Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 17:38

halloween.jpgJe me faisais la réflexion que mes filles avaient trop grandi.

 

Oui, elles sont désormais trop grandes et ça me fiche un coup de vieux évidemment.

 

 

 

Trop grande pour quoi ?

Trop grande pour que je vous raconte des histoires à se faire pipi dans la culotte comme il y a un ou deux ans.

Souvenez-vous des différentes péripéties de la Tornade que je n'ai eu de cesse de vous raconter depuis sa naissance. Que ce soit ses débuts d'artiste, ses coupes de cheveux aléatoires ou ses jeux de mots rigolos... 

Ou quand j'éprouvais un grande fierté à voir La louloute intégrer une classe spéciale ou lorsqu'elle vivait ses premiers émois et qu'elle le manifestait à grand renfort de coeurs sur les murs...

 

Non maintenant, j'ai une pré-adolescente précoce et une fillette capricieuse-boudeuse.

Autant vous dire que c'est de moins en moins idyllique.

 

Où sont passés les bêtises de leurs trois ans ?

Parce que si, sur le coup, leurs idioties me faisaient rire jaune, maintenant, leurs conneries m'exaspèrent au plus haut point sans que cela daigne me dérider un instant la pâte d'oie.

 

La Grande a décidé de ne plus en faire à l'école, elle oublie tout, ses affaires entre autre, et s'insurge quand on la réprimande sur ses résultats scolaires.

Quant à la petite, elle passe son temps à bouder parce qu'on ne cède pas à tous ses caprices.

 

Enfants 1439

 

J'entre dans l'ère de la mère-dragon au détriment de la mère indigne. Je ne peux plus rire de mes enfants à leur dépend, je ne peux plus me moquer d'elles, je ne peux plus raconter à quel point elles me font rire avec leurs bêtises... Non, je ne peux plus. Parce que je passe mon temps à me fâcher, et ce rôle, il ne me plait pas, je ne l'aime pas. Mais je dois bien le tenir, parce qu'aussi indigne que je sois, je veux que mes filles deviennent des gens bons et je me dois de les éduquer en conséquence. Même si c'est pas super fun par période ! 

 

Bon cela dit, il reste encore de quoi nous faire encore rire quand la Tornade est inspirée. Pas plus tard qu'il y a quelques jours, j'avoue avoir été prise d'un immense fou rire quand elle a répondu à sa soeur qui lui demandait je ne sais plus trop quoi :

" Hein ? Qu'est-ce que tu dis ? Tu parles minuscule !"

 

Mais jusqu'à quand aurais-je encore droit à ces mots d'enfant ?

 

J'ai bien peur que le temps ne passe trop vite...

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:17

sean-conneryCe matin, mon esprit divaguait au lit tandis que je me réveillais d'un rêve assez étrange où je m'étais fourvoyée avec une chimère mélangeant à la fois Sean Connery et Charles Aznavour.

 

Oui, parfois, le subconscient est une machine fascinante qui nous offre des moments totalement étonnants.

 

 

Cette nuit donc, je me tapais un vieux. Mais un beau vieux quoi, avec du charme et du charisme. Le genre de vieux qui n'a pas l'air d'un vieux, mais d'un homme mûr et élégant. Bon, ça c'est sur le papier, enfin dans le rêve quoi. Parce qu'à y réflêchir, un vieux, quand tu le fous dans ton pieu, tu risques de déchanter façon Samantha de Sex and the City.

 

 

Laissons de côté cette image peu ragoûtante de la veillitude. Des vieux, il y en a des sacrément charmants, outre Sean Connery (qui commence à être très très vieux quand même avec ses 81 ans), n'oublions pas les Robert Redford (75 ans), les Harrison Ford (69 ans), les Richard Gere (62 ans), j'en passe et des meilleurs...

 

Mais si nous avons toujours en tête des images de Brad Pitt dans Légende d'Automne ou de Johnny Depp dans 21 Jumpstreet, figurez-vous que nos jeunes premiers ne sont plus si jeunes que ça. Le poids des années ne doit pas avoir autant d'impact à Hollywood qu'à Vioqueville-sur-Mort. Nos acteurs américains vieillissent tellement bien qu'on ne se rend même pas compte qu'ils abordent ou ont abordé la cinquantaine alors que nous-mêmes avons atteint la trentaine en prenant un bon vieux coup de massue à travers les oreilles.

 

Ainsi, Brad Pitt, l'homme de nos rêves par excellence, célébrera ses 48 ans en décembre prochain tandis que Johnny Depp a fêté les siens en juin dernier malgré un look toujours aussi destroy.

 

brad-pitt-pic-getty-287954877.jpg

 

Johnny-Depp-Vanity-Fair-2011.jpg

 

Tom Cruise, gardera toujours son visage de minot malgré ses 49 ans.

 

 Tom-cruise.jpg

 

Georges Clooney et ses 50 ans tout rond, what else ?

 

George-Clooney-2011-3.jpg

 

On se laisserait bien soigner par Hugh Laurie aka Dr House qui affiche 52 ans au compteur et un charme totalement fou.

 

Hugh-Laurie-LOreal.jpg 

 

Le beau Viggo Mortensen, d'origine danoise, a fêté le 20 octobre dernier ses 53 ans et me laisse toujours plus que rêveuse.

 

viggo-mortensen-huntsment.jpg 

 

Pierce Brosnan devrait nous révéler ses secrets de beauté parce qu'à 58 ans, il est toujours aussi belle gueule.

