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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 10:00

pieds-bebe-poteles.jpgCe qu'il y a de bien avec la Vie, c'est qu'elle ne fait pas de cadeaux.

 

Vous avez parfois à peine le temps de vous réjouir pour une bonne nouvelle, qu'une grosse merde vous tombe sur le coin de la gueule.

 

Pour le coup, j'aurais à peine eu le temps de fêter avec vous mon nouveau travail que j'apprends entre temps que les deux prochains mois vont être un enfer sans nom.

Rien à voir avec le professionnel, mais ma Louloute doit poursuivre les soins liés à sa pathologie. Je vous rappelle juste qu'elle est née avec des pieds bots varus équin et que par conséquent, nous sommes en traitement depuis sa naissance pour réparer ce petit "bug" fonctionnel. Elle n'est pas handicapée, mais son problème sera résolu uniquement lorsque ses pieds seront totalement réparés, c'est à dire qu'elle marchera droit et totalement à plat. Ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent, puisqu'elle présente une marche habituelle sur la pointe des pieds résultant d'un tendon d'Achille trop court et trop raide.

 

Et que fait-on quand un enfant à un tendon trop court ?

On le plâtre. Oui, parfaitement, on immobilise le tendon dans une position qui l'étire pour pouvoir gagner en amplitude. Et on recommence autant de fois que nécessaire.

Les opérations étant des manoeuvres trop agressives, les médecins privilégient cette technique certes moins douloureuse mais bien plus intrusive dans le quotidien. Car pour que les plâtres soient une méthode efficace, il faut procéder à pas moins de 5 séries de plâtres, avec ablation tous les 15 jours, ce qui totalise en tout 8 semaines de traitement.

 

Huit semaines dans le plâtre, de mi-cuisse jusqu'au bout du pied. Je ne sais pas si vous réalisez l'enfer que nous allons vivre ?!

Louloute va devoir se déplacer en fauteuil roulant. Heureusement que son école est équipée pour recevoir des élèves handicapés et que par conséquent, il y a un ascenseur, sans quoi, elle aurait été déscolarisée durant deux mois ! Malgré cet avantage certain, j'espère que ses camarades de classe et d'école se montreront magnagnimes devant son affection et qu'ils l'aideront à surmonter cette étape, et surtout, qu'ils ne la stigmatiseront pas. Nous savons combien les enfants peuvent être durs entre eux, mais nous oublions souvent aussi la générosité et l'entraide dont ils sont capables, et à 7 ans, je pense pouvoir compter sur ses petites copines pour l'aider à ce que tout se passe bien...

Outre ces "détails", elle ne pourra plus monter dans son lit mezzanine et va devoir prendre possession du lit de sa soeur - qui elle, est plutôt ravie de dormir "en haut" - mais nous devrons également la porter tous les jours pour monter et descendre à l'étage puisque nous habitons en duplex (ses 26 kilos + les plâtres vont être un bonheur à porter à bout de bras dans les escaliers en colimaçon !).

Sans compter sur la douche impossible pendant deux mois... pour laver ses cheveux longs, je sens que je vais drôlement m'amuser !

Reste également à résoudre le problème du conservatoire auquel elle se rend tous les jeudis à pied avec sa classe pour prendre ses cours de piano. Il va falloir faire des demandes pour qu'elle puisse obtenir un taxi, mais également obtenir de l'Inspection Académique qu'elle puisse bénéficier d'une aide personnalisée pour l'accompagner dans les gestes courants (aller aux toilettes, s'installer dans la classe, prendre ses affaires, aller en récréation, se déplacer tout simplement...).

 

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Oui, c'est une galère sans nom et surtout sans fin.

Puisqu'une fois les séries de plâtres terminées, nous enchaînerons avec des attelles de nuit, certainement des bottines en résine le jour et des séances de kiné tous les jours... et ce, jusqu'à ce que le spécialiste juge que les pieds soient définitivement et suffisament souples. Sans quoi, il faudra envisager l'opération.

Le souci, c'est que ce n'est pas la première fois que l'on met en place ce protocole et que la dernière fois, nous n'avions pas vraiment vu d'améliorations. Du coup, j'avoue partir avec un peu de scepticisme cette fois-ci...

Et surtout pour un minimim de six mois de traitement pas drôle du tout, ni pour elle, ni pour nous.

L'incapacité temporaire dont elle va être la victime, l'organisation de malade qu'il va falloir mettre en oeuvre, le temps passé entre les différents soins... et tout ça alors que je viens juste de trouver un job à l'extérieur alors que cela faisait plus d'un an que je bossais à domicile, c'est quand même une sorte de coup du sort, non ?!

 

Cela dit, je préfère que ma fille suivent ce traitement maintenant, à un âge où les regards sont moins lourds et moins pesants qu'au collège par exemple, à un âge où elle sera bien pris en charge et accompagnée par son école, à un âge où elle ne se souviendra que vaguement d'avoir était bien embêtée par un traitement lourd. Ce que je souhaite, c'est qu'elle puisse récupérer pleinement ses capacités physiques, qu'elle puisse bientôt sauter et danser comme tous les autres enfants plutôt que de la voir s'entraver sans arrêt dans ses pieds ou ne pas pouvoir partir en randonnée avec ses camarades parce que son tendon la fait trop souffrir sur les longues distances.

 

En attendant, je vais chercher de quoi décorer le fauteuil et des gros feutres pour faire plein de jolis dessins sur ses plâtres !

 

Début des festivités le 18 mars !

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 12:16

tatie_danielle.jpgGens, j'vous jure, je deviens vieille, je suis proche du déclin.

 

A ceux qui osent dire que 30 ans est la fleur de l'âge pour une femme, j'ai très envie de leur faire bouffer leurs idées préconçues par les trous de nez !

 

Parce que non, à 30 ans, c'est le début de la fin... ça commence à sentir le sapin !

 

Comme il y a un mois, avec mon cou qui s'est coincé sans crier gare.

Verdict du médecin : cervicalgie aigue.

Traitement : anti-inflamatoires, myorelaxants, séances de kiné.

 

Depuis un mois de soins et surtout de kiné, je continuais à avoir des douleurs dans le dos mais c'était surtout dûes aux exercices de renforcement musculaires.

