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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:00

super-precaire.jpgJe parle peu de travail ici, parce que ça ne serait pas forcément passionnant du fait que je bosse seule et que l'intérêt de parler du boulot, c'est avant-tout les anecdoctes avec les collègues ou les péripéties patronales.

 

Or, comme je suis à mon compte, point d'histoires croustillantes à vous raconter. 

 

 

Si la plupart du temps, tout se passe bien avec mes clients, que mes missions sont intéressantes, il s'avère que le freelance n'est pas une sinécure et que les emmerdes sont légions car avant-tout, être freelance, c'est être précaire. Oui, parfaitement, pas d'indemnités de fin de contrat, pas de prime de précarité, pas de chômage, etc... Bref, freelance, c'est un peu la merdasse quoi !

 

La précarité, je n'en parle pas ici parce que ce n'est pas le lieu pour cela. Parler de mes galères de boulot sur ce blog ne me semblait pas raccord avec l'idée de faire des chroniques fun et décalées sur la vie de ma petite famille.

Alors quand ma copine Almira Gulsh m'a soumis l'idée de créer un blog spécialement dédié à la précarité avec la complicité de l'illustratrice Isabelle Follador, je me suis dit que ça serait une bonne idée d'y participer et d'y raconter mes (més)aventures professionnelles.

Parce que dans l'esprit de tout à chacun, si la précarité ressemble d'abord et surtout à des gens sans emploi, percevant le RMI ou le RSA, sous le régime de la CMU, il faut savoir qu'il y a d'autres sortes de précarité, et qu'être à son compte, c'est aussi une forme de précarité. Surtout quand on dépend du paiement aléatoire de ses clients. Car oui, ma précarité, elle vient de ces clients qui se pensent au-dessus de tout, des lois et des autres, et ne payent pas ce qu'ils doivent.

 

paye-ton-precaire.jpg

 

Sur Paye ton Précaire, je raconte à travers différents épisodes mes déboires avec des clients mauvais payeurs et le système juridique censé apporter des solutions à mes problèmes mais qui s'avère plutôt impuissant.

Mais sur Paye ton Précaire, vous pourrez également découvrir les témoignages des autres précaires qui participent à ce blog collaboratif. Des RMIstes, des diplomés au RSA, des hommes et des femmes qui en bavent mais qui gardent le sourire. Récits, illustrations, tout le monde peut participer à Paye ton Précaire et raconter ses infortunes alors n'hésitez pas à envoyer vos textes, vos témoignages pour que nous puissions vous publier.

 

Mieux encore, Almira a eu une idée de génie : suite au slogan "We are the 99%" lancé aux Etats-Unis pendant le mouvement Occupy Wall Street qui dénonce l'immense majorité d'américains vivant dans la précarité tandis qu'une infime minorité se vautre dans l'opulence, elle a décidé de lancer en France le mouvement "We are the Précaires".

Pour participer, c'est très simple, tu prend une grande feuille blanche et tu écris dessus ce qui fait de toi un(e) précaire et tu l'envoies à payetonpracaire(at)gmail(.)com. Et nous publierons ton oeuvre sur Paye ton Précaire dans la catégorie We are the Précaires !

 

16-1316-2.JPG

Moi aussi We are the Précaires !

 

Je vous recommande donc chaudement de suivre les histoires et les mésaventures des précaires qui témoignent (avec humour et dérision) de leur condition sur Paye ton Précaire et également sur le compte Twitter ou encore sur Facebook. (oui nous sommes partout)

 

Allez tous en choeur, We are the Précaires ! 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:00

cris_parents.jpegIl y a des jours où vous vous dites que tout cela n'est qu'un vilain cauchemar et que vous allez vous réveiller subitement, le coeur battant, entortillé dans votre drap, la sueur glissant le long de vos tempes.

Sauf que ce cauchemar se répète chaque semaine.

Un jour bien précis.

Le mercredi.

 

Et que ce n'est pas un cauchemar, mais bien votre vie.

 

Tous les mercredis, c'est le même cinéma. Pas d'école, donc les enfants sont à la maison.

Et moi, je BOSSE à la maison.

 

Si le télétravail est une excellente idée pour les autres jours de la semaine, me laissant disponible pour ma famille, pour emmener et aller chercher ma progéniture à l'école sans passer par la case garderie ou encore éviter toute problématique avec un employeur en cas de maladie des nains et surtout pour m'organiser comme je l'entends dans mon planning... le mercredi en revanche pose un léger soucis

 

Parce que si le mercredi c'est le jour des enfants, c'est loin d'être celui des parents !

Parce que le mercredi, contre toute attente, malgré le fait que je sois à la maison, je TRAVAILLE. Oui, c'est fou ça, je travaille, genre je gagne de l'argent.