 

pierce-brosnan.jpg 

 

Clive Owen et Patrick - Docteur Mamour - Dempsey font figure de petits jeunes de la bande avec leur 47 et 45 ans respectifs. Désolée, mais à 43 ans Hugh Jackman est encore un enfant (mais je le rajoute pour le plaisir des yeux) ! 

 

clive-owen.jpg patrick_dempsey.jpg

hugh-jackmann.jpg

 

Evidemment, il y en aurait d'autres, j'ai établi une liste non exhaustive et totalement en rapport avec mes propres goûts, mais on pourrait également citer Hugh Grant, Bruce Willis, Javier Bardem, Benicio Del Toro, Daniel Craig, Denzel Washington... vous pouvez même rajouter vos chouchous en commentaire des fois que vous seriez outragés par mon oubli ! 

 

J'ajouterai tout de même quelques artistes français tels que Richard Berry (61 ans), Tcheky Karyo (58 ans), Lambert Wilson (53 ans), Patrick Bruel (52 ans), Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel (44 ans) pour la relève.

 

Cela dit, nous nous accorderons à dire que nos acteurs ont sacrément bien vieilli et qu'en plus de prendre de la bouteille, ils ont gagné en charme et en charisme, là où nous, pauvres femmes, comptons les rides et ridules qui s'accumulent...

 

La vie est parfaitement injuste ! 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:05

publicite.jpgJe suis une fille de la pub. J'ai grandi avec, j'ai fais mes études avec, je vis avec et grâce à elle...

Bien que la pub prenne différentes formes désormais, loin des premières réclames d'antan, si elle a su évoluer en fonction des différents supports développés au fil des décennies, la pub reste fidèle à elle-même, surtout dans les magazines.

 

 

Et quand je parle magazines, je parle presse féminine.

Presse que je n'achète jamais, mais que j'ai l'occasion de consulter une fois l'an chez le médecin/dentiste/kiné. Ou encore quand on en m'en offre un exemplaire. Ce qui est le cas du dernier Biba reçu dans un colis.

 

BIBA-11-10-00-KARUNA-BALLOO-COVER-781x1024.jpg

 

En compulsant les pages de ce format poche, j'ai été stupéfaite. Par déformation professionnelle, je regarde toujours les pubs en premier, avant de lire les articles. Et là, j'ai dévcouvert les dernières pubs papier conçues pour des marques que parfois, j'avoue, je ne connaissais même pas. Le choc ! C'est de pire en pire, on prend les femmes pour des pintades écervelées, des abruties finies, des truffes de compétition ou bien c'est un concept artistique que je ne saisis pas ?! 

 

16-1269.JPG

 

Mais oui, bien sûr, tous les jours, je scelle ma botte de paille et je l'enfourche lascivement.

 

16-1270.JPG

 

N'ayons peur de rien, ne craignons pas le ridicule.

 

16-1271.JPG

 

Sac poubelle, tutu et chausson de danse. What else ?

 

Non vraiment, j'ai du mal à me retrouver dans les pubs des magazines. Ces photos font-elles rêver mes consoeurs ? Les font-elles acheter ? J'ai vraiment un doute...

 

En poussant un peu ma réflexion, je me suis demandée si ces pubs servaient réellement à quelque chose, si les femmes les regardaient encore, si elles ne les zappaient pas plus vite que leur ombre et qu'au bout du compte, ça ne serait pas du fric foutu en l'air pour les marques. Bon là, y'a des chifres, tout ça, pour justifier le marketing et les campagnes publicitaires sur papier, mais tout de même, la question se pose.

Je ne vois pas en quoi il est possible pour une femme de s'identifier à ce type de photos, à cette sorte de pub - comme j'ai souvent du mal à m'identifier à l'archétype de la ménagère lambda qu'on tente de nous vendre un peu partout, il faut dire - et comment les femmes consomment-elles en fonction de ces représentations très loin du réel de leur quotidien. Ces pubs vendent-elles du rêve aux femmes ? Vendent-elles une image fantasque dans laquelle la femme s'imagine, dans laquelle elle se représente ? Pour le coup, je ne comprends pas...

 

En toute honneteté, vous aimez ce type de publicité ? Vous les regardez ? Elles vous donne envie d'acheter les produits de la marque ?

 

J'en perds mon latin !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 13:04

Peines_de_mort121208250.jpgIndignation du monde entier ce matin après l’exécution de Troy Davis par l’état de Georgie aux Etats-Unis.

 

Comme si le monde découvrait que la peine de mort existait encore.

 

Pourtant, la peine de mort existe toujours bel et bien. Théoriquement, elle est encore prévue dans les textes de lois d’une centaine de pays, et elle est encore mise en pratique par une vingtaine. En 2010, pas moins de 527 exécutions ont été recensées par Amnesty International, sans compter les milliers réalisées par la Chine mais dont on ne connait pas le chiffre exact.

 

Pourtant, on ne s’insurge pas à chaque fois que la Chine exécute un dissident, on ne crie pas au crime contre l’humanité à chaque fois que l’Iran pend un mineur. Bizarrement, cette news là, personne ne l’a reprise, personne n’en a parlé dans les médias, personne se s’est fait l’avocat de ce gamin de 17 ans.  Et pourtant, 17 ans… et pendu le même jour où Troy Davis a reçu son injection létale. Mais pas un mot. Autre pays, autre région du monde. Mais pas un mot.

Tandis que Troy Davis, lui, vient de faire couler beaucoup d’encre, soulever les foules, déclencher des passions, créer des sacerdoces. Des centaines d’articles ont été  écrits, on a même vu des mouvements de masse sur les réseaux sociaux, des appels à la grâce du condamné… ou même des live-tweets de la mort de cet homme. Alors oui, on pourrait dire que la médiatisation de  cette exécution a au moins le mérite de réveiller l’opinion publique et de sensibiliser sur le sujet de la peine de mort. Mais j’ai un peu envie de dire bullshit.