Sauf qu'hier soir, crac ! Alors qu'on chahutait comme des couillons avec Monsieur, mon cou s'est de nouveau bloqué !

Genre quand je tourne la tête à gauche, je braille de douleur ; quand je la lève vers le haut, je gueule comme un putois ; quand je la baisse, j'ai envie de chialer... à droite, c'est raide mais c'est moins pire.

Bref, c'est reparti pour des massages au baume du tigre, des bouillottes chaudes et du tétrazépam - mon amour - un myorelaxant assez puissant pour m'endormir comme un bébé.

 

Sauf qu'au moment de prendre mon médoc avant de me pieuter, je me suis rendue compte que j'en avais plus.

Enfer et damnation ! Bordel à queue de bouc ! Comment vais-je dormir ?

Ben j'ai pas dormi, en tout cas moins de 5 heures, entrecoupées deux fois par des lancements fort douloureux, et ce matin, j'avais le fondement profondément caché à l'intérieur du dedans de moi-même ! (© Sonia)

 

J'ai filé aussi vite que mon corps en mousse me le permettait jusque chez mon Dr House à moi que j'ai, qui m'a vite envoyé chez un radiologue compétent (non sans m'avoir prescrit ma drogue pour ce soir) et qui m'a vite trouvé le truc qui pourri au niveau de la colonne vertébrale : j'ai des cervicales en bois !

 

photo.JPG

Photo de ma nudité intégrale.

 

Oui, apparemment, ma colonne est devenue trop raide, notamment au niveau cervical, à cause de la disparition de la lordose physiologique et de l'inversion de la courbure - si ça continue je vais finir bossue du cou - et il apparaitrait que j'ai subi des traumatismes, genre cou du lapin et microtraumatismes, qui m'ont esquinté au point d'avoir un début de cervicarthrose à  à peine 30 ans.

Vous imaginez bien que je suis joie et bonheur à l'intérieur de mon corps !

Et que je regrette amèrement les années de sport intensif depuis mon enfance jusqu'à la fin de mon adolescence, les chutes de cheval comme de trampoline, la gymnastique à outrance et toutes les fois où on me poussait plus loin parce que j'avais des "capacités".

Merci bien messieurs-dames les entraîneurs ! C'est pas eux qui se coltinent les séquelles plus tard, ça se voit !

 

J'peux vous assurer qu'on ne fera pas la même avec mes mioches...

Le sport, s'il peut être bénéfique, poussé à ses extrêmes, a vraiment des effets néfastes sur la santé quand on vieillit.

 

Mon frère en a également fait les frais, ayant fait du sport-étude gym de ses 10 ans jusqu'à ses 17 ans, il s'est retrouvé avec une arthrite dans l'épaule à même pas 20 ans, tout ça parce qu'on avait abusé de sa souplesse trop jeune en lui imposant des entraînements pendant des heures tous les jours à un âge où la croissance n'est pas terminée !

J'ai presque envie de m'insurger contre ce système d'élite sportive, ce besoin de pousser toujours plus loin des enfants qui subiront plus tard des pathologies comme dégats collatéraux. Mais tout le monde s'en fout, ces gamins là, une fois utilisés, une fois quelques titres glanés, on les jette comme des merdes sans même un remerciement...

 

Bon, j'arrête de m'énerver...

 et je vais plutôt aller me droguer pour oublier la douleur !

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 22:28

chat.jpgEt qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra !

 

J'essaie d'en rire et de ne pas m'inquiéter mais pour de vrai, mon chat a bel et bien disparu.

 

J'ai laissé sortir ce couillon vendredi soir, comme souvent. Il gratte à la fenêtre pour demander à faire son petit tour, et il rentre 1/2 heure plus tard, et se couche tranquilou sur le canapé après avoir goulé quelques croquettes.

 

Sauf que vendredi soir, il n'est pas rentré dormir, quand j'ai fermé les volets, pas de maraud dans le coin.

Non, il n'est pas parti à la chasse à la gueuse. Etant délesté de ses parties reproductives, Carabas n'observe aucune envie d'aller courir le guilledou, le chant des sirènes félines n'a aucune emprise sur lui.

Samedi matin, alors qu'il n'était toujours pas rentré, j'ai commencé à m'inquiéter vaguement... mais bon, il faut bien l'avouer, j'avais franchement autre chose à foutre que de courir après le chat pendant ce week end sans enfants.

Entre castorisation, promenades, cinés, restos, bouffe chez les amis ou encore sauna, hammam et jacuzzi au soleil... le chat, c'était un peu le cadet de mes soucis !

 

Image1.jpg

 

Sauf que ce soir, quand ma Louloute est rentrée, elle a été voir Plumeau son lapin puis a cherché Carabas le chat. Ne le trouvant pas, j'ai bien été obligée de lui avouer que ce dernier avait découché depuis près de 3 jours.

Lisant l'inquiétude de ma fille sur son visage, je l'ai rassurée en lui affirmant qu'il devait bien être quelque part dans le coin, que si ça se trouve, il a trouvé un endroit où il se plait et qu'il a pris quelques vacances.

Sauf qu'à la vue du succès de mon chat lorsqu'il prend son bain de soleil à la fenêtre, au nombre incroyable de personnes qui s'arrêtent pour lui parler, le caresser, le flatter... et lui,  ce gros benêt, qui les laisse faire en ronronnant comme un épilateur électrique, vous pensez bien que j'ai peu de doute sur ce qui a pu lui arriver...

 

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N'ayant pas retrouvé de carpette noire dans les rues autour de chez nous, je subodore qu'une personne malintentionnée nous ait subtilisé notre couillon de chat. Faut dire que c'est une crème ce matou, câlin, affectueux, qui ne miaule pas sans arrêt - faut dire que pour cela, il faudrait déjà savoir le faire, limite on s'est longtemps demandé s'il n'était pas muet - son seul défaut est de se ruer dans mes jambes quand il faim, jusqu'à ce que j'en ai marre et que je cède parce qu'il m'empêche d'avancer ou que je tente de me casser la gueule 57 fois.

 

Bref, ce chat, je l'adore, les enfants l'adore... mais il a disparu.

Et c'est bien triste.