Mais ça, mes filles, elles n'en ont pas la moindre foutue idée.

 

black-woman-angry.jpg

Femme au bord de la crise de nerfs

 

Si Maman est à la maison, Maman est donc disponible pour répondre à la moindre de nos attentes et staisfaire tous nos désirs :

Donc Maman fait ci, Maman fait ça... et vas-y que je te colle les comptines enfantines à donf dans le lecteur CD, vas-y que j'hurle à qui mieux mieux pendant que ma soeur me tire les cheveux, vas-y que je cours dans toute la maison en faisant tomber un maximum d'objets sur mon passage et vas-y que je me re-bats avec ma frangine et lui pétant l'arcade sourcillière au passage... le tout bien évidemment en répandant un désordre maximum dans la chambre (et ailleurs) et que je ne rangerai en aucun cas sauf sous la torture parentale du fameux sac poubelle*.

*sac dans lequel le monstrueux parent colle tous les jouets qui traînent en menaçant de tout mettre à la benne.

 

Sauf que non, non et re-non !

Je TRA-VAIL-LEUUUH ! Merde alors !

Certes, je m'organise les jours précédents pour être à jour, voire avoir pris un maximum d'avance dans mes projets, sachant que le mercredi, je vais forcément être dérangée sans arrêt. J'évite également d'avoir des rendez-vous téléphoniques ou tout contact client nécessitant calme et sérénité. Mais il ne faut point se leurrer, il y a toujours des choses à régler, car pour les gens NORMAUX, c'est un jour de semaine comme les autres... puisque leurs enfants - quand ils en ont - sont à la garderie ou tout autre moyen de garde providentiel.

Les chanceux !

 

Man_Woman_Office.jpg

Parents et travailleurs heureux dont les enfants sont au Centre de Loisirs

 

Alors oui, je pourrais coller mes filles au centre de loisirs moi aussi. Mais financièrement, ça coince un peu (je les mets déjà à la cantine tous les midis pour ne pas avoir à faire des aller-retours toute la journée) donc je dois prendre mon mal en patience avec des envies de meurtre toutes les cinq secondes.

Heureusement, ce jour, nous sommes deux à la maison, vu que Monsieur-le-professeur-des-écoles est également à demeure, sauf que lui aussi bosse (oui, oui, ça bosse à la maison un prof, si si j'vous jure !) puisqu'il doit préparer ses cours, corriger ses copies et cahiers, etc...

 

(Note de Monsieur Murmures : et passer des heures et des heures à faire des courriers, envoyer des mails et passer des coups de téléphone à l'inspection de circonscription / à l'inspection académique / au rectorat / à différents établissements / à la SNCF - ne rayez pas les mentions inutiles, il n'y en a pas.)

 

Bref, on galère bien, mais au moins, on est deux à galérer.

 

Alors entre deux gueulantes et quinze menaces de punitions, sans compter sur les sommations de sévices corporels , on souffle, on respire un grand coup et on attend avec impatience l'heure et demi de sieste de la Tornade où la maison retrouve son calme olympien tandis que la Louloute fait ses devoirs.

 

Le temps de boucler les mails du jour, passer un ou deux coups de fils et d'écrire un billet.... C'est reparti pour un tour ! Et surtout pour une petit balade, histoire d'aérer tout ce petit monde, petits et grands !

Sauf que là aussi, toute sortie au Jardin se transforme en crise de pleurs, hurlements divers et variés, gueulantes et punitions pour distinction honorifique dans "l'art de se faire la malle en moins de deux et foutre les jetons à ses parents" !

 

Vivement demain qu'on se repose !

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:05

ni putes ni soumisePourquoi donc ce titre ?

En réponse à celui de Tierry Crouzet : Les community manager sont des putes

 

 

Nous avions déjà eu droit au "les blogueuses sont des putes" quand nous nous étions mises à écrire des billets sponsorisés, mais là, on atteint des sommets en s'attaquant directement, non plus à un hobby, mais à un métier, une corporation.

 

En ce qui concerne le billet de Crouzet, ce n'est pas tant le contenu de l'article qui me dérange - plutôt pertinent d'ailleurs, et qui soulève des questions intéressantes - mais ce titre racoleur que l'auteur a cru bon coller à sa diatribe.

Quel intérêt avait-il à utiliser un tel adjectif pour parler des community manager, à part provoquer des réactions et augmenter ses pages vues, évidemment ?

 

La provocation est devenue facile, surtout s'il s'agit de taper sur le CM (aussi facile et convenu - donc aussi vain - que de taper sur Cindy Sander). Au fond, cette habitude ne deviendrait-elle pas lassante ?