 

Concrètement, soyons honnête, nous sommes impuissants devant la volonté d’un pays à continuer à pratiquer sa propre justice. Je ne justifie en rien la peine de mort, je constate.

Je constate que nous montons au créneau pour un homme que l’on pense innocent, que l’on demande sa grâce parce qu’on ne conçoit pas de tuer un homme dont l’innocence est partiellement prouvée, dont la culpabilité n’est pas totalement acquise. Je constate surtout que l’on médiatise sa condamnation à mort alors que son exécution se fait sur le territoire américain. (Et qu’il est noir, et qu’il est sensé avoir tué un blanc, mais là, on entre dans un autre débat).

Quant est-il des autres condamnés à mort de par le monde ? Des milliers d’hommes en Asie, région du monde où la peine de mort est la plus pratiquée ?  Avec 4,4 millions d'habitants, Singapour a le taux d'exécutions capitales par habitant le plus élevé au monde avec environ 420 détenus pendus entre 1991 et 2004, selon Amnesty International.

Est-ce qu’on se bat pour ces gens, innocents ou coupables ? Est-ce qu’on prend le temps de s’insurger, de se révolter sur leur sort ?

Est-ce qu’on raconte sur Twitter, les étapes précédant leur exécution, la visite médicale à laquelle ils se rendent pour prouver leur bon état de santé avant d’être tués, le menu qui leur est servi ?

Est-ce qu’on publie leur lettre d’adieu dans les médias ? Est-ce qu’on appelle les Hautes autorités à chaque fois ? Est-ce qu’on fait des pétitions à chaque exécution dans le monde ?

Voilà ce qui me choque. Non pas le cas Troy Davis, mais le cas de ces milliers de condamnés dont on ne touchera jamais mot.

Je ne comprends pas que l’on médiatise une exécution plus qu’une autre. Je suis désolée, mais quelque soit le crime, quelque soit les circonstances, que l’on doute ou non de la culpabilité, ôter la vie de quelqu’un sous l’égide de la Justice, c’est intolérable.

Pourquoi Troy Davis ? Pourquoi pas l’un des 60 coréens ou l’un des 252 iraniens exécutés en 2010 ?

Parce qu’il est américain et qu’il parait inconcevable d’exécuter un occidental, qui plus est, susceptible d’être innocent. Il est donc plus envisageable de tuer un oriental ? Plus tolérable s’il est coupable ? On ferme les yeux plus facilement lorsque le crime est commis loin de nous socialement ou géographiquement ?

 

Pourtant, avec les Etats-Unis, on parle bien d’un pays occidental, dont 35 états pratiquent encore la peine de mort. Toutefois, nous noterons que le nombre d'exécutions est en baisse ces dernières années (71 en 2002 ; 37 en 2008) et que le nombre de condamnations à mort a été divisé par 3 en dix ans, passant de 317 en 1996 à 114 en 2006. Mais cette baisse n’est pas une preuve que les états prennent conscience de l’ignominie d’une telle justice. Non, on est loin d’une pensée humaniste. C’est la faute à la Crise.

Voyez-vous, les Etats-Unis se rendent compte du coût des condamnations à mort. On ne parle pas du coût de la vie, mais bien du prix de revient d’une exécution. Au Texas, état record de condamnations, les contribuables ne paient pas moins de 2,5 millions de dollars pour exécuter la sentence (tandis que la prison à perpétuité elle, ne revient qu’à 800 000 dollars). Les états américains seraient donc de plus en plus enclins à baisser le nombre de leur exécution, non pas par humanisme, mais bien pour baisser leur dépense, crise oblige.

Voyez-vous ce que je suis en train d’écrire ? On parle du coût de la vie, on met des chiffres sur la vie des hommes. Vous la voyez là, l’ignominie ?

Mieux encore, les Etats-Unis, pays où on n’est plus à une contradiction près (en même temps militant pro-life et fervent défenseur de la peine capitale) démontrent une fois de plus que le coût d’une vie dépend de la valeur que l’on accorde à celle-ci. Ainsi, pour le cas Troy Davis, le gouverneur du Texas a déclaré qu’il n’envisageait pas qu’une erreur judiciaire puisse entraîner l’exécution d’un innocent… tandis qu’il affirmait en juin dernier lors d’une manifestation anti-avortement qu’il croyait que  "la vie humaine est un don sacré venu de Dieu". Troy Davis était-il un rejeton de Satan ?


Que constatons-nous à la fin ? Quel résumé amer pouvons-nous écrire à la fin d’un tel article ?

 

Certaines vies valent mieux que d’autres… il faut croire.

 

Edit : Dans le même genre, je vous recommande également la lecture du billet de Valérie.

 

 

Sources : Wikipédia20 minutesDiplomatie.gouv.frProtestant dans la villeAmnesty International

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 12:27

groundzero.jpegDix ans. Nous venons de commémorer les dix ans de l’attaque du World Trade Center,  la mort de 2977 personnes qui ont péri dans les flammes ou dans l’effondrement des deux tours.

 

Nous avons pleuré de nouveau devant les images insoutenables de cette attaque d’une violence inouïe. Nous n’avions pourtant pas oublié, car depuis le 11 septembre 2001, la face du monde a changé.

 


Oui, on ne peut le nier, l’attaque des Twin Towers a changé le monde, elle a entraîné des actes politiques et militaires sans précédents, elle a révélé la faiblesse de celui qui devait être l’état le plus puissant du monde, elle a montré que personne n’était à l’abri et prouvé que nous n’étions que peu de choses même lorsqu’on prétend dominer la planète.