 

carabas01_neo_oognip_720.jpg

 

Certes, ça résout notre problème récurrent de garde de chat lorsque nous partons en week-end ou en voyage... mais non, ça ne nous console pas. Parce qu'on l'aime notre Carabas et que mes filles vont avoir du mal à avaler la pilule si on ne le retrouve pas rapidement.

Là, je dois m'absenter deux jours à Paris, mais dès que je reviens, on posera une affiche "Perdu de Recherche", en espérant qu'on voudra bien nous rendre notre petit noiraud !

 

Carabas, reviens... j'ai les mêmes à la maison !


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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 21:24

 

Je pourrais me comparer à une mer.

Parfois calme, souvent déchaînée.

Une eau claire au bord d'un rivage idyllique mais trouble en profondeur, là où s'ouvre une abysse insondable et ténébreuse.


Je suis également un océan.

Immense, imprévisible, capricieux, instable.

Où je me noie en moi-même, où je me perds dans l'immensité de ce que je suis ou crois être.


 

De temps en temps, une vague de questionnement refait surface.

C'est un phénomène cyclique, comme la pleine lune ou les solstices. Régulièrement, ma vague à l'âme vient se fracasser sur l'échine de ma psyché.

Quand les éléments extérieurs s'ourdissent contre moi, son ressac est encore plus fort, plus pénétrant, plus violent...

Ils provoquent un raz de marée en mon âme, ma conscience perd pied et ma tête devient le théâtre d'un chaos apocalyptique.


Je suis alors submergée.

Je ne contrôle plus mon navire, je ne suis plus le capitaine de ma vie, j'ai juste la terrible impression d'être le spectateur d'une tempête dévastant tout sur son passage, détruisant les faibles piliers qui maintenaient mes fondations.



Je ne sais comment j'arrive à maîtriser mes pulsions les plus macabres.

Peut être en pensant à mes petits poissons, ceux qui comptent sur moi pour les guider dans les méandres des courants contraires, ou encore en m'accrochant à celui qui m'a repêché plus d'une fois et sauvé des eaux troubles où je ne tentais même plus de me débattre.


Mais jusqu'à quand tiendrais-je la barre sans la lâcher ?

Jusqu'à quand serais-je capable d'affronter le grondement sourd de cette déferlante irrationnelle ?

Combien de temps vais-je me maintenir à flots avant de sombrer définitivement dans mon abîme ?


Je coule à pic, je bois la tasse, je m'étouffe....

Soulagerais-je mes souffrances en avalant définitivement l'eau de ma vie ?


Ce n'est pas une solution.

Je n'ai pas de solution.


Je reprendrai une fois de plus les mots de Prévert : Je suis comme je suis...


Mais qui suis-je ?      


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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:48

Parfois, il suffit d'une seconde pour que votre monde s'écroule.


Il suffit d'une image, d'une parole…

Je viens de vivre les plus longues secondes et minutes de ma vie.

En un instant, ma vie a basculé. Il m'a suffi de passer un examen médical.

Cette examen, c'est une échographie morphologique, un examen que toute femme enceinte attend avec impatience. Une sorte de rendez-vous avec son futur enfant.


Il suffit que le médecin s'attarde un peu sur les pieds de votre enfant, dans un silence absolu.

Et quand il prend enfin la parole, c'est pour vous dire qu'il y a un problème.

Choc, incompréhension, interrogation... Mais impossible de parler, les mots restent coincés. Silence, mesures, calculs… J'échange des regards interrogateurs avec le père de l'enfant, lui-même sondant le regard de l'obstétricien.

Enfin, le médecin se prononce : il s'avère que l'enfant présente des malformations aux deux pieds, qu'il semble être incurvés vers l'intérieur.

Le diagnostic est posé : pieds bots varus equins bilatéraux.


Il suffit d'une phrase pour vous prendre un mur dans la figure, qu'on vous coule les pieds dans du béton et qu'on vous jette à la mer…

Vous nagez en eaux troubles. Vous entendez mais vous ne voulez pas écouter.

Impossible de réfléchir, le cerveau se fige et le cœur se gèle.

Hors de question d'écouter ça, de comprendre ce qu'il se passe…

Pourtant, tout à l'air d'aller bien, Le bébé bouge, je suis en pleine forme, je suis épanouie….

C'EST IMPOSSIBLE !!!


A la fin de l'examen, l'obstétricien nous explique qu'il va immédiatement prendre rendez vous pour nous chez un spécialiste néo-natal à Clermont Ferrand, qu'il va lui rédiger un courrier, lui transmettre les images de l'écho, que je vais certainement devoir subir une amniocentèse.

Il commence à nous expliquer qu'il est probable que ça s'arrange avec des attelles, ou des chaussures, peut être de la chirurgie.

On me donne le rendez vous chez le spécialiste.

Dans dix jours… Dix jours…mais c'est une éternité !!!

Je suis effondrée, abattue, je me dis qu'il ne peuvent pas nous laisser dans l'incertitude durant tout ce temps, qu'il n'est pas concevable d'être ignorants durant cette période.

Nous sortons de l'hôpital dans le silence, murés dans l'incompréhension de ce qui nous arrive, dans l'interrogation, dans le poids d'un évènement inattendu et absolument impossible à concevoir.


Je suis dans l'incompréhension la plus totale totale.

J'ai beaucoup de mal à réaliser, ou plutôt, je m''interdis de réaliser ce qui se passe.

Puis je me rend compte à l'évidence que je ne peux me cacher la vérité.

Le ciel vient de me tomber sur la tête, rien ne peut plus me toucher encore.


Je m'empresse de regarder les sites spécialisés sur le net, de me documenter, avide d'en savoir plus, avide de comprendre, me rassurer qu'il ne s'agit de rien du tout, d'une chose totalement bénigne et qu'il n'y a pas de quoi s'alarmer.

Bien évidemment, il y a deux cas : soit effectivement, rien d'irrémédiable et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…soit c'est la fin du monde !


J'imagine le pire comme le meilleur.

J'imagine qu'il faille subir la perte de mon enfant en cours de grossesse.

J'imagine la douleur de l'enfant durant des années si il doit subir des interventions chirurgicales à répétition, sans avoir l'absolue certitude qu'il marche un jour correctement.

J'imagine le courage, la force, le mental qu'il va nous falloir pour traverser ces épreuves.

J'imagine qu'il lui suffira de porter des attelles ou des chaussures orthopédiques, contraignants, mais si loin du milieu hospitalier.