Les pamphlets anti-CM sont légions sur le net depuis des mois, certains sont proches du niveau de la mer en terme de réflexion tandis que d'autres soulèvent des points essentiels sur l'émergence de ce métier et de son utilisation par les organisations, la plupart sont traités sous l'angle d'un iceberg tandis que quelques-uns se démarquent pour leur qualité sarcastique.

 

Quoi qu'il en soit, le CM fait parler. C'est drôle. D'autant plus lorsqu'on gravite dans le milieu depuis des années, bien avant que l'on sorte les flonflons et les trompettes pour baptiser en grande pompes (et avec force anglicisation) un métier qui existe depuis les débuts d'internet sous les termes de modérateurs, animateur ou gestionnaire de communauté.

 

Bref, je n'écris pas ce billet dans le but de défendre ma paroisse, mais plutôt de celles qui sont prises à partie dans cette bataille rangée des bien-pensants : les prostituées.

 

Quelle mouche peut bien piquer un type pour qu'il use d'un terme aussi dramatique pour qualifier des personnes ?

Car oui, au fond, ce qui me dérange, c'est le manque de respect à l'égard de ces femmes - ou homme d'ailleurs, il suffit du sectarisme des genres -  qui n'ont pas toujours fait le choix de se retrouver pute sur un bord de trottoir.

Et comparer des petits arrivistes planqués bien au chaud dans leur bureau à bavasser sur les réseaux sociaux (dont je fais partie) à ces personnes qui luttent chaque jour pour leur survie et leur dignité, ben ça me fait bien mal là où je pense.

 

Devrait-on obliger les auteurs de tels comparatifs à se taper une pipe pour 10 euros pour qu'ils comprennent toute l'essence du problème ?

Que l'on s'indigne du métier et du travail de CM que l'on qualifierait d'esbrouffe, de brassage de vent ; qu'on les étiquettes de glandeurs, de branleurs de mouches, de tout ce que vous voulez... mais non, pas de putes.

Par respect pour les putes et l'âpreté de leur métier, de l'implacabilité de leur vie, n'écrivez pas de telles absurdité et prenez conscience de l'inhumanité de cette analogie.

 

Alors oui à la critique, qui peut s'avérer plus que constructive, mais non à la méprise blessante. Peut être que je réagis à tout cela parce que je suis une femme, peut être me taxera-t-on de féministe (hors il me semble, je le répète, que la prostitution n'est pas un métier exclusivement féminin)... mais peut être tout simplement que j'éprouve du respect pour les gens qui n'ont pas la chance d'être derrière un écran d'ordinateur pour donner des leçons de vie aux autres.

 

 

Pour conclure, Je citerai une phrase de Dostoeïvski :

"Rien n'est plus facile que de dénoncer un être abject,

rien est plus difficile que de le comprendre."

 

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:42

ClavierOui donc, je n'écris plus.

 

Pas que je sois en panne d'inspiration (quoique !) mais voyez-vous, c'est les vacances.

 

Si je ne suis pas officiellement en vacances puisqu'avec mon statut d'indépendant, je travaille un peu tout le temps.

 

Mais que vu que c'est les vacances pour les autres, je me trouve à tourner au ralenti niveau commandes et à cette période, c'est même pas la peine de faire de la prospection de clients vu que la plupart sont sur la plage les doigts de pieds en éventail. Du coup, j'ai pas trop envie de me casser la tête pour rien...

 

Alors je me balade... après la Toscane, une semaine à Paris, voir les copines, visiter les musées, faire du shopping.

Et puis une fois rentrée dans mon Auvergnie chérie, quelques séances de ciné, quelques tentatives de grasses matinées et le retour des enfants au bercail pour le retour à la réalité.

 

Réalité qui a pour nom : Tri par le Vide !

 

C'est ainsi que que je viens de ranger la maison, du dressing à la cave, en passant par la chambre des mioches, et autant vous dire que ce n'était pas une sinécure !

D'autant que le PC de Monsieur ayant claqué, on en a profité pour ranger les bureaux, en vu de grosses transformations d'ici la fin de l'été. Nous avons réussi à négocier que les filles dorment désormais dans la même chambre afin de nous octroyer la petite chambre de la Tornade pour en faire un bureau.

 

Oui, enfin ! Je vais avoir mon vrai bureau, où je pourrai travailler sans bruit, en toute quiétude, où mes clients pourront m'appeler sans que je sois systématiquement obligée de gueuler après les mômes parce qu'elles montent le son de la télé parce que "tu parles trop fort Maman" ! La joie d'avoir son bureau dans le salon...