Cette attaque a eu lieu sur le sol américain, un véritable symbole pour le monde entier. De puissance intouchable, ce pays est devenu en une journée la victime d’un acte abominable. Mais qu’il ait eu lieu aux Etats-Unis ou ailleurs, les conséquences sont les mêmes. Certes, les terroristes ce jour-là se sont attaqués à une image, une icône du pouvoir… mais au fond, les dommages humains auraient été les mêmes à Paris, Londres ou Moscou.

 

Je parle des dommages collatéraux, car outre les 2977 victimes, il y a toutes les personnes qui ont vécu le 9/11, qui étaient présents ou non à New York, qu’ils soient touristes égarés, travailleurs se rendant au World Trade Center, habitants du quartier…. Personne n’a été épargné. Combien de personnes ont échappé à la mort ce jour-là ? Quel est le nombre de personnes ayant survécu ? Combien en sont sortis traumatisés à jamais ? Je n’ose imaginer le chiffre effarant. Sans compter sur ceux qui souffrent ou vont souffrir des séquelles physiques liées aux émanations de poussière dues aux effondrements, il y a les autres douleurs celles qui ne sont ni palpables, ni comptabilisables…

Il y a  ceux qui ont réussi à s’enfuir des tours, laissant derrière eux des amis, des collègues enfermés dans les buildings, qui resteront à jamais tourmentés par le souvenir de ceux qui n’ont pu s’échapper, peut être rongés par la culpabilité de s’en être sortis et pas les autres.

Il y a ceux qui ont reçu des appels téléphoniques de leurs proches prisonniers des flammes, qui leur criaient tout leur amour, se sachant condamnés. Ceux là, femmes, maris, enfants ont vécu un cauchemar ce jour-là mais leur nuit seront à jamais hantées par le spectre de cette mort violente.

Il y a également tous ces policiers, pompiers, ambulanciers qui se sont sentis inutiles, incapables de grimper dans les immeubles pour porter secours aux victimes, restés cloués au sol, dans l’incapacité de mener à bien leur mission de sauvetage à moins de mettre leur propre vie en péril, tandis que leurs collègues, 403 au total, y laissaient la vie.

Il y a aussi les standardistes du 911, au sang froid incroyable malgré leur impuissance à apporter de l’aide, qui sont restés au téléphone en tentant d’apaiser, tant que faire se peut, ceux coincés entre Charybde et Scylla, prêts à sauter dans le vide pour échapper à la fumée et aux flammes, jusqu’à ce que les tours s’effondrent et qu’ils perdent le contact.

 

Voyez-vous l’horreur de ce 11 septembre ?

Au-delà de l’attaque, au-delà des morts, des victimes et de la déclaration de guerre, il faut penser à ceux qui sont restés blessés à jamais, pris en otage psychologique de la violence perpétrée par une poignée d’hommes.

Le traumatisme engendré par l’attaque du World Trade Center est une balafre monstrueuse dans la vie de ces personnes, mais aussi pour chacun de nous, car aucun de nous ne peut rester de marbre devant les images que nous avons vu et revu depuis dix ans. En dix ans, ces images sont restées intactes, les sentiments et les émotions que nous avons éprouvées à ce moment-là sont toujours aussi vifs. Notre effarement, notre consternation, notre souffrance est restée la même qu’en découvrant l’horreur à la télévision. Nous nous rappelons tous de ce que nous faisions ce jour-là, au travail, à la maison, seul ou avec des proches. Nous étions terrorisés, nous étions choqués et nous ne nous sommes jamais sentis aussi proches les uns des autres que ce jour là, qu’à cette date là. Une seule et unique chose nous rassemblait tous devant notre télé, la peur.


Alors oui, commémorer cet « évènement » est important, élever de nouvelles tours, graver dans l’acier les noms des disparus, respecter des minutes silencieuses et sonner le glas, tout ça est important. Se rappeler que d’autres souffrent encore et souffriront toujours est important. Car si nous, nous dormons de nouveau sur nos deux oreilles, d’autres ne le pourront plus jamais.  

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:00

pieds-feminins-sur-une-balance-poids-2166182_1370.jpgRien à voir avec un quelconque chapeau, non. En revanche, tout est rapport à ma balance.

 

Parce que voyez-vous, Tata Yoyo, c'est moi.

Yoyo moins six kilos par ci, Yoyo plus dix kilos par là. Je m'amuse à me faire les montagnes russes sur la balance.

Et le tout sans chercher ni à perdre, ni à prendre du poids.

 

 

Je suis en constante instabilité pondérale.

Une sorte de mouvement perpétuel de balancier oscillant entre les 45 et les 55 kilos.

Pour 1m20 les bras levée sur un tabouret, dois-je préciser. Naine un jour, naine pour toujours.

 

Le problème car il y en a un, c'est de s'habiller.

Car outre le fait que yoyoter du poids n'est pas ce qu'il y a de plus sain pour la santé manger-bouger.fr et qu'au regard des magazines féminins je risque le pilori, voire l'échafaud ou le bûcher, quand on est instable sur la balance, c'est la consternation du dressing.

 

Parce que je ne vais quand même pas m'amuser à revoir ma garde-robe tous les six mois en fonction de ma variations de poids, j'ai donc décidé de me mettre au nudisme.

Plus de pantalons qui ne ferment plus, plus de robes qui boudinent, plus de soutien-gorge trop grands, plus jupes qui tombent... Plus de vêtements, liberté de mouvement.