J'imagine aussi que ça reviendra tout seul après la naissance, ou bien même avec des bandages durant les premiers mois de sa vie.

J'imagine que l'obstétricien a fait une erreur de diagnostic et qu'en fait, mon enfant n'a rien du tout.

J'imagine que je fais un rêve, un cauchemar et que je vais me réveiller.

Je me surprends à ne plus vouloir cette grossesse.

Je culpabilise.


On me dit que cette culpabilité est normale, mais totalement inutile.

Mais comment faire pour la parer ?

Je ne comprends toujours pas ce qui m'arrive…

Enfin si, mais disons que j'ai l'impression de voir un mauvais film, d'être spectatrice des évènements.

Je me sens seule, et en même temps, je suis très bien entourée…

Je me sens seule devant l'adversité, la fatalité, devant les décisions que je vais devoir prendre…

 




Texte écrit le 18 juin 2003,
au cours du 5ème mois de grossesse...

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 13:50
Les copains virtuels,


On s'excuse, mais aujourd'hui, le blog sera en berne.





La mauvaise nouvelle est tombée :

 Monsieur n'a pas eu son concours tant espéré.


Adieu veaux, vaches, cochons, couvées...

Nous ne déménagerons point cette année.

La loose s'est une nouvelle fois abattue sur nous, mais on a l'habitude.
On continuera à vivre d'amour, d'eau fraîche et de sexe.
Surtout de sexe !

.

Merci de votre compréhension !



~~~ ~~~ ~~~ ~~~



Note de Monsieur Murmures : pas d'apitoiement, merci, j'ai assez la mort comme ça. Le premier ou la première surpris(e) à me dire des trucs relous sera ligoté, fouetté, et donné à manger aux cochons.
En revanche, vous pouvez m'envoyer des photos de vos seins pour me consoler.



~~~ ~~~ ~~~ ~~~


* Hé les naincultes, on se culturise en me donnant la référence cachée dans ce billet et on me fait une explication de texte sur la signification de l'expression du titre. Et pas de Google qui tienne...
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 21:15


Hé oui ! Vous n'alliez pas croire que vous alliez vous débarasser de moi comme ça... je suis une vraie carne, une teigne, plus forte que la peste, le choléra et la diphtérie réunis.... je vous survivrai tous !

MOUAAAHHAHHHAAAAAHHA !!!!


Pire que les chats, non seulement je retombe toujours sur mes pattes mais en plus, j'ai pleins de vie (là je compte plus hein, parce que ça ferait trop peur !)

Bref, je suis de retour !


Bon ok, je suis un peu faiblarde avec mes 9 de tension, mes 16 000 leucocytes qui tentent de combattre les germes du Mal et mon anémie approchant celle d'un vampire anorexique !

En revanche, j'ai trouvé LA solution, LE régime dont aucun magazine féminin ne connait le secret, LA recette miracle pour perdre les kilos superflus avant l'été : l'hospitalisation !

Out les "oenobiol diet", has been les "slim fast" et autres conneries de ce genre, une bonne dizaine de jours à l'hosto avec une sonde naso-gastrique et vous retrouvez une taille de guèpe que même avant vous avez jamais eu !


Bon allez, je vois que vous trépignez d'impatience de savoir dans l'ordre à peu près chronologique (oui hein, excusez du peu, j'ai encore des neurones qu'ont grillé pendant mes poussées de fièvre à 40°C) donc voilà un condensé de résumé de mes péripéties médicales au pays des médecins incompétents :


Je vous laissais donc mardi 27 mai sur un message vous informant que j'entrais à la clinique de Tchernoville le lendemain pour être opérée en urgence le jeudi (oui, les urgences à Tchernoville, faut pas être pressée) d'un abcès dans ma trompe de Salope Fallope parce qu'une vilaine salpingite s'était installlée tranquillou comme si l'endométrite précédente avait pas été suffisante !
Non, non, je déteste faire les choses à moitié, donc comme j'avais deux jours à tuer avant l'opération, ben j'ai décidé.... enfin, mon abcès a décidé pour moi... de se transformer en péritonite pelvienne, histoire que ça soit vachement plus drôle  !

Plus drôle parce que vachement plus douloureux, plus drôle parce que vachement plus dangereux - genre mortel hein - vachement plus drôle parce que sinon, ça aurait été vraiment trop trop simple et que j'aurai pas eu grand chose finalement à vous raconter sur ce blog !

Et puis surtout, n'oublions pas le fabuleux passage des 3 heures de fièvre à plus de 40°C sans paracétamol ni ibupofène pour pouvoir faire des hémo-cultures, c'est à dire déterminer quels germes tentent de m'exterminer.
C'est sympa, ça mange pas de pain, ça fait boire 500 litres d'eau minimum, pisser toutes les 35 min et légèrement délirer (et accessoirement pleurer !)

Bref, une chouette opération avec à la sortie un bon 500 ml de pus bien purulent extirpé tant bien que mal de mon abdomen (et bon appétit bien sur - non, ne me remerciez pas, c'est gratuit, je suis comme ça !)
Un joli trou sous le nombril, un autre sur le côté gauche et un autre un plus gros à droite avec un joli tuyau duquel se déverse un liquide d'une couleur indéfinissable.... un drain qu'ils appellent ça, avec un joli bocal au bout que les infirmières ont le bon goût de nommer mon "sac à main".... Ellles sont mignonnes !

Je vous parle pas non plus de mes bras, qu'une junkie à côté de moi, elles aurait l'air d'une nonne tellement on m'a piqué, ni de mes 5 poches d'antio-bio, anti-douleur, fer/hemmoglobine en perfusion non stop...

Je vous passe également l'état comateux de la première journée après l'opé et je passe directement à la suite qui devient tout de suite beaucoup mais alors beaucoup plus palpitante pluisque que c'est le grand moment du vomi !
Alors, sachez qu'un corps humain est capable de déverser des litres et des litres de bile sans jamais se tarir.

Oui, c'est comme ça... c'est fantastique le corps humain !

La bile en plus, c'est chouette : entre le marron caca d'oie et le vert fluo, ça sent presque pas mauvais, et c'est pas épais (oui, je sais, bon appétit encore !)
Par contre, c'est fatigant !
Pas la bile hein, mais de vomir... les spasmes, les contractions du diaphragme, remplir un haricot, le vider, le re-emplir, en remplir un autre pendant que Monsieur revide l'autre.... enfin vous voyez quoi !