Sans compter que je pourrai m'enfermer dans cette pièce, à clé, et qu'elles resteront à la porte en beuglant tandis que je pourrai avoir une conversation professionnelle sans être obligée de m'interrompre et de passer pour une guignole auprès des gens à qui je propose mes services.

 

Bref, avoir mon propre bureau va me changer la vie. Si tant est que je trouve du travail... mais ça, c'est un autre problème, et lié à la période estivale. Mais ça m'angoisse.

Et c'est certainement la cause de mes insomnies actuelles, qui me donnent l'air d'un zombie sorti tout droit d'un Romero. Moi qui déteste quand les choses ne sont pas planifiées, qui exècre être dans le flou, je n'ai jamais autant été dans le vague professionnellement parlant... pas mal de projets sont tombés à l'eau, d'autres ne voient pas le jour et je n'entends plus parler de certains. J'imagine que c'est normal, surtout en seulement 6 mois d'exercice. Sans compter qu'étant en province, les contacts sont un poil moins faciles qu'à Paris. Bref, je ne désespère pas, mais je m'inquiète...

 

Je mise sur un retour en force à la rentrée. En attendant, il faut que j'attaque la création d'un mini-site pro, ça pourrait m'aider accessoirement, d'être référencée sur le web... pour quelqu'un qui travaille sur le web.

 

 

Et puis à côté, il y a ce blog que je dois reprendre en main, et surtout, qui doit subir un coup de rafraichissement, sous peu... mais ça... vous vous en rendrez compte bien assez tôt ! 

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:38

surprise_sur_prise.jpgVous vous rappelez ce billet dans lequel je vous confiais que je devais faire une prise de parole en public, une intervention sur les médias sociaux et leur utilité pour une marque.

Et bien c’était hier.

Si on peut dire que la prestation s’est plutôt bien passée… la journée elle, fût une véritable catastrophe !

 

Tout commence le matin, alors que je dépose la Tornade à la crèche et que celle-ci se met à pleurer.

Un quart d’heure pour la consoler, ce qui m’a considérablement retardé, ainsi que la personne qui m’emmenait à l’aéroport. Merci encore à mon Pao, on te doit une tournée de sushis !

J’arrive donc à l’aéroport de Clermont-Ferrand, il est 9h15, mon vol est à 10h10, tout va bien, je suis dans les temps pour l’enregistrement pour mon vol pour Cannes…

Je ne croyais pas si bien dire !


Lorsque que je me suis présentée au comptoir d’embarquement, un jeune homme fort courtois m’apprend qu’il n’y a pas de vol à 10h10. Hein ? Comment ça y’a pas de vol à 10h10 ? C’est pourtant noté en tout chiffre sur mon billet électronique !

Il doit y avoir une faute de frappe qu’il me répond le mec, parce que le vol de 10h10, c’est le vol horaire d’hiver… là, on est passé en horaire d’été et le vol est à 11h10…

Ok, tout va bien. Déjà que j’arrivais tard sur place, ratant la réunion des intervenants… là, c’est carrément une heure de retard que je vais avoir.

Me voilà donc dans un aéroport quasi fantôme, sans wifi, sans livres. Heureusement, je peux préparer ma présentation. (Youpi !)

Bref, je passe le contrôle de sécurité et je m’installe en salle d’attente.

 

http://www.le-temps-suspendu.net/photoblog/images/dortmund_1.jpg


11h10, heure d’embarquement, après avoir poireauté deux heures, on nous demande soudainement de repasser le contrôle pour des raisons de sécurité !

Il faut juste retraverser tout l’aéroport. Ressortir toutes les affaires du sac. Se faire refouiller après avoir sonné à cause d’une vis dans le pied. Et se retaper à retraverser l’aéroport.

Ce ne sera jamais qu’une demi-heure de retard supplémentaire.

Nous avons quand même réussi à décoller à 11h30 pour 50 min de vol.

50 minutes longues, très longues !


Déjà ça commence par ma voisine qui ouvre son sac et sort son casse-dalle. On n’avait même pas encore décollé qu’elle attaquait son sandwich… au pâté !

Non mais au pâté quoi ! L’odeur de mousse de foie de porc bon marché qui s’est répandue dans la cabine m’a donné la gerbe avant même que nous quittions la piste de décollage.

Et ce n’est pas comme si nous avons dû passer par une grosse zone de turbulence alors qu’on était à mi-sandwich ! Je ne me suis jamais sentie aussi proche du sac en papier lové dans la poche du fauteuil devant moi….

Pendant ce temps là, un bébé d’environ 7 mois s’égosillait à pleins poumons, hurlant certainement sa haine contre ma voisine et son odeur infâme du porc Leader Price. Cinquante minutes de vocalises… Je vous laisse imaginer l’état de ma migraine sous-jacente.