 

9465113_WEB1.jpg

Certes, l'hiver, je vais peut être envisager l'usage d'un plaid à manche - testé et approuvé par certaines de mes amies qui se reconnaîtront - mais je dis adieu aux habits.

 

Sans doute que le shopping me manquera-t-il un peu... et puis, je me remémorerai les heures douloureuses dans les cabines d'essayage à tenter de rentrer dans une paire de jeans ou encore l'angoisse éternelle de ne pas remplir la robe bustier qui semblait si parfaite sur le mannequin dans la vitrine.

 

J'ai enfin trouvé une solution à ma source d'angoisse sempiternelle, un dénouement sain et serein à ce fléau qui s'abat sur la femme comme une plaie d'Egypte, ce besoin de rentrer dans le moule, de se formater aux tailles de la société, aux codifications de l'industrie du textile... Je dis halte, je dis non, je refuse en bloc !

 

Désormais, je vis nue et je ne m'en porte que mieux !

 

http://image.toutlecine.com/photos/t/e/x/textiles-2004-03-g.jpg

 

Bon, le truc, c'est que je vais devoir vivre uniquement chez moi, je me ferai livrer mes courses, j'enverrai mes enfants seules à l'école, je ne sortirai plus, ni au ciné, ni aux concerts, je n'irai plus au resto et encore moins me promener en ville, la bienséance m'obligeant à ne pas me balader en tenue d'Eve sur la voie publique... Finalement, après mûre réflexion, je ne suis pas certaine que le nudisme soit la solution idéale à mes problèmes.

 

Je vais donc être obligée d'aller faire des achats, de revoir ma garde-robe, d'acheter quelques pièces qui puissent enrober mon gras ferme et moelleux à la fois. Vraiment, tout cela me coûte énormément. J'en suis fort marrie... Avec toutes ces nouvelles collections qui sourdent sournoisement de ci de là un peu partout dans les boutiques, ce n'est pas de gaîté et de coeur que je vais m'infliger un journée shopping.

 

Mais vous l'admettrez, je n'ai vraiment pas le choix !

 

 

Quoi qu'il en soit, je suis bien contente parce que je sais qu'aujourd'hui, grâce à cet article, vous aller beaucoup me maudire penser à moi et à Annie Cordy ! 

 

"Depuis le temps que je m'trimbale parmi les masques du carnaval,
ma silhouette, mon charme fou, ça les embête, ils sont jaloux. 
Je les entends, sur mon passage, dire "Oh! Qu'elle est belle!" 
Un gosse a dit "Papa, j'la veux pour mon Noël!"

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 11:09

coba_paila.jpgParfois, des lecteurs me demandent si ça ne me gène pas ou plutôt si ça ne gène pas mes enfants d'avoir leurs photos exposées sur ce blog, à côté des mes propres photos, quelquefois dénudées.

Je réponds que non, ça ne nous pose pas de problème. Mes filles ont la possiblité de voir chaque photo que je fais. J'estime que la plupart de ces clichés sont softs, jamais de pornographie, de scènes qui puissent les choquer. Que je sois en sous-vêtements ou nue comme un ver, tant qu'il n'y a pas de mise en scène pornographique, mes enfants peuvent voir mes photos sur internet, lesquelles elles commentent souvent verbalement.

 

Parmi les différents shootings que nous avons pu faire, seule une série à teneur érotico-lesbienne est restée censurée à leurs yeux. Les photos de nus, sur la plage, sur un tracteur ou dans la baignoire, restent totalement décentes et suffisamment jolies ou drôles pour que mes filles ne soit ni choquées, ni honteuses. Certes, nous pourrions noter l'érotisation de certaines séries, mais dans le concept de nudité, la sensualité et la sexualité peuvent tout à fait être dissociées, pour ne garder que l'aspect esthétique et féminin de l'attitude et non pas l'attrait libidineux que les esprits adultes ne manqueront pas de relever instantanément. La nudité n'entraîne pas systématiquement la sexualité, quelle que soit la mise en scène, tout est question d'interprétation...

 

Car dans la famille Murmures, le rapport à la nudité n'est pas un tabou. Pas de honte de se retrouver cul nu dans la salle de bain, bien au contraire, ce lieu commun d'ablutions est un lieu ouvert, où l'on ne se cache pas, où l'on reste naturel sans complexe. Nous apprenons à nos enfants à déculpabiliser le nu, à ne pas être complexé par la société qui impose des codes, des rigueurs, des lois morales judeo-chrétiennes, tout en se respectant et en apprenant à se faire respecter. Toutefois, quiconque dans la maison souhaite de l'intimité l'obtient immédiatement. Nous ne nous promenons pas non plus le sexe à l'air sous le nez de nos enfants à longueur de journée, c'est justement cette limite entre naturel et intimité que nous tentons d'inculquer à nos enfants.

 

4052464479_30721bd8dc.jpg

 

Nous avons une point de vue très ouvert sur cette pudeur, ce qui peut parfois heurter les gens bien pensants ici, alors que ce concept semble tout à fait normal dans les pays nordiques. Ce qui peut choquer de ce côté-ci de la mer baltique, n'a pas la même signification chez les Vikings. En Suède, en Hollande, en Finlande, en Norvège, au Danemark... dans tout ces pays, la nudité n'est pas du tout vue comme une atteinte à la pudeur mais comme quelque chose de tout à fait naturel. Les hommes et les femmes, les garçons et les filles utilisent ensemble les sanitaires, que ce soit dans des lieux publics ou dans leur propre maison, sans compter qu'ils se rendent régulièrement au sauna, lieu où la nudité complète est de rigueur.

