la veille, je suis fatiguée... et j'ai toujours MAL, bordel !
Bien entendu, les infirmières n'en savent rien, il faut attendre le médecin de garde, qui n'est autre que : Dr FOUFOUNE !!!
Alors ça c'est fort !
Le gynécologue de garde en ce beau lundi de Pentecôte n'est autre que mon habituel Dr Foufoune, celui-là même qui doit m'opérer le 12 juin et qui voulait donc attendre cette date pour m'ôter ce connard de stérilet.
Y'a donc plus qu'à attendre mon sauveur...
Sauf que comme tous les messies, ben il s'est fait attendre le cochon !
L'a fait tranquillement sa grasse mat', fait son petit tour au golf, pris sa douche, abusé de l'after-shave... et a débarqué la bouche en coeur à 11h dans ma chambre en scandant :
« Alors qu'est-ce qu'elle a la p'tite dame ? »
Bon j'avoue que là, j'ai failli l'attraper par la cravate pour lui dire que la p'tite dame, ellle avait un mal de chien à cause de ce connard de stérilet qui se balade au fond de son utérus, et qu'elle allait lui coller dans le cul histoire de voir un peu ce que ça fait !
Mais je me suis contenté de faire « argh grrmmlfff mal grr arggheeuh bobo grmllff enlever moi ça fpfff ». En gros.
Il m'a répondu en souriant, « Et ben c'est parti, on descend au bloc ! »
Et là, tout s'est accéléré, j'ai pas eu le temps de faire ouf !
Deux brancardiers sont venus me chercher, m'ont descendu dans une belle salle d'opération toute neuve.
En arrivant, je suis tombée sur une infirmière-anesthésiste copine de ma mère que j'avais pas vue depuis des lustres et qui me promis de s'occuper de moi au réveil, ça j'avoue, c'était super réconfortant.
Puis, j'ai été prise en charge par deux infirmières super gentilles et rassurantes, malgré le fait qu'elle me m'installèrent dans la position la plus humiliante et ridicule qui soit pour une opération : couchée les deux pieds en l'air, la chatte au vent...
Oui, c'est le moment comico-tragique de mon histoire,
celle où on est partagé entre l'envie de rire et de pleurer.
Mais heureusement, est arrivé l'anesthésiste, le mec qu'est devenu instantanément mon nouveau super meilleur ami, grâce aux bouffées d'oxygène qu'il m'envoyé, histoire que je me détende. Merci M'sieur, je vous aime.
Mon Dr Foufoune est arrivé masqué, les mains en l'air comme dans les séries TV, ses yeux rieurs m'ont fait un clin d'oeil pour dire qu'on y allait et on m'a injecté de la drogue super puissante que j'ai même pas eu le temps de compter que je dormais déjà.
La suite du récit n'est pas singulièrement palpitante, si ce n'est que je n'avais plus du tout de douleurs au réveil, mais que j'ai continué à avoir pas mal de fièvre et que pour la peine, j'ai eu le droit de rester à l'hosto jusqu'à mercredi matin, avec alternance d'anti-douleurs, d'anti-inflammatoires et d'anti-bio.
Et puis mercredi 11h, Monsieur est venu me chercher, j'étais trop heureuse de rentrer enfin chez moi, de retrouver mon lit, mon oreiller et ma couette.... sauf que...
Souvenez-vous, je venais à peine de vous faire un signe de vie, quand je dus retourner illico d'où je venais, et en grande pompe s'il vous plait. Même pas eu le temps de passer une nuit chez moi...
Et ce fût le deuxième interlude de Monsieur, un brin angoissant et surtout très mystérieux...
Et comme je suis rien qu'une grosse counasse épuisée, je vous raconterai la suite et fin de mon aventure médicale au pays de la septicémie demain... même qu'il y'aura du suspens, de la peur, de la sueur, du vomi et des bactéries !
Allez, je retourne au lit !
Vos murmures