Là, le film s'emballe...

 

http://media.virginmega.fr/Covers/Large/BLV/3700368445723.jpg


12h30, nous atterrissons enfin à l’aréoport de Nice – 2min d’arrêt – (référence cinématographique de qualité).

12h35, on nous avertit qu’il y a une alerte à la bombe en raison d’un bagage abandonné.

Tout va bien.

J’ai juste 1h30 de retard et il me reste encore 45 min de trajet en navette pour atteindre Cannes.

Tout va bien.

12h45, on nous laisse enfin sortir du Terminal. 13h05, je peux enfin prendre la navette.

14h, arrivée à Cannes, je m’empresse de rejoindre les autres intervenants pour un déjeuner sur le pouce avec petit briefing avant d’attaquer la présentation.

15h, je me rends au Gray d’Albion pour faire ma présentation. 15h15, mon PC refuse de switcher sur le vidéoprojecteur.

Tout va bien.

Un homme vient à ma rescousse en bidouillant mon matériel, trifouillant les boutons du vidéoprojecteur et me rassurant sur ma sensation de poule ayant trouvé un couteau…

Tout va bien

15h30, je commence enfin ma présentation, bafouillant un peu, énervée, fatiguée, tentant vainement de captiver la foule en délire, m’attendant à prendre une volée de bigornaux en guise d’applaudissement.

Au final, j’ai plutôt réussi ma prestation, même si, dans de meilleures circonstances, j’aurais été plus détendue… et surtout si à la fin, après avoir répondu aux diverses questions, un « coach en prise de paroles » n’était pas venu me saper un peu plus le moral en m’énumérant les défauts dont j’avais fait preuve : bafouillage, « euuuhh » trop nombreux, élocution trop rapide, manque de maîtrise – non pas du sujet -  mais de la présentation (normal, j’ai eu le doc finalisé la veille à minuit)…

Je me suis contentée de hocher bêtement la tête en pensant intérieurement « Fuck ! Ma journée est déjà assez pourrie comme ça, pas la peine d’en rajouter ! »

 

http://thumbs.dreamstime.com/thumb_384/1238765814orxcQa.jpg


16h30, je retrouve les autres intervenants, histoire d’aller prendre un verre et de débriefer quand j’ai l’idée lumineuse de regarder l’heure de mon vol retour !

Dernier délai pour l’enregistrement 17h40 !

J’ai eu beau courir jusqu’à la gare, les 20 min à chercher l’arrêt de la navette, les 3 allers-retours pour trouver le bon arrêt, puis à attendre un taxi dans l’espoir d’aller plus vite alors qu’il y avait pénurie de tacots dans la ville (chose qui n’arrive jamais en temps normal) … en sachant qu’il faut 30 min à cette heure de pointe pour sortir de Cannes et qu’il faut bien compter 40 min de trajet jusqu’à l’aéroport, le calcul fût vite fait : j’avais raté mon vol !

17h30, j’abdique et je retrouve les autres intervenants dans un pub pour noyer mon chagrin et ma lose dans l’alcool. Je suis un chat noir parait-il… (et je suis même contagieuse, puisque quelques heures plus tard deux des quatre autres intervenants voyaient leur vol à destination de Paris annulé !)

Après moult coups de fil, j’ai tout de même réussi à ce qu’on m’accorde un vol de rechange le lendemain sans frais supplémentaire… et la bonne nouvelle, c’est qu’on m’a offert une chambre au Gray d’Albion, un splendide 4 étoiles, pour passer la nuit !

 

http://www.cannes-groupes.fr/local/cache-vignettes/L440xH274/ill_hotels_01-3a8b2.jpg

Avant de rentrer à l’hôtel, j’ai profité de la soirée pour passer un peu de temps avec Marie, qui m’a fait visiter son quartier « Le Suquet », bien loin de l’image bling bling de la Croisette et qui m’a généreusement invitée à déguster une pizza en sa compagnie et celle de ses enfants et de son mari…

A 22h, je profite enfin de ma chambre, je découvre avec plaisir les joies d’un hôtel de luxe (c’est en quelque sorte mon dépucelage de 4*) et c’est de mon lit King Size, emmitouflée dans un peignoir ultra moelleux, après un bon bain chaud à la sauge que je vous ai fait le récit de cette journée interminable… mais mémorable !

 

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Au moins une chouette compensation pour cette putain de journée de la lose !

 


Sauf que, la maudissure n’avait pas l’intention de me lâcher comme ça …

 

Ce matin, on m’apporte mes billets d’avion, heure de décollage 11h45.

Je m’empresse de rejoindre la Gare SNCF pour prendre le bus pour l’aéroport de Nice.