Vraiment une expérience à vivre !

Du coup, commme ça faisait peur à tout le monde et que ça devenait chiant de ramasser mes vomitos, z'ont décidé de me foutre un tuyau d'arrosage dans le nez qui descendait jusque dans mon estomac pour aspirer tout le liquide qui voulait pas rester dans mon corps pourri !

Et ça a duré quatre jours comme ça, tout ça parce que mon connard d'intestin avait décidé de faire une occlusion fonctionnelle, de peur que la péritonite monte jusqu'à lui. On lui a dit pourtant qu'elle était pelvienne cette péritonite, pas de quoi en faire un caca nerveux (ahah, mes vannes sont de pire en pire) mais qu'il est con cet intestin !
Bref, j'ai échappé de justesse à une troisième intervention.... non parce que bon là, j'avoue, j'en avais un peu plein le cul (toujours aussi géniale mes vannes !)

Enfin bref... on a fini par m'ôter mon tuyau, à me redonner un peu de nourriture - si si, de la vrai, pas dans une poche transparente avec marqué dessus glucose et chlorure de sodium - et puis on a fini par me relâcher samedi matin, estimant que j'étais désormais hors d'état de nuire danger !


Pour finir, je voulais tous vous remercier pour vos mots, vos cartes, vos commentaires, vos soutiens et votre sollicitude que Monsieur me donnait chaque jour... Monsieur qu'il va falloir d'ailleurs canoniser pour avoir su si bien s'occuper de moi tout en gérant à la fois son travail, son concours et les enfants.



Merci encore une fois à tous !

Et Bordel que c'est bon de retrouver sa maison !





Je vous accorde que ce récit n'est pas aussi drôle et désopilant que j'aurai voulu vous le conter, mais je suis telllement crevée que j'ai bien du mal à aligner les mots, donc ne m'en voulez pas si ce billet est un peu minable alors que je vous avez habitué à plus drôle comme anecdocte !





N.B. : pour les gros mots médicaux, je vous laisse avec Wiki parce que j'ai vraiment trop la flemme de linker !
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 12:28

Comment qu'on dit déjà ?

Jamais deux sans trois.


Oui, c'est ça !



Donc, récapitulons :

Mon connard de stérilet à rien trouvé de mieux, il y a quelques semaines, que de se faire la malle au fin fond de mon utérus et de provoquer une infection appelée "endométrite".

1 - Hospitalisation en urgence pour ôter la bête, qui a rien trouvé de mieux que de me fourrer des germes dans le sang, et que je me retrouve avec une "septicémie" qui me donne une fièvre de cheval : piqûres d'antibio et médoc à donf pour endiguer le mal.

2 - Mon corps a moyennement apprécié qu'un tas de microbes à la con tente de l'envahir sournoisement, genre on se planque tous derrière ce leucocyte et on l'attaque par surprise à 3 : mon premier tour en ambulance et une deuxième hospitalisation pour décharge bactérienne, à base de convulsions qui font peur à Monsieur et de poussée de fièvre à 40°C !

3 - Depuis dimanche, nouvelle attaque de la fièvre, mal au bide.
Hier, mon médecin traitant incompétent me dit "d'attendre de voir" en prenant du Daffalgan (lui, je le retiens !).
Ce matin, consultation en urgence avec mon gynéco, échographie... verdict : abcés dans une trompe, salpingite, troisième hospitalisation.


Quand je vous dis que je suis maudite, cette fois, j'en ai la certitude.
Quelqu'un m'a marabouté, j'ai le mauvais oeil, je vois que ça !
Ou alors, je suis punis pour toutes les mauvaises actions que j'ai faite dans cette vie et celles d'avant...


Bref, je suis en train de mourir de la fièvre supersonique à 39°C, de douleurs "pelviennes" comme si qu'on avait gonflé ma trompe à l'hélium, et mon moral est, je dois l'avouer, se trouve six feet under.

Déjà, parce que je suis trèèèèèès fatiguée, que physiquement, ça commence à être long cette comédie... et que moralement, ça me pèse très très lourd.
Surtout quand le médecin m'a avertie qu'il y avait une possiblité pour qu'il soit obligé de m'ôter la trompe si jamais l'infection était trop profonde...

Oué, là, Mesdames, j'imagine que vous me comprenez.


Bref, vous comprendrez que le blog va être un peu délaissé les jours à venir, je rentre à la clinique demain matin 10h, je subirai ma coelioscopie que jeudi matin et je n'ai aucune idée de quand ils me laisseront ressortir.
En attendant, faut juste que je ne décède pas, que l'infection ne s'aggrave pas et que je ne finisse pas aux urgences de Tchernoville !

Autant vous dire que j'appréhende à mort les jours à venir, entre l'opération, les mauvaises nouvelles qui pourront en découler et l'idée d'être obligée de partager une chambre avec un suppot de Satan une nouvelle Madame Durin !

Sans compter sur ma grande Louloute qui risque de mal prendre le fait que je sois de nouveau hospitalisée. Déjà que la dernière fois, ça l'a grandement perturbé.


Bref, j'ai juste envie de mourir au fond de mon lit, de ne plus souffrir et oublier toute cette merde qui me tombe sur la gueule en ce moment.




P.S. : Pour les fleurs et les couronnes (pas de plaques merci), veuillez contacter Monsieur à l'adresse située en haut à droite de ce blog ! Merci.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 19:00

 

Les bactéries contre-attaquent

 

Je vous avais laissés hier, sur un suspense insoutenable, digne d'un polar d'Agatha Christie, le souffle court et le coeur palpitant.

 

Non ?

Non.

 

Reprenons le cours de notre narration pour la troisième et dernière partie absolument palpitante de cette aventure hors-norme au pays de l'endométrite et de la septicémie, une épopée glamouresque et classieuse, s'il en est.


 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Bref, nous étions donc mercredi soir, je venais de mettre en ligne mon article vous adressant ma résurrection toute CélineDionnesque, quand soudain, je me suis prise de frissons.

 

La fièvre qui se repointe, me suis-je dis, ma dernière prise de paracétamol datant de l'après-midi.