Les auberges de jeunesses sont également mixtes contrairement à chez nous... Tout comme les chambres et salles d'hopitaux le sont également, bien que l'on puisse demander à tirer un rideau pour l'intimité de la toilette par exemple

A l'école, les enfants et adolescents se lavent ensemble après le sport dans des douches collectives, s'habillent dans des vestiaires collectifs et le tout sans complexe. On appelle ça la mixitée étendue, mauvaise traduction du terme hollandais Geextentivte Nackedheet. Ce concept introduit il y a 30 ans dans les pays scandinaves, prône l'apprentissage du respect des corps des deux sexes en apprenant à le connaître et à le fréquenter. La pratique de la nudité dans un environnement social a pour but de favoriser la convivialité, le respect de l'individu et de son environnement, l'abolition des préjugés et des tabous, notamment l'association étroite entre sexualité et érotisme liés à la nudité.

Cette nudité collective depuis le plus jeune âge permet ainsi de faire tomber les barrières sociales, d'applanir les disparités et offre également une opportunité décomplexante, notamment chez les adolescents.

 

4052465225_d408ab538e.jpg

 

Justement, on me dit souvent : "Mais tes filles un jour, elles seront ado et leurs copains pourront trouver tes photos et les embêter avec ta nudité sur le net !"

Oui, c'est vrai. Un jour, il est possible qu'à l'école, au collège ou au lycée, des amis de mes filles trouvent des photos. Si elles existent encore, parce que lorsqu'on regarde à quelle allure évolue le net, d'ici 5 ans, je serai un dinosaure et mon blog et mon flickR feront office de support aussi obsolète qu'un Windows 2000 pour notre progéniture !

Cela dit et quand bien même, mes filles seront armées à ces attaques. Je sais combien les enfants sont mauvais entre eux (et cela ne change guère en grandissant). Je sais combien on peut souffrir à l'adolescence et c'est pourquoi, dès aujourd'hui, j'apprends à mes filles à se défendre et à imposer leur opinion avec force d'argumentation.

Je leur explique que la nudité peut être prise en photo parce que c'est beau, esthétique, que le corps de la femme est l'une des plus belles choses créées par la nature, qu'être une femme, c'est revendiquer cette beauté, en être fière, ne pas la cacher, ne pas être complexée. Je leur expose que la nudité peut être un moyen d'expression de sa sensualité et de sa féminité et qu'il faut la mettre en avant tout en se respectant et en se faisant respecter.

 

àl'envers

 

Je ne prône pas le naturisme, ni le naturel... j'aspire au respect de soi et de l'autre.

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 15:41

marrons.jpgNon, je ne suis pas décédée d'une overdose de foie gras (bien que les marrons glacés auront ma peau) mais je couve.

 

Oui, je profite de ces deux dernières semaines de l'année 2010 pour couver ma famille. L'année a été longue et sinueuse, j'ai eu beaucoup faire, à m'engager sur des chemins terrifiants tels que me mettre à mon compte, délassant parfois au passage ma moitié et mes enfants...

 

Alors en cette fin d'année, bien qu'encore chaotique, pleine de projets et de travail, j'ai décidé de faire une pause. De mettre en stand by le boulot, le blog, de ne faire que le stric minimum et profiter de ceux que j'aime.

 

Nous avons passé un excellent Noël, la décision de faire le réveillon chez nous, en petit comité avec juste nos enfants, leurs grand-mères et nos frères nous a permis de vérifier que c'était la meilleure solution pour passer un agréable moment. Loin des grandes tablées auxquelles nous avions l'habitude et qui finissaient toujours mal...

 

Et puis, je me suis accordée une trêve des confiseurs. Cette période entre Noël et le jour de l'An où tout tourne au ralenti, où on travaille, mais pas vraiment, où l'on doit faire des choses, mais où l'on ne fait rien, où l'on fait le strict minimum mais au final, on glandouille... un peu comme si ces quelques jours en suspend signaient la mort lente de la dernière semaine de l'année !

 

Bref, je profite de cette entre-deux pour cocooner mes filles, prendre le temps que je n'ai pas pris depuis quatre mois, parce que j'avais la tête dans le guidon, parce que j'étais en stress, en panique à l'idée de ne pas réussir ce petit combat professionnel que je menais. Je profite également de mon homme que je ne vois presque plus la semaine parce que 230 bornes le séparent de la maison et de son lieu de travail.

Et puis, je verrai mes amis, ceux qui ne m'ont jamais lâché en 10 ans, ceux sur qui je peux compter et qui sont devenus des membres de ma famille.

 

GUIMAUVE.jpg

 

Et puis j'en ai profité pour faire le point, un point sur ma vie, personnelle tant que professionnelle. Et je suis heureuse.

Heureuse de pouvoir dire que j'ai eu une bonne année malgré les doutes sur mon entreprise, les galères pour trouver des contrats, pour me faire ma place dans un monde pas du tout merveilleux, pour gagner de l'argent et faire vivre ma famille, valoriser mon travail, acquérir de l'expérience... mais qu'au final, j'ai atteint les buts que je m'étais fixés.

Et que rien de tout ça ne serait arrivé sans la patience et l'amour de ma famille.

 

Alors oui, aujourd'hui chez les Murmures, on va faire dans la mièvrerie et la guimauve, c'est promis, ça sera la dernière fois de l'année, après on reprendra les bonnes habitudes...

 

Je suis heureuse de pouvoir compter sur Monsieur Murmures, qui m'épaule et me soutient dans chacune de mes entreprises, qui sait me secouer quand je sombre dans mes torpeurs, qui m'apporte toute l'aide nécessaire à ne pas douter de ce que je suis et ce que je fais.