10h, je vois le bus me passer devant, moi criant hurlant pour qu’il s’arrête et une dame me disant : « non mais il ne s’arrête pas là, il faut aller à la Gare Routière ! »

Tout va bien.

Il me faut un quart d’heure pour me rendre à la gare routière (merci Marie encore une fois pour ses indications au téléphone), en sachant qu’il y a des navettes toutes les 30 minutes, ça devrait le faire.

Tout va bien.

J’attrape le bus pile poil, à moitié en nage – du matin j’adore – quand le chauffeur me dit qu’il y avait un arrêt pour ce bus juste à côté du Gray d’Albion… Ah ah ah !

J’arrive donc à l’aéroport à 11h10, heure du début d’enregistrement. Tout va bien.

Je regarde le tableau des départs et là, je m’aperçois que mon vol est retardé à 12h15 !


WTF ! Marcel Beliveau le retour ou bien ?

 

http://tele.premiere.fr/var/premiere/storage/images/tele/news-tele/marcel-beliveau-est-mort/25348795-1-fre-FR/Marcel-Beliveau-est-mort_reference.jpg


Je me renseigne et il apparait que les contrôleurs aériens ont décidé de faire la grève et que ça fout le bordel dans les vols.

Tout va bien.

Je respire profondément, je prends un chocolat chaud et un croissant et je me rends en salle d’embarquement attendre qu’on décide de faire décoller mon avion.

Et c’est pendant cette attente que j’apprends qu’en plus, la côte d’Azur est en vigilance orange pour un avis de tempête… ce qui explique le vent à décorner les cocus qui secouent les cocotiers à l’extérieur ! Youhou ai-je envie de dire à ce moment là !

12h05, on nous appellera enfin pour monter à bord de notre coucou… j’aurai encore le droit à mon moment de gloire lorsque le vent a soulevé ma robe à la Marilyn Monroe (par trois fois) en essayant d’atteindre l’escalier de l’avion, sous le regard amusé de l’hôtesse et du stewart !!!

 

http://image.toutlecine.com/photos/7/0/a/7-ans-de-reflexion-1955-01-g.jpg

 

Je vous épargnerai le récit du vol chaotique à base de turbulences digne du Bateau Pirate des parcs d’attraction… Je suis enfin arrivée sur le sol clermontois à 13h15, retrouvant enfin Monsieur avec joie et bonheur !

 

Alors maintenant, je demande à ce que Marcel Beliveau sorte de sa cachette et qu’on se marre un bon coup ensemble pour cette fabuleuse caméra cachée de 24h !


Quelle blague !

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 11:27

working-girl-1988-01-gDepuis quelques mois, je me suis installée à mon compte, professionnellement parlant.

 

Parce qu'avec mon licenciement économique, la région ravagée par le chômage, autant vous dire que retrouver un emploi dans la com' en Auvergne, c'est un peu la quête du Saint Graal !

 

J'ai donc pris le sangliers par les incisives et je suis devenue  consultante auto-entrepreneuse dans le domaine de la communication - community management !

 

Oué, même que je suis bien fière de moi de m'être lancée alors que bon, c'est quand même pas facile de nos jours, ma bonne dame, avec la misère, le chômage, les entreprises qui se cassent la gueule, l'hiver au mois de juin, Madame Michu qui s'est cassée le col du fémur... Bref.

 

Alors certes, ma petite entreprise est au démarrage, je n'ai pas un nombre de clients impressionnant et je ne peux encore pas me passer des assedics pour vivre... mais peu à peu, les pierres de mon édifice se posent et je commence à avoir quelques propositions intéressantes.

Récemment, j'ai été contactée par un ami pour de la sous-traitance de formation.

Un workshop durant lequel, il faut expliquer en conférence les bienfaits des réseaux sociaux pour l'entreprise, pourquoi il faut être sur ces outils de communication, ce que ça rapporte à la boîte d'avoir une page Facebook, un compte Twitter et les conséquences d'une bonne gestion de leur communauté.

Jusque là, tout va bien, je maîtrise pas mal le sujet, sauf que... je viens de me rendre compte que j'allais parler devant une bonne centaine de personnes.

 

Et je flippe total ma race, parce que tout simplement, ça fait un bon moment que je n'ai pas élocutionné en public !

 

conférence

 

Pas plus tard qu'hier, à un entretien, je n'ai eu aucun mal à parler de mon travail devant trois personnes, à vendre mes compétences, mon expérience, à leur faire des propositions, à les intéresser à un domaine où elles étaient totalement néophytes. C'est facile de parler quand on a peu d'interlocuteurs, facile d'avoir une contenance, une stature, surtout quand tout le monde reste assis et que je ne me retrouve pas au niveau des épaules des personnes auxquelles je m'adresse. Parce que debout, j'ai vite la sensation d'avoir 12 ans et demi et de ne pas être à ma place au milieu du monde.