Je décide de prendre ma température, de prendre deux Dafalgans et de monter me coucher.

Mais pas avant d'avoir fini de regarder l'épisode de Dr House, hein, quand même, faudrait voir à pas abuser...



Il est environ 22h, Dr House emmerde le père de Chase tandis que je m'aperçois que j'ai juste 37,6°C...

Bizarre ces frissons et ce froid partout, surtout dans mes mains et dans mes pieds !

 

Puis, je me mets à claquer des dents.

Et les frissons qui se transforment en tremblements.

Et puis j'ai la tête qui tourne et je me sens vraiment pas très bien.

Alors ça, c'est pas banal, j'appelle Monsieur dans son bureau parce que c'est de pire en pire...

 

Les cinq premières minutes de la crise de tremblements, je ne comprends pas trop ce qui m'arrive, et comme je vois la mine inquiète de mon homme, je lui dis alors deux ou trois conneries pour se détendre. Je me mets même à rire – les nerfs qui tentent de prendre le dessus face à une situation incontrôlable je suppose – sauf que ça ne s'arrête pas et que ça devient même de pire en pire !

Progressivement, les tremblements se muent en spasmes tétanisant absolument tous les muscles de mon corps, au point où je me mets à éprouver des difficultés à respirer, sans compter sur les douleurs dans la nuque et le dos à force d'être entièrement crispée.

Au bout de dix minutes à tenter de faire croire à un Parkinson précoce à Monsieur pour ne pas l'alarmer plus qu'il ne le paraissait déjà, je l'autorise à appeler le 15, qu'il somme d'arriver rapidement parce que je crois que je le fais flipper grave sa mère.

J'avoue que j'en pouvais plus, que les tremblements s'étant transformés en convulsions et que moi-même, je commençais à m'inquiéter sérieusement sur mon état.

 

Et pendant qu'on attendait l'ambulance, j'ai subitement migré du canapé aux toilettes, et rendu mes pâtes au poulet/sauce tomate autant de fois que j'ai pu.

Pour l'anecdote, vomir quand on tremble et convulse, c'est... comment dire... sportif !

Essayer de ne pas trop bouger pour viser le trou alors qu'on est secoué de toute part et que plus rien n'est maîtrisable dans son corps, je vous jure que ça relève d'une discipline olympique. Au moins.

 

L'ambulance a débarqué 5 min après et la première chose qu'ils ont vu en entrant chez moi, c'était une fille aussi blanche que la faïence des chiottes au-dessus desquels elle était penchée, convulsant à même le sol de ses chiottes. Un spectacle édifiant, il faut bien le dire.

 

Par contre, j'avais suffisamment conservé tous mes esprits pour m'apercevoir que les ambulanciers étaient au nombre de trois et que deux d'entre eux avaient 12 ans et demi.

Oui, absolument. On m'avait envoyé une ambulance privée (ben oui, j'allais quand même pas avoir droit au SAMU !) et les mecs, ça devait pas faire des masses de temps qu'ils avaient eu leur diplômes de brancardier.

Le plus âgé qui devait avoir 35 ans leur donnait des directives, mais je peux vous dire que mon affaire était pas gagné avec cette équipe de bras cassés.

 

  • Déjà, y'en a un qui m'est rentré dedans en se retournant et qu'a manqué de me faire tomber au moment où je me relevais.

 

  • Ensuite, j'ai demandé une couverture parce que j'avais extrêmement froid et l'un des deux est parti en chercher une mais est revenu les mains vide en disant : « j'l'ai pas trouvée ! ».. on aurait dit ma fille quand elle cherche l'un de ses jouets, sans vraiment chercher...

 

  • Puis une fois installée sur le brancard, il a fallu traverser l'allée et là, les deux zigotos ont failli me faire verser dans la pelouse.

 

  • Au moment de monter dans l'ambulance, y'a le plus âgé qui dit : « ben elle est là la couverture ! » ... l'autre il avait trop bien cherché, elle était juste sous son nez, sur un fauteuil.

 

  • Et enfin, une fois installée dans l'ambulance, y'en a un qui m'a foutu une lumière en pleine figure en me demandant si je préférais la lumière éteinte : "non, connard, j'adore avoir un projecteur en pleine gueule quand je suis en train de mourir, comme ça, je me prends pour Dalida !"

 

 

Bon allez hop ! Arrivée aux urgences, rebonjour, c'est re-moi, j'étais là y'a trois jours !

Vu mon état, cette fois, ils m'ont pas fait attendre 3 heures mais sont venus immédiatement prendre mes constantes.

(Note pour moi-même : la prochaine fois que je dois aller aux urgences, feindre les convulsions pour passer rapidement !)

 

Et là, c'est la stupeur !

Tension à 16-9 – température 40°C – pouls 120

 

Oui parce que moi d'habitude c'est plutôt l'option vampire au sang de navet, genre 10-6 et 36.5 !


 

NFS CHIMIE IONO !!!

 

On se serait cru dans urgences, mais sans Monsieur What Else... et me voilà embarquée dans une course dans les couloirs de l'hôpital pour gagner le service de gynécologie que j'avais quitté quelques heures plus tôt. J'ai vu défiler les néons dans un état semi-comateux, je me serai vraiment cru dans un film, j'vous jure !

 

 

J'ai été très rapidement prise en charge par l'interne de service, qui après un examen complet et un questionnaire très approfondi m'a expliqué que ce qui venait de m'arriver était une décharge bactérienne. C'est en quelque sorte comme si les germes qui proliféraient dans mon sang, bien que combattus énergiquement par les antibios, décidaient dans un dernier élan de rebellion, de se regrouper pour attaquer d'un seul coup. Imaginez qu'on vous injecte un demi-litre de bouillon de culture directement en intraveineuse... ben c'est pareil.

 

Une sorte d'Hiroshima à l'intérieur de moi quoi !

 

C'est pourquoi elle préféra me garder pour la nuit, pour surveiller qu'une nouvelle crise n'ait pas lieu, mais également dans le doute d'une salpingite : l'infection pourrait avoir migré dans la trompe et toucher l'ovaire droit, ce qui expliquerait à la fois la crise et les douleurs dans le côté droit.


 

 

Alors attention, c'est à partir de ce moment là de mon récit que tout barre en couille et que mon cauchemar commence !