Je suis heureuse qu'il soit à mes côtés car sans lui, je ne serai pas ce que je suis...

Je suis heureuse également d'avoir deux merveilleuses petites filles, compréhensives malgré leur mère indigne de maman, qui passe beaucoup trop de temps devant son ordinateur au lieu de jouer avec elles. Mais elles savent, elles savent qui si je travaille beaucoup, c'est aussi pour pouvoir nous accorder ces pauses où je suis réellement déconnectée, où je ne suis qu'avec elles, où je ne vis que pour elles.

 

Voilà, je finis 2010 sur cette note de bonheur, heureuse de vivre une très jolie histoire avec celui que j'aime et partager notre amour avec nos adorables sauterelles.

 

 

Et je vous retrouve en 2011...

pour de nouvelles aventures au Pays des Murmures !


 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:13

Le prix du meilleur sketch de cette fin d'année est attribué à : mon père !

Alors ce type, il est juste fantastique, pour ne pas dire énorme ! ENORME !

 

Hier soir, j'ai reçu - dans un mail groupé, je tiens à le souligner - cette horreur :

 

 

---- JOYEUSES FETES A TOUS BRIGITTE ET PATRICK (dit PAPY)

 

securedownload.gif Le père Noël m'a demandé ce que je voulais comme cadeau pour les fêtes, alors je n'ai pas hésité, je lui ai dit que le seul cadeau qui me ferait plaisir,  c'est qu'il prenne soin de la personne qui lit ce message.


securedownload--1-.gif Fais suivre à toutes les personnes qui comptent pour toi, et aussi à moi si j'en fais partie. securedownload--2-.gif

Si tu reçois 3 fois ce message : tu es un bon pote, 6 tu es indispensable et 8 tu es irremplaçable. 

 

securedownload--3-.gif

 

C'est pas le mauvais goût qui va l'étouffer ! 

 

Alors d'un, le vieux, il ne se fait pas chier, il envoie un mail groupé dans lequel se trouve la moitié de ma famille paternelle à laquelle je n'adresse pas la parole, mais aussi à ses potes. Je suis ravie que mon mail circule dans les bas fonds d'internet. Ça va que c'est une vieille adresse à spams...

De deux, signer de son nom mais surtout accompagné de sa connasse, mon ex-tante avec laquelle il s'est barré et que je ne peux pas encadrer, c'est sérieusement gonflé au vu de tout le "respect" que je porte à cette femme.

Mais bon, ça se saurait si mon géniteur était empreint de respect, de savoir-vivre et de décence.

 

Ensuite, ce connard se permet de resurgir, après presque 4 ans de silence totale. J'avais tenté lors de la grossesse de la Tornade de tenter d'établir un lien entre ma fille aînée et lui. Parce que je voulais que mes filles le connaissent, parce que mes embrouilles avec lui ne devaient pas être un obstacle à leur lien familial, que je voulais être plus intelligente que lui, que je voulais me prouver que j'étais au dessus de son comportement immature et égoïste...

  Donc, après avoir fait l'effort d'aller le voir, de me rendre compte qu'il n'avait rien à foutre de sa petite fille et encore moins de la deuxième quand je suis passée lui présenter à sa naissance en compagnie de Monsieur, qui a d'ailleurs enfin compris l'intitulé de "connard" dont je l'affuble : en 1/2 heure ensemble, il a réussi à nous parler de tout son fric gagné grâce à son restaurant, tout en nous expliquant qu'il votait Sarkozy, sans même jeter un coup d'oeil au bébé dans son cosy. Autant vous dire que ça a été la première et la dernière fois que la Tornade a vu son "grand-père" et mon mec a décrété que plus jamais de sa vie il ne voulait revoir un abruti pareil !

Je vous épargne l'épisode du mariage de ma cousine - fille de sa blonde qui n'est autre que mon ex-tante si vous avez bien suivi - où il nous a superbement ignorés, pas même dit bonjour, pas approché de ses petites-filles tandis qu'il s'occupait des enfants de ma cousine. Fabuleux, n'est-ce pas ?!

 

Pour moi honnêtement, cet homme n'existe pas, n'existe plus.

J'ai fait mon deuil et je vis ma vie sans lui, j'ai vaincu les démons qui me hantaient, qui me rappelaient que j'aurais aimé avoir un père et connaître l'amour paternel. Et je préfère m'attendrir sur le complexe d'Oedipe de mes filles avec leur père et tout entreprendre pour qu'elles aient la plus jolie relation avec lui que possible. Je compense certainement...

 

Sauf que je ne supporte pas cette désinvolture, ce culot qui lui est bien propre à croire qu'il peut se permettre de réapparaître une fois de temps en temps, comme ça, comme si de rien n'était. Je ne supporte pas cette supériorité dont il se croit doté... et sachant que pour lui, envoyer ce genre de message est un signe qu'il est meilleur que moi, qu'il fait des efforts, etc...

Non mais de qui se moque-t-on ? Ça fait plus de 15 ans qu'on est en froid, le jour où il nous a abandonnés, mon frère, ma mère et moi pour partir vivre avec ma tante. Qu'il nous a fait du  chantage pour qu'on accepte son couple ou sinon, il nous déshéritait, qu'il a préféré sa gonzesse plutôt que ses enfants. Son choix s'est fait, le nôtre aussi.

Pourquoi de temps en temps faire irruption dans ma vie ? Pour se donner bonne conscience ?!

 

Moi, je n'ai pas besoin de ça, ni de lui...

Je ne le hais plus, je ne le déteste plus, je n'ai plus aucun sentiment pour lui.