Petit complexe d'infériorité numérique au niveau de mon mètre cinquante deux ! 

Donc, parler en petit comité, assis, autour d'une table, je sais faire, j'y arrive même plutôt bien...Mais devant plus de cinquante personnes, debout, je dois bien avouer que j'ai du mal à prendre la parole en public.

J'ai comme l'impression d'être dans un spectacle de guignol ou dans une fosse aux lions, selon le profil des personnes qui écoutent mon discours, et que je rétrécis à vue d'oeil - comme Alice au Pays des Merveilles - au fur et à mesure que je parle.

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_diaporama/540/alice-au-pays-des-merveilles-44583.jpg

 

Il faut que je puise au fond de moi-même toute l'assurance que j'ai en réserve et que je me lève et que je me bouscule pour affronter cette petite épreuve. Parce que si ici, je n'ai aucun mal à m'exposer, sous le couvert d'un certain anonymat, prouver sa valeur professionnelle est une autre paire de manche pour moi.

Il faut dire que ça fait aussi longtemps que je n'ai pas eu de défi à relever de ce genre... et qu'au final, une fois que j'aurai remis le pied à l'étrier, j'en ressortirai rassurée et plus forte... bien que je ne serai toujours pas plus grande ! 

 


Si vous connaissez une bonne recette ou une potion magique

qui donne confiance en soi devant une centaine de personnes,

N'hésitez pas à faire tourner !

 

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 13:06

Désolée, je ne suis pas super inspirée ces derniers jours... mais quand votre ex-patron vous prend pour une conne et ne vous paye pas ce qu'il vous doit dans votre solde de tout compte, ça énerve, légèrement.

 

Non content de nous licencier, ils se permettent de se payer notre tête. Nous sommes jamais que 37 dans ce cas là, vous me direz.

Oué ben justement, je trouve sérieusement gonflé de la part de cette boîte de tenter de nous couillonner de 3 semaines de salaire.

 

Essayer de gruger les formalités et les lois pour grapiller un peu de fric sur le dos de ses (ex)employés, c'est bien, mais ça ne mène pas vraiment loin étant donné que ces cons de salariés ne vont pas se laisser faire.

 

Parce que non, on ne va pas se laisser faire !

 

On a été jetés comme des malpropres, on nous a pris pour des lapins de trois semaines en pleins phares qui ne verraient rien si on leur imputait sauvagement de l'argent sur leurs sommes dues et ils pensent que nous n'allons pas agir ?

Déjà, nous avons refusé de signer le solde de tout compte, ce qui a entraîné comme réaction immédiate le blocage du versement du solde de tout compte !

 

Bullshit ! Ai-je envie de dire !

Ce document est une sorte d'attestation dans laquelle un salarié admet avoir été payé (de l'intégralité) des sommes dues donc pourquoi je signerais un papier qui dit que j'ai eu mon pognon alors que non.

D'autre part,  rien, dans le Code du Travail, ne nous oblige à signer ce reçu. Imposer au salarié de signer le reçu en le menaçant de ne pas lui donner le salaire qui lui est dû, c'est du racket, tout au moins une contrainte !
(La qualification pénale est extorsion de signature, art 312-1 Code pénal, sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende). Ont-ils vraiment envie d'aller jusque là ?

 

Parce que moi, je n'hésiterai pas, mais alors vraiment pas, à aller aux Prud'hommes !

Et j'ai bien cru comprendre que mes collègues feraient de même... so... 37 personnes à indemniser, en dommages et intérêts, aux Prud'hommes, ça risque de faire mal à l'égo et à la trésorerie de l'entreprise, et par conséquent aux personnes encore en poste là-bas.

Faut-il croire que la Direction se fiche pas mal des conséquences de tels actes ?

 

En attendant, nous montons un dossier auprès de l'Inspection du travail et à l'avocate qui s'occupe des salariés afin d 'obtenir rapidement notre dû. Libre à eux de ne pas choisir la facilité et payer maintenant ou de jouer aux cons et d'aller jusqu'au procés.

 

Quoi qu''il en soit, je dénonce ces procédés illégaux et irrespectueux de la part de la Direction d'une boîte qui clame haut et fort son "aventure humaine"

 

 

Ah ! Elle est belle l'humanité pour le coup ! 

 

 

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 23:43
Je suis en grève. Pas de blog hein... mais dans la vraie vie, dans mon travail... parce que c'est la crise, parce tout va mal et que la boite par à vau l'eau...