Où je vis la nuit la plus longue de toute ma vie...

 

L'interne me fait monter dans le service à la recherche d'une chambre pour la nuit.

Monsieur me pousse en fauteuil roulant (compression de personnel, vous comprenez) et une infirmière nous indique la chambre 322.

Sachez que je déteste à jamais ce chiffre. C'est le chiffre de Satan ! Je le sais !

 

Au moment où nous franchissons le seuil, nous nous apercevons avec horreur qu'il s'agit d'une chambre double (alors que j'avais eu une chambre seule les jours précédents !) et qu'il n'y a pas moyen d'avoir autre chose, le service étant saturé (nous dit-on).

 

Dans le lit d'à côté, y'a une vieille, la coupe de Jeanne d'Arc, allongée droite comme une morte, les mains sur la poitrine, serrant la sonnette d'appel des infirmières, une haricot sur le ventre et une lumière en plein sur la gueule.

Je sais pas si vous voyez le tableau mais je vous assure qu'avec Monsieur, on a eu peur.

Mais grave alors.

 

Qu'en plus de ça, elle avait des tubes qui lui sortaient d'on ne sait où et qui remplissaient des poches de liquides que je ne veux même pas savoir ce que c'est.

 

Là, j'avoue, j'ai craqué.

Je me suis mise à pleurer, en demandant à rentrer chez moi.

Je déteste la promiscuité des gens que je ne connais pas, je suis limite phobique pour ce genre de truc.

La fatigue aidant, j'ai eu des sanglots comme un enfant qui aurait perdu son doudou quand Monsieur m'a dit qu'il allait rentrer pour libérer sa mère qui était venue en catastrophe garder les filles. Et de toute façon, il ne pouvait pas rester, c'est interdit en chambre double.

 

Il est 1h30, une infirmière bien qu'aussi gentille et douce qu'elle ait pu l'être tente de me rassurer, je continue de pleurer comme une madeleine.

Elle en profite pour me piquer 15 fois pour faire des hémo-cultures, tente une première fois de me poser un cathéter et me rate la salope (j'en ai encore les marques et les bleus) et enfin fini par me poser ce putain de cathé et me file une perf d'anti-douleurs pour m'envoyer direct au pays des opiacés.

 

Sauf que c'était sans compter sur Madame Durin.

Oui, c'est le sympathique petit nom de ma voisine de chambre.

Je m'en rappellerai, je peux vous l'assurer.

 

Les jours précédents, Monsieur avait pensé à mettre mes boules Quiès dans mon sac pour que je puis dormir la nuit – car je suis incapable de dormir sans – mais là, dans la précipitation, il n'avait attrapé que ma brosse à dent et mon portable.

 

Du coup, me voilà obligée d'écouter les ronflements immondes de Madame Durin.

Le début d'une très longue nuit.


 

 

Vers 3h, elle se calme un peu, je commence à entrer dans ce qui s'apparente à un début de sommeil quand un putain de connard de chat se met à hurler dans la cour sur laquelle donne la chambre.

J'avoue qu'à ce moment là, je me suis dit que c'était un complot, que quelqu'un m'en voulait et qu'il m'avait marabouté, que j'avais commis des crimes dans une autre vie et qu'on me le faisait payer aujourd'hui !

Ce chat a hurlé au moins 1 heure. J'ai cru devenir folle.

 

Et quand enfin il s'est tût, c'est ma chère et tendre voisine qui a pris la relève !!!!

Voilà qu'elle s'est mise à parlerpendant son sommeil ou non, j'en sais rien - tout ce que je sais, c'est qu'elle s'est mise à tenir des propos tous plus déroutants les uns que les autres :


  • J'ai maaaaal aux jambeuuhs. Et je pense bien que je vais vomir, oh ben oui.
  • Et le kiné va venir me voir aujourd'hui, oh ben oui alors, pour mes jambes que j'ai mal.
  • Mais dit'don je devais acheter une salade aujourd'hui, oh ben oui alors, mais j'ai oublié, dit'don !
  • Je pense bien que je vais vomir, voui voui voui.
  • J'ai maaaaal aux braaaheeuuu.
  • Et avec tout ça l'Emile qu'a pas voulu finir sa soupe, oh ben non alors.
  • Gnéééé meugngngnnnn vooomiiiiiiieeuuhhh bgngnnn
  • Etc etc...

 


Et ça a duré looonnngggggtemmmmpss !

 

Et enfin elle s'est rendormie.

 

Et les infirmières sont arrivées. Il était 5h30.

La fameuse heure du thermomètre dans le cul.



 

Ensuite, mon calvaire a continué.

 

Madame Durin n'a cessé de geindre et de se plaindre.


Elle a passé une heure la porte des chiottes ouvertes à tenter de poser sa merde infecte.


Elle s'est trimballée à moitié à poil dans la chambre jusqu'à ce qu'une aide-soignante l'aide à faire sa toilette.


Elle a passé ensuite sa matinée sur un fauteuil, un haricot sur les genoux, à dire toutes les 5 min : «  Ah bah c'est sûr, je vais faire comme hier, c'est sûr, je vais vomir ! »


Elle a demandé à chaque personnel soignant qui entrait dans la chambre pour me changer les perfs et me tenir au courant de mon état, si elle pouvait « avoir quelques chose pour aller au cabinet » !

 

Elle je sais pas si elle a fini par aller aux chiottes, mais moi, elle m'a bien fait chier !!!!

 

J'ai cru devenir folle, et heureusement que le gynéco que j'ai vu dans la matinée a écarter l'hypothèse de la salpingite (en fait, c'était mes règles qui arrivaient – oui, je sais, je cumule, j'ai la poisse jusqu'au bout !) et m'a autorisé à rentrer immédiatement chez moi, sans quoi il était fort possible que je commette un meurtre si je devais passer une nuit de plus en compagnie de Madame Durin.

 

Sur ce, Monsieur est venu me chercher....

 

Et enfin, je rentrais à ma maison à moi que j'aime avec des gens normaux dedans, mais totalement épuisée par cette nuit cauchemardesque !



~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Et là, cette fois, j'en ai fini de vous conter mes truculentes aventures médicales.

Ce dernier billet était fort long, mais fallait bien une fin grandiose pour clore ce chapitre de ma siouper laïfe !