J'ai mis de côté ce qu'il nous a fait, la violence, les mensonges, l'infidélité, les vols, le harcèlement moral... je n'oublierai jamais mais j'ai réussi à vivre avec.

 

Mais ce genre de comportement m'agace. Parce que j'exècre sa nullité, le fait qu'il n'ait jamais su s'y prendre avec ses enfants et que je ne voudrais jamais lui ressembler en tant que parent...

 

Qu'il m'oublie, comme je l'ai oublié...

Et Joyeux Noël !  

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:25

la-journee-de-la-jupe.jpgEt pourquoi pas la journée de la plume dans le cul tant qu'on y est ?!!!

 

Alors je ne suis pas contre les idées féministes, au contraire, je suis pour le combat et la défense des droits des femmes, la parité, toussa, toussa... mais en quoi instaurer une journée de la jupe fera t-elle avancer la problématique ?

Je trouve cet argument bien fallacieux pour symboliser la résistance aux violences faites aux femmes.

 

Car aujourd'hui, avant d'être la journée de la jupe, c'est avant tout la journée contre les violences faites aux femmes. Bien que je ne sois pas pour le principe d'une journée en particulier sur telle ou telle thématique (a-t-on vraiment besoin de "célébrer" une journée spéciale pour se rappeler la faim dans le monde, les abus sexuels, le SIDA, la pédophilie, etc ?), je comprends tout de même que des gens mènent des combats et que la parole soit prise lorsqu'on est investi dans une mission, ça me semble normal et plus que légitime.

 

Je sais que les intentions sont louables, que derrière cet évènement, il existe une véritable cause et de réels problèmes (je sais de quoi je parle). Je sais qu'il faut de semblables initiatives pour récolter des fonds, pour permettre aux victimes de s'en sortir, que la mobilisation est souvent ce qu'il y a de mieux pour faire avancer les choses.

L'initiative de Ni pute Ni soumise "Toutes en jupe" n'est pas si mauvaise dans le fond, mais comme souvent excessive. J'ai toujours du mal avec les actions de ce groupe, tout comme avec Act Up, des personnes tellement impliquées qu'elles en deviennent parfois agressives.

 

journee_de_la_jupe_reference.jpg

 

Pour parler des violences, des femmes battues, violées, tout ce que vous voulez... il y a bien d'autres moyens que de décréter que cette journée en particulier, toutes les femmes devraient porter une jupe. Parce que si l'on résonne de cette façon, c'est tous les jours que les femmes devraient pouvoir décider si elles ont envie de porter une jupe ou non. Et ce n'est pas un évènementiel qui va dicter l'envie ou non de porter ce qu'on appellerait un attribut féminin.

 

Personnellement, je porte une jupe quand j'en ai envie, et je pense que c'est avant tout ce qui prime : l'envie sur l'obligation. Et la liberté d'une femme commence là où elle peut satisfaire ses envies sans contraintes.

Le jour où chaque femme pourra faire ce qu'elle veut quand et comme bon lui semble, sans qu'il y ait un homme, une femme ou la société pour lui imposer sa ligne de conduite... là, je crois que là, ce sera un grand pas pour l'humanité, une avancée pour les libertés. 

 

Enfin tout ceci, ce n'est que mon petit avis de femme, sans pression derrière, sans homme ni autre femme pour dicter ma conduite... et comme je suis l'esprit de contradiction incarné, parce que je suis une femme, que je suis ni pute si soumise et que je fais ce que je veux, aujourd'hui je me suis collée un pantalon !

 

 

Et puis j'étais déjà en jupe hier !

 

 

Edit de 14h

Après discussion avec Mr Murmures, il semblerait que mon billet ne soit pas clair et que mon argumentaire soit trop léger par rapport à un sujet de société aussi grave que la violence faite sur les femmes et que du coup, on passe à côté de ce que je pense pour voir uniquement des contradictions.

Je ne suis pas contre la journée de la jupe. Ce type d’action est d’utilité publique, au même titre que les journées pour les autres causes tels que le cancer, le SIDA, etc… je l’ai déjà dit. En aucun cas, je pense qu’il ne faudrait pas en faire ou ne pas y participer, d’ailleurs, il ne me semble pas l’avoir dit. (le pantalon, j’espère que vous aviez compris que c’était une boutade) (on est chez les Murmures, pas sur un blog intellectuel, politisé ou engagé, on reste léger !). Il est évidemment bon de rappeler à tout le monde la cruelle vérité du monde dans lequel on vit.

Dans ce billet, je donne juste mon point de vue utopique, certainement top gnangnan et bisounours, d’un monde où la femme pourrait choisir de porter une jupe seulement si elle en a envie et non pas pour défendre ses droits.

Je dit juste que je n’aime pas l’idée qu’on soit obligée de porter une jupe un jour précis pour rappeler qu’il y a des millions de femmes battues, leurs droits bafoués, leur dignité brisée. C’est un combat de tous les jours et quand je dis que je sais de quoi je parle, cela explique peut être pourquoi ça m’est difficile d’argumenter plus sérieusement, plus « profondément». Je n’ai pas envie de faire dans le misérabilisme ou le pathos, je n’ai pas envie de raconter les détails, juste que c’est un sujet qui me touche, j’en parle peut être mal, mais j’en parle…

 

 

Source : LeParisien.fr / npns.fr

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Gallïane - dans Réfle(c)tions
commenter cet article

A l'Ombre des Murmures


facebookflickr twitter flickr_32.png

gmail_32.png

lesmurmures(at)gmail(point)com


 

Suivez-moi sur Hellocoton

Rechercher

Les Mosaïques des Murmures

 Body Whispers


pinup.jpg

PageRank Actuel

 

Mon Grenier