Demain, je serai solidaire de mes collègues... parce que 40 d'entre nous partiront, parce que 40 autres resteront, que personne ne sait qui seront les premiers et que ça ne sera pas forcément drôle pour les derniers.

Demain, je suis en grève, je manifesterai...
Que je sois concernée ou non par ce PSE, notre avenir est incertain...



Célaluuutteeuuufinaleuuuh !       



*PSE = Plan de Sauvegarde de l'Emploi
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:28

Il y a des jours où on se lève, on se bouscule on se rend compte qu'on a plus la tête dans le cul que d'habitude.

Crédit : Pulupulu.fr


Je m'étais pourtant couchée telle une poule de luxe à 22h00, accompagnée de Millenium, le roman Krissprolls dont j'ai commencé la lecture depuis quelques jours, mais après quelques lignes, mes yeux se sont mis à saigner de fatigue... j'ai préféré éteindre et m'abandonner aux bras de Morphée, histoire de respecter l'horloge biologique de mon cycle de sommeil.


22h30 - 6h45.

Normalement, avec 8h de sommeil, j'aurai dû me sentir "réparée" et en forme pour cette nouvelle journée.

Mais il faut croire que me coucher à 1h30 du matin mardi après le concert d'Archive n'est plus de mon grand âge puisque non, je n'étais pas en forme ce matin.

J'avais la tête gravement collé dans le fondement.

 

C'est au radar que j'ai lavé et habillé les enfants, les collant ensuite devant leur petit-déjeuner le temps que moi-même, je procède à mes ablutions rituelles matinales.


Arrivée au travail, toujours dans la brume, je peux vous dire que je ne brillais par ma conversation.

Je me suis plongée dans mon thé et le nez collé à mon écran, j'a tenté de décrypter les messages laissés sur le forum de ma boîte par des joueurs totalement déchaînés qui n'avaient rien eu d'autre à faire hier soir de se foutre sur le pif !


Bref, une heure plus tard, l'effet diurétique du thé frappa à la porte de ma vessie et n'y tenant plus, je dû me rendre aux infâmes latrines.


Et c'est là que, en équilibre sur mes cuisses - vous savez bien qu'il est mal de s'asseoir sur les toilettes publiques - je me suis aperçue... QUE J'AVAIS FOUTU MA CULOTTE A L'ENVERS !


Comme le Roi Dagobert, j'avais mis ma culotte à l'envers.


Bon, je vous rassure, j'avais pas mis le derrière devant et le devant derrière... mais je n'avais pas dû retrouner ma culotte après le lavage-séchage.


Pendant une seconde, je me suis demandée si je pouvais passer la journée avec ma culotte à l'envers, mais en fait, je me suis immédiatement dit que j'allais passer les heures à venir à ne penser qu'à ça et que du coup, je n'avais d'autres solutions que de remettre ma culotte à l'endroit.


C'est donc en toute dignité et avec classe que j'ai ôté mon pantalon et retourné ma culotte, le tout, sans ôter mes chaussures puisque j'avais eu la bonne idée de mettre mes Doc's et que j'ai eu la flemme de défaire et refaire les lacets.

 

 

Je suis définitivement une femme du monde !


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 21:00
"Cher Chef,


Si je me permets de vous écrire aujourd'hui, c'est dans le but d'améliorer nos relations professionnelles.


Car oui, figurez-vous, il ne va plus être possible que vous vous intrusionnez de la sorte dans ma vie, qui plus est de manière tout à fait nocturne et intrusive.

 


En effet, vous introduire de la sorte dans mes rêves afin de me faire travailler comme une forcenée, quand bien même au son de votre guitare sur les mélodies de De Palmas pensant que cela apaiserait le poids du fardeau de mon labeur - et bien que cela demeure assez agréable - n'est ni plus ni moins que du travail dissimulé, pour ne pas dire de l'esclavagisme.

 

 

Or, se réveiller le matin en ayant le sentiment d'avoir bossé toute la nuit durant, au delà de la fatigue physique occasionnée, augmente fortement le sentiment d'exploitation intense.

Et sans compensation financière telle que des heures supplémentaires ou encore une tarification majorée de mon salaire pour travail nocturne... je me vois au regret de vous dire que je ne pourrai renouveller l'expérience ultérieurement.

 


Il va sans dire évidemment que je garderai pour moi les détails de cette nuit d'exploitation intensive, mais que si vous osiez de nouveau éprouver mes nuits, vous me verriez dans l'obligation de vous dénoncer à l'Inspection du Travail, peut être même serai-je forcée de vous dénoncer pour harcèlement musical sur le lieu de travail nocturne et de saisir un tribunal.

 

Très cordialement,                       


Votre dévouée assistante. "         



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