 

PS : au fait, je vais plutôt mieux, très très fatiguée mais je devrais être en mesure de passer un été de plus.


 

 

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 23:50
L'intervention comico-chirurgicale


Alors aujourd'hui, on va la faire courte, parce que je suis toujours aussi fatiguée, cette fièvre ne me quitte pas et j'ai mal au cul.

Oui au cul, parce que mes antibios, c'est en intra-musculaire qu'on me les administre.

 

Et oui, Melle Gima, je sais, on pourrait me les faire dans le bide, mais j'ai pas de gras du bide (juste un vieux bourrelet, reste d'une grossesse pas si lointaine)...

 

Bref, hier, nous nous quittions sur mon attente d'une intervention pour m'ôter l'objet du délit - ce connard de stérilet comme nous l'appellerons - qui donc, se baladait joyeusement au fin fond de mon utérus, entraînant avec lui moultes germes et bactéries et nourrissant ainsi mon sang de quantités de poisons plus nuisibles les uns que les autres.

 

Oui, mattez un peu comme j'ai l'art du résumé !


 

L'infirmière de nuit s'emmerde. C'est un fait.

 

En même temps, qui ne s'emmerderait pas à passer sa nuit au chevet de malades tous plus chiants les uns que les autres ?

Du coup, pour se venger, elle débarque sournoisement dans votre chambre à 5h30 du mat', en allumant grand la lumière, un thermomètre dans une main et une perf dans l'autre.

 

Et paf ! Vas-y que je te colle le truc dans le cul...

 

Bon en même temps, on a surveillé ma température comme ça toutes les deux heures histoires d'éviter l'effet cocotte minute.

C'est fort urbain, mais quand même, au bout d'un moment, t'as juste un peu l'impression que ton cul est un hall de gare.

Bref, une fois les quelques soins prodigués, elle éteint la lumière et me laisse de nouveau entrer dans mon état comateux, entre fatigue, douleur, et peur.

 

A 7h, re-belote.

Je vous la refais pas, le scénario est le même qu'à 5h30.

La douche à la Bétadine en plus, pour être prête pour l'opération, si un jour elle a lieu.

 

Du coup, j'en profite pour demander ce qu'il va advenir de moi dans les heures à venir, parce que j'ai toujours mal, je suis à jeun depuis la veille, je suis fatiguée... et j'ai toujours MAL, bordel !

 

Bien entendu, les infirmières n'en savent rien, il faut attendre le médecin de garde, qui n'est autre que : Dr FOUFOUNE !!!

 

Alors ça c'est fort !

Le gynécologue de garde en ce beau lundi de Pentecôte n'est autre que mon habituel Dr Foufoune, celui-là même qui doit m'opérer le 12 juin et qui voulait donc attendre cette date pour m'ôter ce connard de stérilet.

 

Y'a donc plus qu'à attendre mon sauveur...

Sauf que comme tous les messies, ben il s'est fait attendre le cochon !

 

L'a fait tranquillement sa grasse mat', fait son petit tour au golf, pris sa douche, abusé de l'after-shave... et a débarqué la bouche en coeur à 11h dans ma chambre en scandant :

« Alors qu'est-ce qu'elle a la p'tite dame ? »

 

Bon j'avoue que là, j'ai failli l'attraper par la cravate pour lui dire que la p'tite dame, ellle avait un mal de chien à cause de ce connard de stérilet qui se balade au fond de son utérus, et qu'elle allait lui coller dans le cul histoire de voir un peu ce que ça fait !

 

Mais je me suis contenté de faire « argh grrmmlfff mal grr arggheeuh bobo grmllff enlever moi ça fpfff ». En gros.

Il m'a répondu en souriant, «  Et ben c'est parti, on descend au bloc ! »

 

Et là, tout s'est accéléré, j'ai pas eu le temps de faire ouf !


Deux brancardiers sont venus me chercher, m'ont descendu dans une belle salle d'opération toute neuve.

En arrivant, je suis tombée sur une infirmière-anesthésiste copine de ma mère que j'avais pas vue depuis des lustres et qui me promis de s'occuper de moi au réveil, ça j'avoue, c'était super réconfortant.

Puis, j'ai été prise en charge par deux infirmières super gentilles et rassurantes, malgré le fait qu'elle me m'installèrent dans la position la plus humiliante et ridicule qui soit pour une opération : couchée les deux pieds en l'air, la chatte au vent...



Oui, c'est le moment comico-tragique de mon histoire,

celle où on est partagé entre l'envie de rire et de pleurer.


Mais heureusement, est arrivé l'anesthésiste, le mec qu'est devenu instantanément mon nouveau super meilleur ami, grâce aux bouffées d'oxygène qu'il m'envoyé, histoire que je me détende. Merci M'sieur, je vous aime.

Mon Dr Foufoune est arrivé masqué, les mains en l'air comme dans les séries TV, ses yeux rieurs m'ont fait un clin d'oeil pour dire qu'on y allait et on m'a injecté de la drogue super puissante que j'ai même pas eu le temps de compter que je dormais déjà.

 

 

La suite du récit n'est pas singulièrement palpitante, si ce n'est que je n'avais plus du tout de douleurs au réveil, mais que j'ai continué à avoir pas mal de fièvre et que pour la peine, j'ai eu le droit de rester à l'hosto jusqu'à mercredi matin, avec alternance d'anti-douleurs, d'anti-inflammatoires et d'anti-bio.

 

 

Et puis mercredi 11h, Monsieur est venu me chercher, j'étais trop heureuse de rentrer enfin chez moi, de retrouver mon lit, mon oreiller et ma couette.... sauf que...

 

 

Non !

 

 

Souvenez-vous, je venais à peine de vous faire un signe de vie, quand je dus retourner illico d'où je venais, et en grande pompe s'il vous plait. Même pas eu le temps de passer une nuit chez moi...

Et ce fût le deuxième interlude de Monsieur, un brin angoissant et surtout très mystérieux...

 

Et comme je suis rien qu'une grosse counasse épuisée, je vous raconterai la suite et fin de mon aventure médicale au pays de la septicémie demain... même qu'il y'aura du suspens, de la peur, de la sueur, du vomi et des bactéries !



Allez, je retourne au lit !            

 

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